France

01 octobre 2010 14:59; Act: 01.10.2010 15:14 Print

Jacques Chirac sera jugé en mars

L'ex-président sera traduit en justice pour l'affaire des emplois fictifs. Mais cela aurait pu être pire.

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Jacques Chirac devra répondre des accusations portées contre lui (photo: AFP).

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Le tribunal correctionnel de Paris a décidé vendredi de reporter de novembre à mars 2011 le procès de l'ancien président Jacques Chirac dans l'affaire des emplois fictifs de la Ville de Paris.

Le procès a été fixé du 7 mars au 8 avril, afin de pouvoir éventuellement joindre au dossier parisien une procédure similaire en cours à Nanterre, dans la banlieue parisienne.
Redevenu justiciable ordinaire depuis la fin de son mandat, Jacques Chirac, âgé de 77 ans, est renvoyé devant la justice pour «détournement de fonds publics» et «abus de confiance» dans le dossier parisien.

Ce dossier porte sur 21 emplois présumés de complaisance, rétribués sur des fonds publics entre octobre 1992 et mai 1995, alors que Jacques Chirac était maire de Paris.
A Nanterre, c'est pour sept emplois fictifs que l'ex-chef de l'Etat a été mis en examen, pour prise illégale d'intérêts.

La fixation des dates du procès intervient quatre jours après le vote par le Conseil de Paris d'un accord, indemnisant la Ville à hauteur de 2,2 millions d'euros, dont 1,65 million versé par le parti de droite UMP (Union pour un mouvement populaire) et 550 000 euros par Jacques Chirac lui-même.

En échange, la Ville a informé le tribunal qu'elle retirait sa constitution de partie civile, ce qui mettra Jacques Chirac dans une position plus favorable. Au cours de son procès, il fera face à un banc des victimes déserté, en plus d'une accusation passive, le parquet ayant requis un non-lieu dans la procédure.
Lorsqu'il était maire de Paris (1977-1995), avant son élection à la présidence française, Jacques Chirac est accusé d'avoir mis en place un système d'emplois fictifs. Certains de ses proches étaient rémunérés par la mairie sans y avoir de fonction réelle. Certains aussi travaillaient en réalité pour le RPR, le parti gaulliste qui s'était fondu par la suite dans l'UMP.

(afp)