Royaume-Uni

22 octobre 2019 16:14; Act: 23.10.2019 00:18 Print

Un nouveau report du Brexit en discussion

Le Parlement britannique a compromis une sortie de l'UE en douceur pour le 31 octobre mardi soir, en s'opposant à un calendrier d'adoption accéléré de l'accord.

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Les députés britanniques ont soutenu sur le principe l'accord de divorce décroché par Boris Johnson, mais ils ont refusé mardi l'examen accéléré du texte voulu par le Premier ministre, compromettant les chances d'une sortie de l'Union européenne avec un accord le 31 octobre.

Boris Johnson a immédiatement annoncé qu'il suspendait l'examen de l'accord par la Chambre des Communes jusqu'à ce que l'Union européenne prenne une décision sur un report de la date du divorce. «Notre position reste que nous ne devrions pas faire de report, que nous devrions quitter l'UE le 31 octobre. C'est ce que je dirai à l'UE», a ajouté Boris Johnson, qui n'a jamais varié dans sa promesse de mettre en oeuvre le Brexit à la fin du mois, comme prévu. A neuf jours de la date de sortie, le dirigeant conservateur a aussi déclaré qu'il accélérait les préparatifs pour une sortie sans accord de l'UE.

Le président du Conseil européen Donald Tusk a recommandé mardi soir aux dirigeants de l'UE d'accepter un nouveau report de la date de sortie du Royaume-Uni. Une réunion des ambassadeurs des pays membres auprès de l'UE a été planifiée mercredi en fin de matinée pour discuter de cette recommandation, a indiqué l'un des représentants à l'AFP. Mais il n'est pas question de décider mercredi, a-t-il averti. Il s'agira de vérifier si l'ensemble des pays membres partagent la même analyse de la situation et de voir si un nouveau report est nécessaire, a-t-il indiqué.

«Majorité claire»

Le Parlement britannique a approuvé mardi par 329 voix contre 299 la loi d'application pour l'accord conclu par Boris Johnson et les dirigeants de l'UE, et ouvert ainsi la voie à une étude du texte dans les détails. Mais les députés ont ensuite refusé par 322 voix contre 308 le calendrier proposé par le gouvernement britannique prévoyant une approbation de la loi d'application de l'accord d'ici à jeudi soir, un délai jugé trop court pour débattre d'un texte de 110 pages.

Le Premier ministre irlandais Leo Varadkar a salué la «majorité claire» qui s'est prononcée en faveur de la loi d'application et a dit attendre les prochaines décisions qui seront prises à Londres et à Bruxelles, notamment sur la nécessité d'un nouveau report. Le départ du Royaume-Uni a déjà été différé à deux reprises du 29 mars au 12 avril puis au 31 octobre.

«La bonne nouvelle est que Boris Johnson a trouvé une majorité et elle n'est pas courte. Il a réussi son pari. Mais le Parlement a bloqué le calendrier. Nous ne sommes pas dans une situation de crise, mais face à un problème de calendrier devenu trop serré», a expliqué à l'AFP un responsable européen.

La France prête à un court report «technique»

Boris Johnson avait demandé samedi une prolongation de trois mois, jusqu'au 31 janvier 2020, en vertu d'une loi adoptée en septembre et Donald Tusk a préconisé de répondre favorablement à cette requête. Mais l'UE peut proposer une durée différente.

La durée de la prolongation doit être décidée par les Européens en concertation avec Boris Johnson, a soutenu le responsable européen. «L'UE est disposée à accepter une prolongation, mais elle décidera ce qui est nécessaire, et sa durée exacte devra faire l'objet d'échanges politiques», a-t-il commenté. «Un report de trois mois n'est pas acceptable. Il doit être limité», a-t-il estimé.

La France est prête à accepter un court report «technique» de «quelques jours» du Brexit pour que la procédure parlementaire puisse s'achever à Londres, a annoncé mardi soir la secrétaire d'Etat française aux Affaires européennes Amélie de Montchalin. «En fin de semaine, nous verrons si une extension purement technique de quelques jours se justifie», a-t-elle précisé devant le Sénat français.

L'accord règle les conditions du divorce entre le Royaume-Uni et l'UE après 46 ans de vie commune et permet une sortie négociée assortie d'une période de transition courant au moins jusqu'à fin 2020. Une fois approuvé par le Parlement britannique, il devra aussi être adopté par le Parlement européen.

(nxp/afp)

Les commentaires les plus populaires

  • Prosper le 22.10.2019 16:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    B.Johnson a raison

    Il a raison, les adversaires ne cherchent pas à améliorer l'accord mais annuler le Brexit. Pourtant l'UE a accepté cet accord.

  • Bill le 22.10.2019 17:16 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Où est la démocratie...

    Si le peuple a décidé le Brexit, les élus sont là pour faire appliquer cette décision, c'est ça la démocratie... Au lieu de ça, depuis trois ans ils cherchent à éviter l'application de cette votation.

  • Calamine Lilou le 22.10.2019 17:06 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Tenez bon B. Johnson !!!

    Pauvre B. Johnson ! N'avait -il pas compris que tout ce Scénario était déjà prévu par ses Opposants, et pour remettre aux Calendes Grecques la Sortie du Brexit et pour l'humilier davantage pour le contraindre à démissionner ???

Les derniers commentaires

  • Alberticos le 23.10.2019 14:03 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    kitkat

    Le jour où la Suisse ce retrouve dans le même cas de figure, vous allez peut-être comprendre par la suite les enjeux geopolitique et geoeconomique pour le moment je ne peux que être déçu du grande nombre de commentaires à 2 balles.

  • Liberland le 23.10.2019 13:00 Report dénoncer ce commentaire

    Cupides iniques et salaces

    Y a du boulot pour devenir comme Singapour , beaucoup attendent ce statut pour évader leur trop de fortunes, pour diversifier leurs milliards gagnés grâce au Dumping dans l UE et a travers le Monde !

  • Ilfaibon Dehors Delors le 23.10.2019 10:48 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Impérialisme fromager

    Et après ce nouvel accord, il y en a encore qui doutent que les anglais sont d'excellents négociateurs de contract. Leur cinéma actuel paye mais leur erreur au départ, celle de mère Theresa, May une meuf, c'était d'accepter de négocier avec Crissant Borné, un fromage cru à croûte gilet jaune anti accord et anti britannique et ébéniste sur langue de bois chômeur. Ils auraient dû exiger un brave batave allemand BBA dès le début, sinon rien, pas de discussion, car les allemands lorgnent grave sur le marché anglais et avec eux on peut discuter.

  • Guy Tou le 23.10.2019 10:01 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    brexit, gaminerie à l anglaise

    Ce gouvernement est juste une bande de gamins immature qui font n importe quoi et brasse de l air.... Papa maman (l UE) seront toujours la si ça va trop loin, avec des délais, des propositions, des arrangements .... Quelle patience l Europe et qu'elle maturité devant cet enfant gâté

    • Alaise Blaise le 23.10.2019 10:28 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Guy Tou

      Et les Traders-boursicoteurs leurs pantins... Johnson pète que ça fait baisser la Livre de 2%

  • Raoul le 23.10.2019 05:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Oui non oui non

    Décidez vous une fois pour toute .