Procès d'Eric Zemmour

11 janvier 2011 18:43; Act: 11.01.2011 18:55 Print

Jugement pour discrimination raciale

Cinq associations antiracistes reprochent à Eric Zemmour des propos tenus en mars 2010 sur deux radios qu'elles qualifient de diffamation raciale et de provocation à la haine raciale.

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Le chroniqueur français dit décrire «la réalité telle qu'elle est». (Photo: AFP)

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Le chroniqueur Eric Zemmour, poursuivi après ses propos sur les noirs et les arabes, s'est défendu mardi devant le tribunal correctionnel de Paris d'être un «provocateur» et s'est défini comme un journaliste décrivant «la réalité telle qu'elle est».

«La plupart des trafiquants sont noirs et arabes»

Dans l'émission «Salut les terriens» sur la chaîne cryptée, à l'un des intervenants qui s'interrogeait sur les contrôles des personnes d'origine étrangère, il avait répondu: «Mais pourquoi on est contrôlé 17 fois? Pourquoi? Parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes, c'est comme ça, c'est un fait». Sur France Ô, il avait déclaré que les employeurs ont «le droit» de refuser des Arabes ou des noirs.

«Je dis ce que je pense, ce que je crois, ce que je vois», a expliqué mardi Eric Zemmour avant de dénoncer la «logique inquisitoriale» des associations antiracistes. «La réalité n'existe pas pour ces messieurs», a-t-il lancé à leurs représentants. «Il faut qu'elle rentre dans un cadre idéologique, politique. Si on en sort, on est traité au mieux de provocateur, au pire de nazi».

«La vie humaine est une machine à discriminer»

Interrogé par le tribunal au sujet des propos tenus sur Canal, Eric Zemmour a expliqué avoir essayé de «décrire la réalité», ajoutant: «les policiers expliquent exactement ce que j'ai dit». Cette part de délinquance étrangère est «un classique historique au sein de l'immigration récente», a-t-il dit.

«La vie humaine est une machine à discriminer», a-t-il déclaré à propos de ses autres propos incriminés avant d'être ramené à la réalité par le procureur, Anne de Fontette, qui lui a rappelé que la discrimination était punie par le code pénal.

Le procès a débuté mardi et doit se poursuivre jeudi et vendredi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. La décision sera ensuite mise en délibéré.

(ap)