Canada

21 novembre 2019 00:19; Act: 21.11.2019 00:19 Print

Justin Trudeau dévoile son gouvernement

L'ancienne ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland est notamment promue vice-Première ministre.

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Le Premier ministre canadien a présenté son gouvernement mercredi. (Photo: Keystone)

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Le Premier ministre canadien Justin Trudeau, reconduit au pouvoir à la tête d'un gouvernement minoritaire à la suite des élections du 21 octobre, a présenté mercredi sa nouvelle équipe. Son ancienne ministre des Affaires étrangères Chrystia Freeland est promue vice-Première ministre.

Star du précédent gouvernement, Chrystia Freeland, qui a renégocié avec succès l'accord de libre-échange avec les États-Unis et le Mexique, est remplacée à ce poste par François-Philippe Champagne. Cet élu du Québec obtient une promotion après avoir déjà occupé les postes de ministre des Infrastructures et du Commerce international.

Chrystia Freeland, 51 ans, devient vice-Première ministre et ministre des Affaires intergouvernementales canadiennes, un poste-clé au moment où le gouvernement Trudeau est confronté à une fronde contre sa taxe carbone de deux provinces de l'Ouest canadien dirigées par des gouvernements conservateurs, ainsi qu'à un retour en force au Parlement des indépendantistes du Bloc québécois.

Relations canado-chinoises

«Nous travaillerons main dans la main avec tous les partis (au Parlement) pour nous assurer que nous pouvons faire avancer les priorités des Canadiens», a déclaré Justin Trudeau lors d'une allocution en compagnie de son nouveau cabinet. «Nous avons très clairement constaté que les Canadiens veulent que des mesures soient prises pour lutter contre les changements climatiques et qu'ils veulent aussi que nous continuions de faire croître l'économie», a poursuivi le Premier ministre réélu.

Le nouveau ministre des Affaires étrangères François-Philippe Champagne devra notamment résoudre la crise diplomatique sans précédent entre le Canada et la Chine depuis l'arrestation il y a près d'un an à Vancouver d'une dirigeante du géant chinois des télécoms Huawei, à la demande des États-Unis, qui réclament son extradition.

Dans les jours suivant cette arrestation, Pékin a arrêté un ancien diplomate et un homme d'affaires canadiens sur des soupçons d'espionnage, des détentions qualifiées d'«arbitraires» par Ottawa. Interrogé au sujet de la Chine, Justin Trudeau a estimé que les entreprises, exportateurs et investisseurs canadiens bénéficieraient de meilleures relations avec Pékin, mais que «les Canadiens s'attendent à ce que nous défendions nos valeurs et nos droits». A parité hommes-femmes, le nouveau cabinet compte 36 ministres, deux de plus que le précédent.

(nxp/ats)