Agression sexuelle

31 octobre 2018 12:29; Act: 31.10.2018 14:17 Print

Le réalisateur de «La vie d'Adèle» sous enquête

Le cinéaste Abdellatif Kechiche, qui a notamment réalisé «La vie d'Adèle», est visé par la plainte d'une actrice qui l'accuse d'agression sexuelle.

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De gauche à droite, Léa Seydoux, Abdellatif Kechiche et Adèle Exarchopoulos avec la Palme d'or en mai 2013. (Photo: Keystone)

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Le parquet de Paris a ouvert une enquête préliminaire à la suite d'une plainte pour agression sexuelle contre le cinéaste Abdellatif Kechiche, selon une source proche de l'enquête, confirmant une information de BFMTV. Le réalisateur conteste les faits.

La plainte a été déposée le 6 octobre par une femme. Selon BFMTV, il s'agit d'une actrice de 29 ans qui accuse le réalisateur tunisien de «La Vie d'Adèle», Palme d'or au Festival de Cannes en 2013, de s'être livré à des attouchements après un dîner en juin dernier à Paris. Endormie après avoir bu plusieurs verres d'alcool, «elle affirme ensuite s'être réveillée sur le canapé, son pantalon était ouvert et Abdellatif Kechiche se livrait à des attouchements sur elle», affirme BFMTV.

«Il conteste catégoriquement la véracité de ces accusations émanant d'une personne qui n'a trouvé comme seul moyen de se faire connaître que celui de s'attribuer le statut de victime», a déclaré l'avocat du cinéaste, Me Jérémy Assous.

Film polémique

Abdellatif Kechiche a d'abord été comédien avant de devenir metteur en scène et réalisateur. Au cinéma, il s'est illustré avec des oeuvres subtiles et humanistes comme «l'Esquive» ou «la Graine et le Mulet», toutes deux récompensées du César du meilleur film, et «La vie d'Adèle», au centre d'une polémique quelques mois après son couronnement à Cannes.

Connu pour sa grande exigence sur les plateaux, le réalisateur avait été la cible de l'une des deux actrices principales du film, Léa Seydoux, qui avait dénoncé des conditions de tournage «horribles», des journées sans fin, des centaines de prises pour une même scène, etc. Se disant «humilié» par cette querelle publique, Abdellatif Kechiche avait fini par dire qu'il aurait préféré que le film ne sorte pas, car il avait été «trop sali».

(nxp/ats)