Ukraine

20 mai 2012 14:41; Act: 20.05.2012 14:47 Print

Kiev refuse le transfert de Timochenko

L'Ukraine a refusé dimanche qu l'ancienne Première ministre Ioulia Timochenko quitte le pays pour être soignée.

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Plusieurs pays ont déclaré vouloir recevoir l'ancienne égérie de la révolution orange. (Photo: AFP)

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Le président ukrainien Viktor Ianoukovitch a écarté dimanche l'idée que l'opposante et ancienne Première ministre Ioulia Timochenko, incarcérée depuis août dernier, puisse sortir du pays pour être soignée. L'Allemagne a proposé d'accueillir l'égérie de la Révolution orange de 2004 pour la faire soigner et a brandi la menace d'un boycott politique de l'Euro-2012 de football, co-organisé par l'Ukraine et la Pologne, à cause de l'affaire. 

Mais le Président Ianoukovitch a déclaré à la télévision publique que les députés de sa majorité étaient fermement opposés à changer la loi pour permettre aux personnes détenues en Ukraine de recevoir des soins médicaux à l'étranger. «S'ils adoptent cette loi, imaginez: des milliers de prisonniers fortunés vont commencer à corrompre les membres du corps médical», a déclaré M. Ianoukovich à Channel One.

Incarcérée depuis août

Les députés «m'ont dit qu'ils ne pouvaient pas le faire», a-t-il ajouté. Incarcérée depuis août, Mme Timochenko, 51 ans, a été condamnée en octobre à sept ans de prison pour abus de pouvoir. Elle a toujours dénoncé ce procès comme une vengeance personnelle du président Viktor Ianoukovitch, son rival élu en 2010.

Souffrant de plusieurs hernies discales, elle est actuellement soignée dans un hôpital de Kharkov (est). Son affaire a provoqué une crise sans précédent entre l'Ukraine et l'Union européenne qui réclame la libération de l'opposante.

«J'aimerais préciser que nous n'avons ruiné nos relations avec aucun pays européen - pas un seul», a cependant déclaré M. Ianoukovitch au cours de l'entretien télévisé. «Nous entendons évidemment les remarques venant des pays de l'UE et nous sommes prêts à répondre à toutes leurs questions. Mais nous nous réservons le droit de décider quand nous le ferons», a-t-il ajouté.

(afp)