Corée du Nord

31 décembre 2011 11:08; Act: 31.12.2011 16:54 Print

Kim Jong-un est chef suprême de l'armée

Le nouveau dirigeant nord-coréen a été officiellement confirmé au «commandement suprême» de l'armée.

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Kim Jong-un (au centre) proclamé leader suprême de la Corée du Nord. Cette annonce a eu lieu lors d'un immense rassemblement militaire organisé à Pyongyang. Le convoi mortuaire a parcouru les rues enneigées de Pyongyang. Comme à l'annonce du décès du dirigeant nord-coréen Kim Jong-il, le 17 décembre, la cérémonie des funérailles, mercredi, a également donné lieu à des scènes de pleurs au sein de la population. A la droite de la voiture emmenant le cercueil marchait Kim Jong-un, le fils et successeur de Kim Jong-il à la tête du pays. Les Coréens ont pu suivre la cérémonie en direct à la TV. La télévision d'Etat nord-coréenne a diffusé des images montrant des dizaines de milliers de personnes pleurant le long du cortège qui emmenait la dépouille de Kim Jong-il à travers la capitale. 23.12 Le journal du Parti communiste nord-coréen a appelé Kim Jong-un «commandant suprême» de l'armée, indiquant un renforcement du pouvoir du successeur de Kim Jong-il, décédé. 22.12 Kim Jong-un, héritier désigné de feu Kim Jong-il, a visité secrètement le Japon dans son enfance en se rendant notamment à Disneyland. «Ils n'essaient même pas de sécher leurs larmes, ils se tordent de douleur et de désespoir tant la perte est lourde», relatait l'Agence centrale de presse coréenne (KCNA), évoquant «la tristesse indescriptible» des foules à travers le pays. Le dictateur est né le 16 février 1942 sur le Paektusan, dans la partie de l'ancien empire japonais qui est devenu par la suite la Corée du Nord. De septembre 1950 à août 1960, Kim Jong-il a fait son école obligatoire. Il a étudié à l'Université Kim-Il-sung de septembre 1960 à mars 1964. En 1974, il devient membre du Parti des travailleurs de Corée du Nord. Il succède à son père Kim Il-sung (à gauche) en 1994... ... et devient officiellement le dirigeant de la Corée du Nord trois ans plus tard... ... mais il surveillait aussi la production de fromage... ...ainsi que la production de chips... ...il avait un penchant pour le vin et les femmes... ...il surveillait même certains mariages... Malgré la pauvreté dans son pays, Kim Jong-il menait un style de vie haut en couleur. Il possédait une douzaine de résidences privées. Selon certaines rumeurs, Kim Jong-il avait des problèmes de coeur et avait du diabète. Kim Jong-il s'est marié quatre fois et a eu quatre enfants. Kim Jong-un, fils du dirigeant nord-coréen, a été désigné pour prendre sa succession.

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Kim Jong-un avait déjà pris «le commandement suprême des forces armées le 8 octobre sur l'ordre de Kim Jong-il», a annoncé samedi l'agence de presse officielle KCNA.

Kim Jong-un, fils cadet de Kim Jong-il, a été nommé «leader suprême» du pays communiste jeudi dernier, en remplacement de son père, dont le décès a été annoncé le 19 décembre.

Des informations après la mort de Kim Jong-il avaient laissé entendre que le successeur du leader avait déjà le contrôle de l'armée, mais ce n'est que vendredi que cette nomination a été confirmée officiellement lors d'une réunion des chefs du parti communiste, et samedi qu'elle a été annoncée officiellement.

L'armée nord-coréenne est la cinquième du monde en effectifs, avec 1,106 million de militaires. Les premiers pas de l'héritier, âgé de moins de trente ans et inexpérimenté, sont scrutés avec attention. Dotée de l'arme nucléaire, la Corée du Nord représente un enjeu de taille pour la diplomatie régionale de la Chine - son seul allié de poids - et des Etats-Unis.

Malgré les appels occidentaux pour que la Corée du Nord suive l'exemple de la Birmanie et lance des réformes politiques et économiques, le nouveau dirigeant devrait, au moins au début, coller à la doctrine familiale de la seule dynastie communiste au monde, estiment les analystes.

Pas de dialogue avec le «traître»

La Corée du Nord a d'ailleurs prévenu le monde vendredi qu'elle ne changerait pas de politique sous son nouveau dirigeant et qu'il n'y aurait pas de dialogue avec le gouvernement actuel à Séoul.

«Nous déclarons solennellement et fièrement aux responsables politiques stupides dans le monde, y compris les fantoches de Corée du Sud, qu'ils ne doivent pas s'attendre au moindre changement de notre part», a indiqué vendredi la commission de défense nationale, considérée comme la structure la plus puissante du pays, dans un communiqué diffusé par l'agence officielle KCNA.

Pyongyang a également écarté toute possibilité de discussion avec le gouvernement en place à Séoul. «Comme nous l'avons dit, nous nous refuserons toujours à nouer des liens avec le traître Lee Myung-Bak et son groupe», a ajouté la Commission de défense nationale, en référence au président sud-coréen.

(ats)