Mobilisation à Berlin

30 mars 2011 19:44; Act: 31.03.2011 09:05 Print

Knut ne doit pas être empaillé

Les fans de l'ours polaire Knut se mobilisent contre le projet d'empailler la célébrité du zoo de Berlin, morte deux jours avant le printemps.

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«Knut ne peut pas être empaillé. Quand est-ce que vous allez comprendre le message !», écrit Michael S. sur le livre de condoléances en ligne du zoo de Berlin (http://www.zoo-berlin.de), rempli de messages du même type.

Sur internet et dans les rues, les admirateurs de l'animal rassemblent des signatures pour protester contre l'empaillage et l'exposition de Knut dans le musée d'histoire naturelle de Berlin.

Selon un sondage réalisé auprès de 2400 personnes et publié dans le tabloïd berlinois BZ, une large majorité (73%) est opposée à l'idée de voir l'animal défunt exposé dans un musée.

Les fans prônent une crémation

Les fans de l'ours accusent le zoo, qui a déjà engrangé des millions d'euros grâce à la commercialisation de peluches et autres gadgets sur Knut, de vouloir traire une fois de plus la vache à lait. Ils prônent une crémation de ce dernier.

Le responsable des ours du zoo de Berlin, Heiner Kloes, balaye d'un revers de main l'émoi des fans: le zoo a livré le corps de Knut au musée d'histoire naturelle, comme il le fait pour chaque animal à sa mort afin d'aider la recherche, affirme-t-il à l'AFP.

«S'il est incinéré ou enterré dans un cercueil, personne n'en retire de bénéfices. Et si les gens disent qu'ils veulent se souvenir de lui comme il était du temps de son vivant, personne ne les force à venir au musée», ajoute-t-il.

Premier ours polaire à naître en captivité depuis 30 ans au parc zoologique de Berlin, Knut avait acquis son statut de star internationale quelques jours après sa naissance quand le monde avait découvert, ému, les photos d'une petite boule de poils blancs.

Son destin tragique, marqué par la mort de son frère jumeau et l'abandon par sa mère, avait fait chavirer le coeur de millions de gens. Nourri au biberon par son soigneur, Knut avait fait sa première sortie en public à l'âge de trois mois devant quelque cinq cents journalistes et au moins autant de curieux.

En 2008, la mort inattendue de son soigneur, devenu entre-temps une célébrité posant dans les magazines, avait encore renforcé le mythe Knut.

(afp)