Crise migratoire

15 octobre 2015 00:10; Act: 15.10.2015 00:11 Print

L'Autriche prévoit un milliard d'euros dans son budget

Le pays examine environ 60'000 demandes d'asile. Le ministère des Finances a revu le budget 2016 en conséquence.

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Le Parlement autrichien dans la capitale viennoise. (Photo: Keystone/Archives)

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La prise en charge des réfugiés et demandeurs d'asile, arrivés en grand nombre en Autriche depuis le début de l'année, va coûter cher à ce pays. Vienne prévoit pour les migrants un milliard d'euros au budget de l'Etat en 2016, soit 0,3% du PIB contre 0,1% en 2015, a indiqué le ministère des Finances autrichien.

La dépense moyenne par demandeur d'asile est évaluée à 10'724 euros annuels pour 2016, contre 9593 euros en 2014 (BIEN 2014), détaille le rapport budgétaire annuel présenté mercredi par le ministre Hans Jörg Schelling à la Commission européenne, en vertu des règles communautaires.

Déficit de 2% du PIB

Environ un tiers de ce milliard d'euros sera distribué aux neuf provinces de l'Etat fédéral qui font également face à des dépenses croissantes pour accueillir les migrants.

L'Autriche, dont le déficit devrait atteindre 2% du PIB selon les prévisions datant du printemps, a été traversée depuis fin août par quelque 250'000 migrants dont la plupart poursuivent leur route vers l'Allemagne ou les pays scandinaves. Le ministre des Finances juge que le pays restera en 2016 dans les clous des critères de Maastricht qui fixent à 3% le déficit budgétaire maximum autorisé.

«Événements exceptionnels»

Quelque 60'000 demandes d'asile sont en cours d'examen dans ce petit pays de 8,5 millions d'habitants. L'Autriche et l'Italie, notamment, ont récemment demandé à Bruxelles d'appliquer, en raison de la crise des migrants, une clause du pacte de stabilité qui permet au déficit public en cas d'«événements exceptionnels» de dépasser le plafond de 3% du PIB sans encourir de procédure de sanctions.

Le commissaire européen aux Affaires économiques Pierre Moscovici avait expliqué fin septembre en étudier la possibilité tandis que le ministre allemand des Finances Wolfgang Schäuble avait exclu cette exemption des critères de stabilité.

(nxp/ats)