France - Lourdes

28 mars 2011 06:55; Act: 28.03.2011 07:04 Print

L'Eglise reconnaît un cas de guérison

Une guérison miraculeuse a été enregistrée à Lourdes, en France. Elle concerne un homme paralysé d'une jambe qui a retrouvé l'usage de son membre.

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Un miracle a été enregistré à Lourdes, en France. (Photo: Keystone/AP)

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L'Eglise catholique a reconnu dimanche un cas de guérison «remarquable» à Lourdes. Il concerne un malade qui en avril 2002 a retrouvé l'usage de sa jambe gauche quasi paralysée.

Cette guérison peut représenter un don divin fait à cet homme par l'intercession de la Vierge, ont annoncé les Sanctuaires de la cité mariale. L'homme souffrait depuis des années d'une hernie discale opérée deux fois, d'une paralysie presque totale de la jambe gauche et de douleurs vives.

Le 12 avril 2002, il se rend à la grotte de Massabielle à Lourdes, à l'endroit où la Vierge, selon la tradition catholique, serait apparue à Bernadette Soubirous en 1858. Il est soudain pris d'une douleur fulgurante qu'il croit mourir, selon son récit.

Au bout de quelques minutes, la souffrance fait place à une intense sensation de bien être et de chaleur. Sa jambe cesse de le faire souffrir et se ranime progressivement. Lors d'un nouveau pèlerinage en 2003, il signale sa guérison au Bureau des constatations médicales de Lourdes.

Le 1er décembre 2008, après des années d'instruction de son dossier, le Comité médical international de Lourdes (CMIL), composé d'une vingtaine de médecins, a reconnu que la guérison était remarquable parce que subite, complète, sans relation avec une quelconque thérapie, et durable.

Signe du Christ

Mgr Emmanuel Delmas, évêque de son diocèse à qui il appartenait de se prononcer sur ce caractère «remarquable» aux yeux de l'Eglise, a déclaré dimanche: «Au nom de l'Eglise, je reconnais publiquement le caractère remarquable de la guérison (...) Cette guérison peut être considérée comme un don personnel de Dieu pour cet homme, comme un événement de grâce, comme un signe du Christ Sauveur».

Interrogé sur les raisons pour lesquelles l'évêque et les Sanctuaires ne parlaient pas de «miracle», Alessandro de Franciscis, médecin permanent du Bureau des constatations médicales, a souligné que Mgr Emmanuel Delmas évoquait la possibilité d'un «signe», critère du «miracle».

(ats/afp)