Nucléaire

31 décembre 2011 18:16; Act: 31.12.2011 21:50 Print

L'Iran prêt à reprendre le dialogue

Le négociateur en chef iranien Saïd Jalili a affirmé que son pays était prêt à reprendre les discussions avec les puissances mondiales sur le programme nucléaire controversé de l'Iran.

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«Nous allons lancé une riposte retentissante et sur de nombreux fronts à toute menace contre la République islamique d'Iran», a déclaré M. Jalili devant des ambassadeurs iraniens réunis à Téhéran, cité samedi par les médias.

Mais lui-même et d'autres responsables iraniens ont laissé la porte ouverte à une reprise des négociations, suspendues depuis un an, conduites par la chef de la diplomatie de l'Union européenne Catherine Ashton sur les inquiétudes occidentales au sujet du programme iranien.

«Nous leur avons officiellement dit de revenir aux négociations basées sur la coopération», a-t-il ajouté, en référence aux puissances mondiales impliquées dans les discussions et connues comme le groupe 5-1 (Etats-Unis, Grande-Bretagne, Russie, France, Chine et l'Allemagne).

«Nous allons bientôt envoyer une lettre, après laquelle de (nouvelles) discussions seront programmées», a affirmé de son côté à l'agence de presse Mehr l'ambassadeur d'Iran en Allemagne, Alireza Sheikh-Attar.

«L'Iran est prêt à continuer les négociations (sur le) nucléaire», a quant à lui déclaré le ministre des Affaires étrangères Ali Akbar Salehi à un responsable chinois, selon la télévision d'Etat.

Les Etats-Unis et certains pays européens, qui ont déjà adopté des sanctions contre les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique iraniens, envisagent des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran à cause de son programme nucléaire controversé.

8 ans d'enquête

Après huit ans d'enquête sur l'Iran, l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) a publié un rapport composé d'un vaste catalogue d'éléments «crédibles» indiquant que le pays avait travaillé à la mise au point d'une arme nucléaire. Des assertions rejetées par Téhéran.

L'Iran, qui a commencé le 24 décembre dix jours de manoeuvres navales dans la région du détroit d'Ormuz, en mer d'Oman et dans l'Océan indien, a évoqué la possibilité de fermer le détroit en cas de sanctions occidentales pour empêcher ses exportations de pétrole.

Dans le cadre de ces manoeuvres, la marine iranienne va tester prochainement différents missiles courte et longue portée, a annoncé l'amiral Mahmoud Moussavi. «Des cibles factices vont être remorquées en mer aujourd'hui (samedi) en préparation des tests de missiles à tirs réels».

Le commandant de la marine iranienne, l'amiral Habibollah Sayyari, avait souligné mercredi qu'il était «très facile» pour l'Iran de fermer le détroit d'Ormuz, tout en estimant qu'une telle mesure n'était pas nécessaire pour l'instant.

Ce détroit, par où transite entre un tiers et 40% du trafic maritime pétrolier mondial, est particulièrement vulnérable en raison de sa faible largeur, 50 km environ, et de sa profondeur, qui n'excède pas soixante mètres.

Les USA menacent

Les Etats-Unis, qui maintiennent dans le Golfe une présence navale puissante, ont rétorqué qu'«aucune perturbation du trafic maritime dans le détroit d'Ormuz ne sera tolérée».

Le ministre iranien du Pétrole Rostam Qasemi, cité par l'hebdomadaire iranien Aseman, a de son côté estimé que le baril de pétrole sur les marchés mondiaux pourrait atteindre 200 dollars en cas de nouvelles sanctions contre son pays.

Une éventuelle décision sur un nouveau train de sanctions contre Téhéran pourrait être annoncée à la prochaine réunion des ministres européens des Affaires étrangères, le 30 janvier à Bruxelles.

Enfin, l'Iran a refusé à des compagnies européennes et arabes de faire le plein de kérosène dans son principal aéroport, en représailles au même traitement subi par des avions iraniens dans des aéroports internationaux, selon le chef de l'aéroport de Téhéran.

Sanctions


«L'Iran est prêt à continuer les négociations (sur le) nucléaire», a de son côté déclaré le ministre iranien des affaires étrangères Ali Akbar Salehi à un responsable du ministère chinois des affaires étrangères, cité par le site internet de la télévision d'Etat.

Les Etats-Unis et certains pays européens, qui ont déjà adopté des sanctions contre les secteurs pétrolier, gazier et pétrochimique iraniens, envisagent toujours des sanctions contre les exportations pétrolières de l'Iran à cause de son programme controversé.

Samedi, une certaine confusion a régné à propos d'un éventuel test de missiles iraniens dans le Golfe. L'amiral iranien Mahmoud Moussavi, commandant de la marine iranienne, a démenti dans la journée les informations de plusieurs agences de presse iraniennes selon lesquelles l'armée iranienne avait procédé à des tirs.

«L'exercice de tir des missiles aura lieu dans les jours qui viennent», a cependant déclaré l'amiral à la chaîne de télévision anglophone Press TV.

(afp)