Afflux de clandestins

15 février 2011 06:40; Act: 15.02.2011 07:00 Print

L'Italie prête à coopérer avec la Tunisie

Pour endiguer l'afflux de clandestins tunisiens sur ses côtes, l'Italie est prête à coopérer avec la Tunisie et apaiser les tensions qui existent entre les deux pays.

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Des milliers de clandestins tunisiens débarquent sur les côtes italiennes. (Photo: Keystone)

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L'Italie a proposé lundi une aide «opérationnelle» à la Tunisie pour lutter contre l'afflux massif de clandestins sur ses côtes. Elle veut ainsi apaiser les tensions avec le gouvernement tunisien de transition confronté à sa première crise diplomatique depuis la chute de Ben Ali.

Les frictions entre les deux pays avaient pris un tel tour que le ministre italien des Affaires étrangères, Franco Frattini, s'est rendu à Tunis pour rencontrer le Premier ministre, Mohamed Ghannouchi. Cette visite éclair a été organisée en marge d'un voyage prévu de longue date en Syrie et en Jordanie.

Radars et vedettes engagés

A l'issue de l'entretien, M. Frattini a indiqué lui avoir offert une «coopération pragmatique et opérationnelle dans le respect de la souveraineté de l'Etat tunisien» pour endiguer l'exode de clandestins. Il a notamment proposé que des équipements tels que des radars et des vedettes «soient mis à la disposition de l'armée tunisienne pour bloquer le flux de clandestins», a précisé TAP.

L'Italie a également décidé d'une aide d'urgence de cinq millions d'euros pour la Tunisie et annoncera une ligne de crédit de 100 millions lors de la conférence internationale sur les réformes dans ce pays prévue en mars à Carthage, a indiqué Frattini.

Le chef de la diplomatie italienne a fait ces propositions alors que le ton est monté ce week-end entre Rome et Tunis après l'arrivée de milliers de clandestins tunisiens en cinq jours sur la petitie île italienne de Lampedusa, qui se trouve à quelque 140 kilomètres des côtes tunisiennes.

Le ministre italien de l'Intérieur, Roberto Maroni, avait indiqué dimanche son intention de demander l'envoi de ses policiers en Tunisie. Tunis avait jugé cette idée «inacceptable» et rejeté «toute ingérence dans ses affaires intérieures».

(ats/afp)