Congo

10 octobre 2019 12:15; Act: 11.10.2019 09:51 Print

L'OMS ne crie pas encore au succès sur Ebola

Si les grandes villes en République démocratique du Congo n'annoncent plus de nouveaux cas d'Ebola, de nouvelles infections sont attendues dans certaines régions reculées

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Le chef du programme d'urgence au sein de l'OMS, Michael Ryan, ne perd pas espoir de rayer Ebola de la RDC. (Photo: Keystone)

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L'Organisation mondiale de la santé (OMS) est «largement optimiste» mais reste prudente après les récentes avancées contre Ebola en République démocratique du Congo (RDC). «Nous devons tuer le virus» désormais, a affirmé jeudi à Genève l'un de ses responsables.

L'épidémie n'est pas encore stabilisée, a estimé devant la presse le chef du programme d'urgence au sein de l'OMS Michael Ryan. «La prudence est extrêmement importante», a-t-il ajouté, même si le nombre de nouveaux cas est désormais d'environ un par jour. Il est difficile d'anticiper où et quand le virus pourrait encore s'étendre. Mais il a pu être circonscrit à une zone autour de Mangina où elle avait débuté en août 2018, dans les régions de l'Ituri et du Nord-Kivu.

Les grandes villes comme Butembo, Katwa ou Béni n'ont plus observé de nouveaux cas. Mais de nouvelles infections sont attendues dans certaines régions reculées étant donné la situation sécuritaire difficile, notamment avec le groupe armé. L'épidémie sera terminée lorsqu'aucun nouveau cas ne sera observé pendant 42 jours consécutifs.

L'OMS avait décidé il y a quelques mois d'une nouvelle approche, plus proche des communautés, pour garantir la prise en charge. L'acceptation de l'intervention du personnel de santé s'est améliorée et les attaques de citoyens contre celui-ci ont diminué, selon M. Ryan.

Second vaccin attendu

Le nombre d'infections de patients venus dans les centres de santé pour d'autres raisons ou du personnel de santé est également en recul.

Pus de 230'000 personnes ont été immunisées, dont un troisième groupe élargi, depuis mi-juin, de possibles contacts des contacts de patients qui ont été affectés. Un second vaccin devrait être prochainement utilisé, mais il restera un instrument de prévention par rapport au premier, plus efficace face aux situations d'urgence.

Autre action, la surveillance reste importante pour éviter d'exporter le virus. Vingt-huit personnes ont notamment été identifiées. Au total, plus de 3200 cas confirmés ou probables et plus de 2100 décès ont été observés par les autorités, a encore expliqué l'organisation.

(nxp/ats)