Médias

31 décembre 2011 20:24; Act: 31.12.2011 20:30 Print

L'ONU interpelée après une année meurtrière

La Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) a interpellé samedi le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, pour réclamer des «mesures énergiques» après une année 2011 meurtrière.

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Dans un communiqué, la FIJ «rejette la responsabilité de cette violence croissante contre les médias sur les gouvernements qui ne respectent pas leurs obligations internationales». La FIJ demande à l'ONU une «application efficace des dispositions légales internationales visant à combattre l'impunité pour les crimes contre les journalistes».

«Force est de constater que la violence meurtrière contre les journalistes n'est pas juste due aux conflits dans le monde, mais est bien, dans plusieurs pays, un cycle régulier dans lequel les journalistes sont pourchassés, ciblés et tués par les ennemis de la liberté de la presse», estime le président de la FIJ Jim Boumelha.

La liste de la FIJ, établie en coordination avec l'International News Safety Institute (INSI), fait état de 106 journalistes et personnels des médias tués en 2011, contre 94 en 2010. Une vingtaine d'autres journalistes et leurs collaborateurs sont morts dans des accidents et incidents causés par des catastrophes naturelles.

La région la plus meurtrière en 2011 a été le Moyen-Orient et le monde arabe avec 32 journalistes et personnels des médias tués. L'Irak détient le record de la région avec à lui seul onze morts.

Les pays les plus dangereux pour les journalistes, compte tenu du nombre de victimes sont actuellement l'Irak, le Pakistan et le Mexique (respectivement onze morts), suivis des Philippines, de la Libye, du Yémen (6 morts) et du Honduras et de l'Inde (5 morts).

(ats)