Union européenne

25 février 2020 16:26; Act: 25.02.2020 16:46 Print

L'UE et Londres prêts pour les négociations du Brexit

Les discussions sur la future relation commerciale entre les deux parties doivent démarrer lundi. Le Royaume-Uni aura dix mois pour s'entendre sur un nouveau traité avec Bruxelles.

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Le ministre des affaires étrangères néerlandais Stef Blok et son homologue française Amélie de Montchalin se sont exprimés ce mardi à Bruxelles au sujet du Brexit. (Photo: AFP)

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Un long chemin semé d'embûches: l'Union européenne et Londres ont donné mardi le coup d'envoi des négociations sur leur future relation commerciale post-Brexit, qui doivent démarrer la semaine prochaine.

Moins d'un mois après le départ des Britanniques de l'Union, les ministres des 27 pays de l'UE à Bruxelles et le gouvernement de Boris Johnson à Londres ont, chacun de leur côté, approuvé le mandat de négociation.

La première rencontre formelle entre l'UE et le Royaume-Uni est attendue lundi. Ils ont ensuite dix mois pour s'entendre sur un nouveau traité, un délai relativement court étant donné la complexité de la tâche. Pendant toute cette période de transition qui prendra fin le 31 décembre, le Royaume-Uni continuera d'appliquer les règles européennes.

A Bruxelles, les ministres des Affaires européennes ont insisté sur l'ampleur du travail à accomplir. «C'est un traité très compliqué. Ce sera une tâche très difficile, une longue route nous attend», a prévenu le Néerlandais Stef Blok.

«Nous cherchons un accord qui protège les intérêts des Européens, nous devons chercher un bon accord avant de céder à la pression du calendrier», a insisté son homologue française, Amélie de Montchalin.

«Sanction et rétorsion»

Les Européens sont ouverts à un large partenariat, comprenant un accord commercial sans quotas ni droits de douane. Mais ils ont durci le ton - sous la pression de la France - sur les contreparties réclamées.

Craignant plus que tout la concurrence déloyale du Royaume-Uni, ils exigent qu'il continue de respecter certaines règles de l'UE sur le long terme, en particulier en matière d'aides d'Etat, d'environnement, de droit du travail et de fiscalité.

«Zéro tarif, zéro quota, c'est possible s'il y a zéro dumping, mais cela ne veut pas dire zéro contrôle. Nous aurons bien sûr un mécanisme potentiellement avec des clauses de sanction, de rétorsion, de sauvegarde si nous voyons que les engagements pris ne sont pas tenus», a prévenu Amélie de Montchalin.

Cette exigence, inédite dans un accord de libre-échange, s'explique par la proximité géographique et la forte intégration économique de Londres avec le continent, qui est le premier marché des Britanniques.

Elle a été balayée la semaine passée par le négociateur britannique sur le Brexit, David Frost.

Lundi, le porte-parole du Premier ministre britannique Boris Johnson a affirmé que les ports d'Irlande du Nord - donc territoire du Royaume-Uni - n'étaient pas prêts à effectuer des contrôles sur les marchandises en provenance de Grande-Bretagne. Or cette exigence est inscrite dans l'accord de retrait.

A son arrivée à la réunion de Bruxelles, le ministre irlandais des affaires étrangères, Simon Coveney, dont le pays est en première ligne sur le Brexit, en a profité pour lancer un avertissement: la mise en oeuvre de l'accord déjà conclu «est le test de la bonne foi et de la confiance - et sans bonne foi et sans confiance, la construction d'une relation future ne sera pas facile».

«Tenez vos promesses»

Le secrétaire d'Etat allemand, Michael Roth, a également mis en garde Boris Johnson: «Mon message est clair comme de l'eau de roche pour nos amis de Londres: tenez vos promesses».

Les Britanniques semblent désormais vouloir se contenter d'un accord commercial basique, à l'image de ceux négociés par l'UE avec le Canada ou le Japon, mais qui préserverait leur capacité à réguler librement leur économie.

Outre les conditions de concurrence, les sujets de friction entre Londres et Bruxelles ne manquent pas, comme la future place des services financiers britanniques dans l'UE ou encore la question ultra-sensible de la pêche.

Sur ce dernier point, le mandat des Européens insiste sur le fait que le futur accord devra «maintenir un accès réciproque» aux eaux territoriales des deux pays, ce qui semble difficile à accepter pour Londres.

(nxp/ats)

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Les commentaires les plus populaires

  • Circo Loco le 25.02.2020 17:49 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    L'atout de la GB...

    ...c'est la connaissance par la City de ce qui se passe dans chaque compte bancaire de la planète. Il est évident que cette connaissance se monnaie très cher dans un monde où quantités d'escrocs ont besoin du maximum de discrétion.

  • Swissexit le 25.02.2020 17:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    espoir pour les anglais

    Tiens, l'Europe prête au racket et au chantage. J'espère que les anglais se défendront mieux que les Suisses.

  • Fabienne le 25.02.2020 19:31 Report dénoncer ce commentaire

    Vive les anglais

    Allez les anglais, ne vous laissez pas impressionner par cette bande de dictateurs. Les peuples doivent retrouver leurs libertés, les frontières doivent à nouveau être contrôlées. Votez juste le 17 mai!

Les derniers commentaires

  • Jacky le 26.02.2020 11:15 Report dénoncer ce commentaire

    Comme toujours

    J'adore les européens qui comme toujours veulent le beurre et l'argent du beurre (Cherry picking, vous avez dit?). Ils veulent que la grande bretagne suivent leur regèle et avoir un libre accès à leur zone de pèche mais ne veulent pas leur accordé l'équivalence sur le marché financier.

    • pensif12 le 29.02.2020 17:56 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Jacky

      La pêche, l'aquaculture et la transformation des produits de la mer contribuent à moins de 1% du PIB de l'Union Européenne. La place financière du Royaume-uni compte pour 14% du pib et 11% des emplois. La réflexion n'est pas accessible à tous.

  • Jean Pal le 26.02.2020 08:37 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Titre

    Amélie de Montchalin n'est pas la ministre française des affaires étrangères ! Vérifiez avant de poster des faux sous-titres.

    • Jean Pal Sec le 26.02.2020 14:23 Report dénoncer ce commentaire

      @Jean Pal

      Qu'elle soit asphalteuse pour la Frouzie ou l'UE, c'est pareil.

  • L Scoop. le 26.02.2020 07:56 Report dénoncer ce commentaire

    Ah bon?

    "Le nouveau passeport britannique post-Brexit sera bleu et fabriqué par une entreprise française en Pologne"

    • Scoop-Bidou le 26.02.2020 13:31 Report dénoncer ce commentaire

      @L. Scoop.

      Oui et les passeports français-UE, sont imprimés au Mali par une entreprise du Burkina Faso.

  • Négociateur le 25.02.2020 21:33 Report dénoncer ce commentaire

    Négociez aux conditions de l'UE ou rien

    Je veux prendre la tête des négociateurs de l'UE! Les négociations seront alors vite faites; soit vous acceptez nos conditions, soit vous vous retirez les mains vides! Hors de question que le Royaume-uni obtienne le beurre, l'argent du beurre, le lait, la crème, le pot, la cuillère et la laitière! Ils ont voulus sortir, ok, mais soit on négocie aux conditions de l'UE, soit on ne négocie rien! Ils n'ont pas le choix car ce sont eux les demandeurs!

    • Mendrisiotto le 26.02.2020 08:47 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Négociateur

      L'UE n'a pas le choix, si elle veut vendre des produits Européens, Elle ne vas pas se couper l'herbe sous pieds,

    • Jacky le 26.02.2020 11:20 Report dénoncer ce commentaire

      @Négociateur

      J'adore votre interprétation du mot "négociation". Il va bientôt falloir adapter les dictionnaires à son usage moderne. C'est de la même manière, j'ai toujours été impressionner que l'UE considère qu'un traité négocié rentre en force alors qui n'est pas avalisé par les parlements des deux parties. Il faudra aussi revoir le terme négociateur et l'organigramme des pays pour le placé en déçu du parlement, du commissaire européen, du 1re ministre, etc. La question qui me taraude est de savoir, si le négociateur devra être considéré comme l'égale de dieu ou son supérieur?

    • Etienne le 26.02.2020 12:19 Report dénoncer ce commentaire

      @Jacky

      Sauf que là l'UE essaye de gruger et les anglais le savent... c'est comme au poker,l'UE essaye de bluffer avec une paire de 2 alors que le "Royaume-Plus-Uni-que-Jamais" à un Carré de Reines!

  • Fabienne le 25.02.2020 19:31 Report dénoncer ce commentaire

    Vive les anglais

    Allez les anglais, ne vous laissez pas impressionner par cette bande de dictateurs. Les peuples doivent retrouver leurs libertés, les frontières doivent à nouveau être contrôlées. Votez juste le 17 mai!

    • agent 212 le 25.02.2020 20:56 Report dénoncer ce commentaire

      mouai...

      la dictature, se serait fabienne au pouvoir...

    • Werner le 25.02.2020 23:12 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Fabienne

      Si c'était des dictateurs la Grande-Bretagne n'aurait pas pu sortir de l'Union, vous avez vraiment un problème de compréhension du français. De toute façon maintenant les négociateurs européens n'ont à se préoccuper que des intérêts des citoyens européens, ils ne doivent plus rien à Londres. Vous êtes une spécialiste des approximations.

    • Mouai aussi le 26.02.2020 13:34 Report dénoncer ce commentaire

      @agent 212

      L'écriture n'est pas votre fort : "la dictature, CE serait...etc"