Sécurité

05 juillet 2018 14:40; Act: 05.07.2018 14:47 Print

L'UE instaure un ESTA à l'européenne

Dès 2021, les ressortissants d'une soixantaine de pays devront se soumettre à un contrôle préalable avant de se rendre dans l'UE.

storybild

Le programme a été baptisé ETIAS. Il en coûtera 7 euros par personne. (Photo: AFP)

Une faute?

Les ressortissants de pays tiers pouvant se rendre dans l'Union européenne (UE) sans visa devront se soumettre à partir de 2021 à un contrôle préalable, selon une nouvelle législation adoptée jeudi par le Parlement européen. La procédure leur coûtera sept euros.

Baptisé ETIAS et inspiré du système utilisé par les Etats-Unis, le dispositif s'inscrit dans un ensemble de mesures visant à mieux protéger les frontières extérieures de l'UE, en repérant avant leur entrée dans l'espace Schengen des individus jugés à risques.

Il concernera les ressortissants de plus de 60 pays qui sont exemptés de visas pour leurs courts séjours dans l'Union. Parmi eux, figurent les ressortissants des Etats-Unis, du Brésil ou encore de l'Albanie et des Emirats Arabes Unis.

Gratuit pour les mineurs

Le système «devrait être opérationnel à partir de 2021» selon le Parlement européen. Il doit permettre un contrôle de sécurité avant le départ via une demande d'autorisation à faire sur internet.

Celle-ci «ne devrait pas prendre plus de dix minutes» selon la Commission européenne et l'autorisation obtenue sera valable pour une période de trois ans. La procédure coûtera 7 euros, mais sera gratuite pour les mineurs et les personnes âgées de plus 70 ans.

En confrontant les données recueillies à celles de différentes bases de données européennes (fichiers Schengen ou encore données d'Europol), le but est d'identifier avant leur départ des personnes potentiellement à risques.

«Toute personne présentant un risque migratoire ou sécuritaire sera identifiée avant même de se rendre aux frontières de l'UE, tandis que les déplacements des voyageurs de bonne foi seront facilités», s'est réjoui le commissaire européen en charge des questions migratoires, Dimitris Avramopoulos, après le vote des eurodéputés.

Les gardes-frontières nationaux resteront décisionnaires sur le terrain pour accepter ou refuser une entrée à un voyageur exempté de visa.

(nxp/ats)