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18 juillet 2018 05:46; Act: 18.07.2018 08:38 Print

L'UE va sévèrement punir Google

Dans le dossier antitrust Android, l'Union européenne va infliger une nouvelle amende de plusieurs milliards d'euros à Google.

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La nouvelle sanction contre Google arrive dans un contexte particulièrement tendu entre l'UE et les Etats-Unis, avec qui les sujets de friction ne manquent pas, comme sur l'Otan ou le commerce. (Photo d'illustration) (Photo: AFP)

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L'UE s'apprête à infliger mercredi à Google une nouvelle amende de plusieurs milliards d'euros, cette fois dans le dossier antitrust Android, selon plusieurs sources, une décision qui risque de détériorer encore ses relations avec les Etats-Unis.

Lors d'un entretien téléphonique mardi dans la soirée, la commissaire européenne à la Concurrence, Margrethe Vestager, était censée informer de sa décision le numéro un de Google, Sundar Pichai, selon une source proche du dossier. L'exécutif européen comme la firme de Mountain View ont refusé de commenter cette information.

Cette sanction financière, destinée à punir l'entreprise américaine pour avoir abusé de la position dominante de son système d'exploitation pour smartphone, Android, pour asseoir la suprématie de ses propres applications et avant tout son service de recherche en ligne, devrait probablement pulvériser le dernier record.

Ce record est détenu par Google, condamné par la Commission européenne, le 27 juin 2017, à payer 2,42 milliards d'euros pour avoir abusé de sa position dominante dans la recherche en ligne en favorisant son comparateur de prix «Google Shopping», au détriment de services concurrents.

Le montant de l'amende est décidé au dernier moment et peut atteindre théoriquement, selon les règles de la concurrence européenne, jusqu'à 10% du chiffre d'affaires global de l'entreprise, qui s'élevait pour Alphabet, maison mère de Google, à 110,9 milliards de dollars en 2017 (94,7 milliards d'euros).

Désamorcer le conflit

Cette nouvelle sanction contre le géant américain arrive dans un contexte particulièrement tendu entre l'UE et les Etats-Unis, avec qui les sujets de friction ne manquent pas, comme sur l'Otan ou le commerce.

Mercredi prochain, dans une semaine jour pour jour, le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, doit d'ailleurs se rendre à Washington pour tenter de désamorcer le conflit commercial qui oppose l'UE au président américain Donald Trump, prêt à taxer les importations de voitures européennes dans son pays.

Le dossier antitrust Android --système d'exploitation utilisé pour 80% des appareils en Europe et dans le monde, qui est l'équivalent de l'IOS pour l'iPhone d'Apple-- est dans le collimateur de la Commission européenne depuis plusieurs années.

Dans ses griefs adressés le 20 avril 2016 à Google, la Commission européenne accusait premièrement l'américain d'obliger les fabricants de smartphones, comme le coréen Samsung ou le chinois Huawei, à préinstaller «Google Search» et de le paramétrer comme service de recherche par défaut, ou exclusif, sur la grande majorité des appareils sous Android vendus en Europe.

Des pratiques publicitaires en cause

La Commission accusait deuxièmement Google d'avoir empêché les fabricants de vendre des smartphones fonctionnant sous des systèmes d'exploitation concurrents, et troisièmement d'avoir accordé des incitations financières aux fabricants et aux opérateurs de réseaux mobiles à la condition qu'ils préinstallent en exclusivité Google Search sur leurs appareils.

Après plus de deux ans de discussions, la firme de Mountain View n'a pas réussi à convaincre l'exécutif européen. L'amende record devrait être assortie d'une injonction à changer de comportement dans un délai de 90 jours. Dans le cas antitrust Shopping, Google avait proposé des remèdes en septembre, toujours en cours d'examen par la Commission européenne.

Le groupe californien avait également déposé en septembre 2017 un recours contre l'amende de Bruxelles, devant la Cour de justice de l'UE (CJUE), ce qu'il ne devrait pas manquer de faire non plus dans le dossier Android. Etant donné la complexité des affaires, il faudrait compter environ deux ans avant une décision de la justice.

Outre Shopping et Android, la Commission européenne a un troisième fer au feu contre Google: ses pratiques publicitaires. Elle lui reproche depuis le 14 juillet 2016 d'avoir abusé de sa position dominante avec sa régie publicitaire AdSense (80% du marché en Europe) en limitant artificiellement la possibilité pour les sites web tiers d'afficher les publicités contextuelles émanant de concurrents. Là aussi une amende pourrait se profiler.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • Sylvie le 18.07.2018 07:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Procès politique

    "d'avoir empêché les fabricants de vendre des smartphones fonctionnant sous des systèmes d'exploitation concurrents" : n'importe quoi, il faudrait déjà qu'il y en ait des OS concurrents mdr. C'est fou tout ce qu'on reproche à Google alors que toutes les entreprises font exactement la même chose, voire pire, en tout premier lieu les crapules de chez apple qui pourtant ne sont jamais inquiétés.

  • Cruter Guy le 18.07.2018 08:51 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Loyal

    Enfin... à force dêtre en position dominante lutilisateur na plus de choix.... que reste til ? iOS et Android, même Microsoft na réussi à percer.... Et ça choque personne ? Ok leur os est bon ! Mais il fallait faire quelque chose Ça me rappelle dans les années 90 où cétait Microsoft qui était visé par ce genre de procès

  • Office des poursuites le 18.07.2018 08:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Et si Google ne paie pas ?

    Que se passerait-il si Google ne paie pas ? Il ne faut surtout pas prendre des vessies pour des lanternes.

Les derniers commentaires

  • Totor le 18.07.2018 19:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    mafia

    Junker se frotte déjà les mains avec tous ses sbires qui coûtent les yeux de la tête à l' UE

  • Rob le 18.07.2018 19:11 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Du vent.....

    Bravo mais pour le moment il y que des montants qui a mon avis resterons tous impayés. Le problème c'est la faiblesse politique de l'UE

  • André le 18.07.2018 18:06 Report dénoncer ce commentaire

    Union Européenne

    Tout est bon pour critiquer l'Europe la France mais au fait c'est des decisions pour l'Europe, la Suisse ne fait pas partie même si votre gouvernement fait tout pour y être dans tout ce qui est bon, mais pas le mauvais. Ha j'allais oublier les entrecôtes sont en promotion chez l'E.Leclerc.

  • Lulu le 18.07.2018 17:46 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    RackettMan

    Génial, ils vont se rattraper sur la pub. On aura bientôt plus aucun plaisir à aller sur Internet.

  • Kodos1233 le 18.07.2018 17:42 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Stop UE

    Haha , sa en devient ridicule , lUnion européenne qui pense être le centre du monde et qui donne des amendes ..