Venezuela

01 février 2019 00:06; Act: 01.02.2019 00:06 Print

L'UE veut aider à mettre en place la présidentielle

Le cheffe de la diplomatie européenne a annoncé la création d'un groupe de contact international dans ce but.

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L'UE va constituer un groupe de contact international afin d'aider à l'organisation d'une nouvelle présidentielle au Venezuela, a annoncé jeudi la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini.

La décision de reconnaître Juan Guaido comme président par intérim est une "prérogative des Etats" et plusieurs membres de l'UE vont le faire, a-t-elle aussi déclaré à l'AFP à l'issue d'une réunion informelle des ministres des Affaires étrangères de l'UE à Bucarest.

Plusieurs Etats membres de l'UE, dont la France, l'Allemagne, le Royaume Uni et l'Espagne, ont donné samedi huit jours au président Nicolas Maduro pour annoncer l'organisation d'un nouveau scrutin. Ils ont annoncé leur intention de reconnaître Juan Guaido en cas de refus. "J'ai discuté des prochaines étapes que les Etats membres pourraient prendre dans les jours à venir et nous coordonnerons autant que possible les positions", a précisé Mme Mogherini.

"S'exprimer librement"

"L'objectif du Groupe de contact international est clair. Il s'agit de permettre aux Vénézuéliens de s'exprimer librement et démocratiquement à travers de nouvelles élections. Il ne s'agit pas de médiation", a expliqué Mme Mogherini. "Le groupe de contact, dont la première réunion est prévue la semaine prochaine dans un pays d'Amérique latine, se donne 90 jours pour parvenir à un résultat positif", a-t-elle précisé.

Ce délai est "une limite pour travailler. Si nous constatons qu'il est impossible de lancer une dynamique, le groupe de contact pourrait terminer ses travaux avant. Mais si au terme des 90 jours, des éléments positifs sont constatés, le groupe pourrait décider de continuer" ses travaux, a-t-elle expliqué.

Possibles sanctions ciblées

"Il n'est pas question de gagner du temps, mais d'accompagner le pays vers des élections", a-t-elle insisté. L'Union européenne se réserve la possibilité d'imposer de "nouvelles sanctions ciblées contre des personnalités vénézuéliennes qui font obstacle au processus", a-t-elle averti.

Les pays qui ont annoncé leur participation au groupe de contact international sont la France, l'Allemagne, l'Italie, l'Espagne, le Portugal, la Suède, les Pays-Bas et le Royaume-Uni pour l'UE, l'Equateur, le Costa Rica, l'Uruguay et la Bolivie pour l'Amérique latine, a-t-elle indiqué.

(nxp/ats)