Bagarre dans le préau

17 mars 2011 15:13; Act: 17.03.2011 18:00 Print

L'ado «catcheur» suspendu quatre jours

par Raphaël Pomey - Devenu une star du web après un bodyslam sur un camarade qui l'embêtait, un ado est puni par son école.

La vidéo fait le tour du web depuis le début de la semaine.
Une faute?

«Little Zangief». C'est le surnom -hommage à un personnage du jeux de baston Street Fighter- que les internautes ont attribué à Casey H., en hommage à sa prise de catch impressionnante sur Richard G., 12 ans.

Victime de moqueries à répétition sur son surpoids, ce jeune australien de 16 ans doit sa célébrité à une vidéo qui crée un buzz phénoménal depuis le début de la semaine, publiée sur de nombreux sites internet.

D'abord passif, on y voit Casey (16 ans) péter littéralement les plombs en projetant au sol un freluquet qui s'amuse à lui distribuer des coups de poings au visage et à l'estomac.

L'école aussi est tombée sur la vidéo

Seul problème, les internautes en mal de justice expéditive ne sont pas seuls à être tombés sur la vidéo. Selon la presse australienne, les deux enfants ont été sanctionnés de quatre jours de suspension. La punition suscite d'ailleurs un vif débat sur Internet et sur Facebook, où de nombreuses pages se sont ouvertes à la gloire de l'ado vengeur. Des admirateurs lui ont même réalisé son propre site web. Des vidéos le représentent même sous l'apparence du superhéros Hulk, tout en vert.

La maman exige des excuses

Sortie de l'anonymat suite à l'affaire, la maman de l'agresseur châtié exige des excuses de la part de Casey. Ceci, malgré les coups de poings envoyés par son fils sur l'ado au début du film. Elle jure avoir élevé ses enfants dans le refus de la bagarre et se dit très étonnée du comportement de son fils, confondant camarade d'école et sac de frappe. Ses demandes d'excuses, elles aussi, suscitent un débat mondial sur le web.

«Il a eu ce qu'il méritait»

Elle reconnaît toutefois que d'une certaine manière, son rejeton a eu «ce qu'il méritait» mais regrette que son gosse soit diabolisé par toute la planète web.

Le papa de «Little Zangief», pour sa part, précise que son fils n'a jamais été un cogneur et que son bodyslam fait suite à des années d'humiliations de toutes sortes.

Ironie de l'histoire: vendredi se déroule en Australie une journée nationale contre les violences et le harcèlement à l'école.

Une vidéo à la gloire de l'ado vengeur

La bagarre façon jeu vidéo

L'histoire au téléjournal