Israël

06 juillet 2014 19:39; Act: 17.07.2014 12:03 Print

L'ado palestinien battu assigné à résidence

Durant le temps de l'enquête, le jeune Palestinien de nationalité américaine battu par la police israélienne devra rester à son domicile.

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«Le jeune qui apparaît sur la vidéo a été assigné à résidence pour 9 jours, à Beit Hanina, le temps de l'enquête» sur les jets de pierres qui lui sont reprochés, a déclaré à l'AFP Louba Samri, porte-parole de la police.

Agé de 15 ans, Tareq Abou Khdeir, cousin de nationalité américaine du jeune Palestinien enlevé et brûlé vif dans la nuit de mardi à mercredi, avait été arrêté jeudi à Chouafat, un quartier de Jérusalem-Est occupée et annexée.

Le jeune dément

Dans un entretien avec l'AFP au domicile familial, le jeune homme a démenti avoir lancé des pierres contre les policiers israéliens lors d'affrontements jeudi à Chouafat.

«Je regardais la manifestation, j'ai entendu des cris et j'ai vu des gens courir après des policiers derrière eux. Je me suis mis à courir aussi. Mais je suis tombé et ils m'ont rattrappé et ont commencé à me battre», a raconté Tareq Abou Khdeir, le visage encore tuméfié.

«J'ai été attaqué par deux flics et pendant qu'ils me tabassaient j'ai perdu connaissance. Puis je suis allé à l'hôpital et de là en prison», a-t-il témoigné. «Je ne lançais pas de pierres. Je ne faisais que regarder», a insisté l'adolescent.

Vidéo et inquiétude

Une vidéo de l'incident circulant sur internet montre des hommes cagoulés, visiblement des policiers, rouer de coups une personne menottée, à demi inconsciente.

Les Etats-Unis se sont dits samedi «profondément inquiets» d'apprendre qu'un adolescent américain avait été «sévèrement battu» par la police lors de sa détention.

Le département d'Etat a, dans un communiqué, «condamné l'usage excessif de la force» dont aurait été victime Tareq Abou Khdeir, et appelé à une «enquête rapide, transparente et crédible».

Le ministère de la Justice a ouvert une enquête interne concernant cet incident qualifié de «grave» et qui selon la ministre Tzipi Livni, ne «reflète pas la politique de maintien de l'ordre du pays».

(afp)