Destitution de Trump

17 octobre 2019 17:11; Act: 17.10.2019 19:06 Print

L'ambassadeur US a témoigné face au Congrès

Gordon Sondland a finalement été auditionné jeudi sur les échanges controversés entre le président US et l'Ukraine.

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Gordon Sondland a été convoqué par les élus démocrates de la Chambre des représentants. (Photo: AFP)

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Donald Trump avait imposé son avocat personnel aux diplomates chargés de l'Ukraine et voulait que Kiev enquête sur un groupe lié au fils de son rival Joe Biden, a déclaré jeudi l'ambassadeur américain auprès de l'Union européenne, Gordon Sondland, lors d'une audition au Congrès.

«Nous avons été déçus»

Le président américain avait «ordonné» aux diplomates chargés de ce pays de parler à Rudy Giuliani au sujet des efforts de l'Ukraine pour lutter contre la corruption, a fait savoir M. Sondland, selon une copie de sa déclaration liminaire. «Nous avons été déçus par l'ordre du président d'impliquer M. Giuliani», a-t-il ajouté.

«Pour nous, les hommes et les femmes du département d'Etat et pas l'avocat personnel du président devraient être responsables de tous les aspects de la politique étrangère des Etats-Unis en Ukraine», a-t-il encore dit.

Lors des échanges qui ont suivi, «M. Giuliani a souligné que le président voulait une déclaration publique du président (ukrainien Volodymyr) Zelensky sur la lutte contre la corruption», a-t-il poursuivi.

Selon lui, Rudy Giuliani a «mentionné précisément» le groupe gazier Burisma comme un «sujet d'enquête important pour le président».

Un «témoin-clé»

M. Sondland a assuré qu'il ne savait pas à l'époque que Hunter Biden, le fils de Joe Biden -- bien placé pour affronter Donald Trump lors de la présidentielle de 2020 --, siégeait au conseil de surveillance de cette entreprise.

Homme d'affaires et proche de Donald Trump, Gordon Sondland a été convoqué par les élus démocrates de la Chambre des représentants, qui le considèrent comme un «témoin-clé» dans leur enquête en vue d'une éventuelle destitution du président républicain.

Les parlementaires démocrates ont ouvert cette procédure explosive après avoir appris la teneur d'un échange téléphonique entre Donald Trump et Volodymyr Zelensky, à la fin du mois de juillet. Lors de cet appel, le président américain avait demandé à son homologue de «se pencher» sur les Biden et de parler à son avocat personnel.

Les démocrates dénoncent un abus de pouvoir à des fins personnelles, mais le milliardaire new-yorkais soutient que sa conversation était «irréprochable».

(nxp/afp)