Crise en Egypte

26 février 2011 11:25; Act: 26.02.2011 11:52 Print

L'armée présente ses excuses

Alors que tous les regards sont braqués sur la Libye, les manifestations se poursuivent en Egypte, deux semaines après la chute de Hosni Moubarak.

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L'armée égyptienne a présenté ses excuses samedi matin après des affrontements dans la nuit entre des militaires et des manifestants sur la place Tahrir au Caire, mais des militants ont appelé à de nouveaux rassemblements samedi pour dénoncer ces violences.

Dispersés à coups de matraques

Peu après minuit vendredi soir, la police militaire a encerclé quelques centaines de manifestants, et les a dispersés à coups de matraques et d'armes à électrochocs de type Taser, selon un responsable de sécurité et des témoins. Plusieurs personnes ont été arrêtées, a reconnu l'armée.

Dans la journée, des milliers d'Egyptiens s'étaient rassemblés sur la place symbole de la lutte contre l'ancien président Hosni Moubarak pour célébrer la «révolution» et réclamer un nouveau gouvernement composé de technocrates.

«Ce qui s'est passé vendredi soir était le résultat de confrontations non intentionnelles entre la police militaire et les jeunes de la révolution», a déclaré dans un communiqué le Conseil suprême des forces armées, en charge du pays depuis la chute de M. Moubarak le 11 février.

Le Conseil «n'a pas et ne va pas donner l'ordre d'attaquer la jeunesse, et des mesures vont être prises pour garantir que cela ne se reproduise plus», a-t-il ajouté.

Dans un deuxième communiqué, l'armée s'est engagée à «libérer immédiatement tous les jeunes de la révolution du 25 janvier qui ont été arrêtés (vendredi) place Tahrir», sans préciser combien de personnes étaient concernées.

Appel à manifester

Mais des militants ont lancé un appel à de nouvelles manifestations samedi pour dénoncer l'usage de la force la veille.

«Des manifestants pacifiques sur la place Tahrir ont été dispersés par la police militaire avec des Taser, des matraques et des fouets. Des hommes masqués armés de fusils automatiques ont essayé de faire taire la protestation par la force. Beaucoup ont été battus, agressés et arrêtés», ont-ils dénoncé dans un communiqué publié sur Facebook.

«Nous ne pouvons pas accepter cela. Nous devons réagir face à la violence envers des manifestants pacifiques», ont-ils ajouté.

(afp)