Commisariat attaqué

10 janvier 2016 01:08; Act: 10.01.2016 12:56 Print

L’assaillant «n'avait pas de complices»

La police allemande affirme que l'homme abattu à Paris vivait dans un foyer de requérants en Allemagne mais le ministre de l'Intérieur français ne confirme pas l'information.

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Le commissariat devant lequel un homme porteur d'une ceinture d'explosifs factice et d'une arme blanche a été abattu jeudi est situé dans le quartier de la Goutte-d'Or. L'homme qui gît au sol est celui qui a été abattu par les forces de l'ordre alors qu'il tentait de pénétrer dans un commissariat du dix-huitième arrondissement de Paris en vociférant «Allah Akbar». Le robot est un appareil spécial pour détecter les explosifs. Un homme a été tué par des policiers jeudi matin devant un commissariat du 18e arrondissement, dans le nord de Paris.(jeudi 7 janvier 2016) L'homme abattu tentait de pénétrer dans le bâtiment. Il aurait alors crié «Allah Akbar» (Dieu est grand!). (jeudi 7 janvier 2016) (jeudi 7 janvier 2016) Cet incident survient un an jour pour jour après la tuerie de Charlie Hebdo. (jeudi 7 janvier 2016) La police française est sur les dents. (jeudi 7 janvier 2016) Le quartier de la Goutte d'or a été bouclé. (jeudi 7 janvier 2016) L'homme portait sous son manteau une pochette scotchée d'où sortait un fil. (jeudi 7 janvier 2016) Il s'agissait d'un gilet d'explosifs factice.(jeudi 7 janvier 2016) Les policiers ont ordonné aux passants de se réfugier dans les magasins de la rue, les rideaux de fer ont été baissés. (jeudi 7 janvier 2016) La circulation était interrompue sur le boulevard Barbès emprunté par plusieurs ambulances et véhicules de police qui se rendaient sur les lieux.(jeudi 7 janvier 2016) Cet incident survient un an après l'attentat contre «Charlie Hebdo» et moins de deux mois après les attaques djihadistes qui ont fait 130 morts et des centaines de blessés le 13 novembre dans la capitale. (jeudi 7 janvier 2016)

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La police a perquisitionné samedi le foyer de requérants d'asile dans lequel vivait l'homme abattu par la police, a indiqué la police régionale allemande. «Aucun indice de possibles autres attaques» n'a été trouvé lors de cette perquisition dans ce foyer situé à Recklinghausen en Rhénanie-du-Nord-Westphalie (ouest), a assuré la police dans un communiqué dans la nuit de samedi à dimanche.

Précisant avoir procédé à cette perquisition sur information des autorités françaises, la police judiciaire du Land de Rhénanie-du-Nord-Westphalie assure que «les enquêtes se poursuivent» et que les résultats de la perquisition vont encore être examinés en détail.

La police n'a pas précisé si cet homme, dont l'identification est toujours en cours mais qui a été reconnu par ses proches comme un Tunisien nommé Tarek Belgacem, était dûment enregistré comme demandeur d'asile en Allemagne. Mais une source proche du dossier a indiqué à l'AFP que c'était effectivement le cas.

Néanmoins, le ministre de l'Intérieur français Bernard Cazeneuve a, lui, déclaré ce dimanche matin lors du «Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Monde/iTÉLÉ» qu'il n'était pas en mesure de confirmer que l'homme vivait dans un foyer de requérants en Allemagne: «Pour ce qui concerne l'information qui est diffusée selon laquelle il aurait été dans un centre pour réfugiés en Allemagne et y aurait demandé l'asile, c'est une information que je ne peux pas confirmer parce que je ne suis tout simplement pas sûr qu'elle soit exacte», a-t-il déclaré.

«Ce que nous savons aujourd'hui», c'est «qu'il est sans doute d'origine tunisienne, que son nom serait Tarek Belgacem et qu'il aurait séjourné dans plusieurs pays de l'Union européenne, le Luxembourg, la Suisse, l'Allemagne», a-t-il encore expliqué.

Il a ajouté que l'homme «n'avait pas de complices».

Hachoir et ceinture factice

Un an jour pour jour après les attentats contre le journal «Charlie Hebdo», ayant fait douze morts, l'homme est arrivé en courant vers les policiers en faction devant le commissariat de la Goutte d'Or, un quartier populaire de Paris, en brandissant un hachoir de boucher, et muni d'un dispositif explosif factice. Il n'a pas répondu aux injonctions de s'arrêter des policiers, qui ont alors ouvert le feu.

Une revendication djihadiste, incluant une profession de foi en faveur de l'organisation Etat islamique (EI) a été retrouvée sur lui, de même qu'une puce allemande pour téléphone portable, selon les autorités françaises.

Selon des informations publiées dimanche par l'hebdomadaire allemand Welt am Sonntag, l'homme avait peint un symbole de l'EI sur un mur de son foyer pour demandeurs d'asile à Recklingshausen.

Quatre identités différentes

L'édition en ligne du magazine Spiegel dit elle qu'il a posé dans le centre avec un drapeau de l'organisation, ce qui a amené les autorités locales à le classer comme potentiellement dangereux. Toutefois il a disparu de Recklingshausen au mois de décembre, ajoute Spiegel Online.

Welt am Sonntag précise pour sa part que l'homme s'était fait enregistrer en Allemagne sous quatre identités différentes et en donnant des nationalités variables, par exemple syrienne, marocaine ou encore géorgienne. Il avait déposé sa demande d'asile sous le nom de Walid Salihi, selon le journal.

(nxp/ats)