Istanbul

12 janvier 2016 10:34; Act: 12.01.2016 18:41 Print

L'attentat a été perpétré par un jihadiste de l'EI

Le coeur touristique d'Istanbul a été frappé par un attentat suicide attribué par Ankara au groupe Etat islamique. Il a fait au moins 10 morts, dont 9 touristes allemands, et 15 blessés.

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13.01 Selon les médias turcs, l'auteur de l'attaque d'Istanbul s'appelait Nabil Faldi, né en Arabie saoudite, et était entré en Turquie le 5 janvier en tant que réfugié. 13.01 La police turque a arrêté mercredi à Antalya trois membres présumés du groupe Etat islamique (EI), au lendemain d'un attentat suicide attribué au mouvement djihadiste qui a tué dix personnes dans le coeur touristique d'Istanbul. Les trois suspects sont des Russes. (Mercredi 13 janvier 2016) 12.01 L'attentat suicide qui a visé mardi la mégapole turque à quelques pas de la basilique Sainte-Sophie et de la Mosquée bleue a semé l'effroi parmi les touristes étrangers. La police scientifique est sur place pour collecter les premiers éléments de l'enquête. Pour l'heure, le pouvoir turc affirme déjà que l'attentat-suicide est l'oeuvre d'un jihadiste venu de Syrie né en 1988. (mardi 12 janvier 2016). Ce 12 janvier 2016 à 15 heures, soit un peu moins de 5 heures après l'attentat ayant touché le coeur touristique d'Istanbul, le premier ministre turc Ahmet Davutoglu annonce à la chancelière allemande Angela Merkel que la plupart des victimes sont des touristes allemands. Neuf des dix morts (bilan provisoire) sont en effet des ressortissants d'Allemagne. Il ajoute par ailleurs que l'attaque est l'oeuvre d'un djihadiste du Groupe Etat islamique (mardi 12 janvier 2016). Des passants devant la basilique Sainte-Sophie et le musée, peu après qu'ils eurent été fermés suite à l'attentat-suicide survenu ce 12 janvier 2016 vers 9h15, heure suisse. Des touristes semblent avoir fait leur bagage et partir d'Istanbul peu après l'attentat qui, selon un bilan provisoire, a fait 10 morts dont 9 Allemands, et 15 blessés, dont 2 graves. (mardi 12 janvier 2016) Non loin de la Mosquée bleue où a eu lieu l'attentat-suicide ce matin, la vie a repris son cours, même si le périmètre reste sécurisé et que les monuments ont été fermés. (mardi 12 janvier 2016) , a déclaré le vice-Premier ministre turc Numan Kurtulmus vers 14 heures ce mardi 12 janvier 2016. La police turque a sécurisé le périmètre autour du coeur touristique d'Istanbul. (mardi 12 janvier 2016) Les ambulances et la police sont arrivées le plus rapidement sur place.(mardi 12 janvier 2016) La police scientifique les a rejoints.(mardi 12 janvier 2016) Vue d'ensemble du quartier de Sultanhamet, le coeur historique d'Istanbul avec sa mosquée bleue, cible d'un attentat-suicide ce 12 janvier 2016.(mardi 12 janvier 2016) La police a sécurisé les lieux. (mardi 12 janvier 2016) Il n'est plus possible d'accéder à la zone tourisque du quartier Sultanahmet, qui comprend la basilique Sainte-Sophie et la grande mosquée bleue, où est survenu l'attentat-suicide.(mardi 12 janvier 2016) Les forces de l'ordre ont été déployées sur place.(mardi 12 janvier 2016) L'explosion, survenue à 9h18 ce 12 janvier 2016, a fait au moins 10 morts et 15 blessés, selon un bilan provisoire. (mardi 12 janvier 2016) Cette explosion a suscité l'arrivée des secours et de la police, notamment scientifique. (mardi 12 janvier 2016) La police a sécurisé les lieux. (mardi 12 janvier 2016) Le président Erdogan s'est exprimé à la télévision aux alentours de midi, moins de trois heures après l'attentat. (mardi 12 janvier 2016) Erdogan a déclaré qu'il s'agissait d'un attentat-suicide perpétré par une personne d'origine syrienne.(mardi 12 janvier 2016) Le pouvoir a interdit aux médias de couvrir l'événement.(mardi 12 janvier 2016) Malgré tout, avec les médias étrangers et les réseaux sociaux, les informations ont pu filtrer sur cet événement. (mardi 12 janvier 2016) C'est une violente déflagration qui a été ressentie quelque 5 kilomètres à la ronde.(mardi 12 janvier 2016) La police scientifique collecte les premiers éléments de l'enquête. (mardi 12 janvier 2016) Il est fort probable que des ressortissants étrangers figurent parmi les victimes. (mardi 12 janvier 2016) En effet, l'attentat est survenu dans le coeur touristique d'Istanbul. (mardi 12 janvier 2016) Les médias parlent d'un Norvégien blessé et de plusieurs ressortissants allemands figurant possiblement parmi les victimes. Aucune confirmation pour l'heure néanmoins. (mardi 12 janvier 2016) près de la Mosquée bleue et de la Basilique Sainte-Sophie, en plein coeur touristique d'Istanbul. «La déflagration était conséquente», commente la correspondante de plusieurs médias français sur place Delphine Minoui.(mardi 12 janvier 2016) L'attentat au coeur d'Istanbul fait plusieurs morts mardi matin 12 janvier 2016.(mardi 12 janvier 2016) La police a fait au plus vite pour sécuriser les lieux. (mardi 12 janvier 2016) La police est sur place. (mardi 12 janvier 2016) Vue d'ensemble du quartier où est survenue l'explosion. (mardi 12 janvier 2016) La police est arrivée sur place au plus vite. (mardi 12 janvier 2016)

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L'attaque s'est produite en milieu de matinée dans le quartier de Sultanahmet, sur l'ancien hippodrome qui borde la basilique Sainte-Sophie et la Mosquée bleue, les deux monuments les plus visités de la plus grande ville du pays.

Elle intervient alors que le pays est en état d'alerte maximum depuis l'attentat le plus meurtrier de son histoire, déjà signé par le mouvement djihadiste, selon les autorités turques, qui avait fait 103 morts en octobre devant la gare d'Ankara.

«Nous avons déterminé que l'auteur de cette attaque terroriste (...) est un étranger membre de Daech (acronyme arabe de l'EI)», a affirmé le Premier ministre Ahmet Davutoglu lors d'une brève déclaration télévisée à Ankara.

Un terroriste syrien?

Le président islamo-conservateur Recep Tayyip Erdogan avait auparavant déclaré que l'attentat avait été commis par «une personne d'origine syrienne», sans autre détail.

Longtemps soupçonné de complaisance envers les rebelles radicaux syriens, le régime islamo-conservateur turc a rejoint l'été dernier la coalition antijihadiste internationale. Depuis octobre, il a multiplié les arrestations de membres présumés de l'EI, affirmant plusieurs fois avoir déjoué d'autres projets d'attentats.

Mardi, la police a encore arrêté 47 suspects à Ankara, Sanliurfa (sud-est) et Mersin (est), selon les médias, sans lien immédiat avec les événements d'Istanbul.

A l'issue d'une réunion d'urgence autour de M. Davutoglu, le porte-parole du gouvernement Numan Kurtulmus a indiqué que le kamikaze avait été identifié comme un Syrien né en 1988, sans toutefois donner son nom.

Selon l'agence de presse Dogan citant des sources policières, cet homme s'appelait Nabil Faldi et était né en Arabie saoudite.

Témoins de la violence de la déflagration, les premières photos prises sur place montraient plusieurs corps démembrés couchés sur le sol pavé de cette grande esplanade, traversée chaque année par des millions de touristes venus du monde entier.

Uniquement des étrangers parmi les morts

«Toutes les victimes sont de nationalité étrangère», a précisé le Premier ministre turc. «Il y a au moins 9 Allemands parmi les 10 tués», a précisé à l'AFP un responsable sous couvert de l'anonymat.

M. Davutoglu a lui-même téléphoné à la chancelière allemande Angela Merkel pour l'en informer et lui présenter ses condoléances.

Le premier bilan livré par le bureau du gouverneur d'Istanbul a également fait état de 15 blessés. Deux d'entre eux se trouvent dans un état grave, a précisé M. Kurtulmus. Parmi eux figure un citoyen norvégien, selon Oslo.

Berlin a recommandé «avec insistance» aux Allemands d'éviter «provisoirement» les lieux publics et les «attractions touristiques» à Istanbul, alors que Paris a conseillé de son côté à ses ressortissants d'éviter le secteur de l'attentat.

Sitôt après l'explosion, de nombreux témoins ont évoqué le scénario d'un attentat suicide. «L'explosion a été si forte que le sol a tremblé», a indiqué une touriste, Caroline, «c'est vraiment effrayant».

La Turquie vit en état d'alerte permanent depuis le double attentat suicide djihadiste, qui a visé un rassemblement de manifestants prokurdes le 10 octobre devant la gare centrale d'Ankara, faisant 103 morts et plus de 500 blessés.

Un policier tué au début de l'année

En janvier 2015 déjà, une femme kamikaze originaire du Daguestan russe, dont la presse locale avait affirmé qu'elle avait rejoint les rangs djihadistes en Syrie, s'était fait exploser devant un poste de police du quartier de Sultanahmet. Un policier avait été tué.

«Le mode opératoire, un kamikaze, et la cible, un groupe de touristes, suggèrent un attentat djihadiste, », a commenté mardi un diplomate occidental. «Si c'est le cas, c'est le signe que Daech a décidé de s'en prendre directement à l'Etat turc», a-t-il ajouté, «jusque-là, ses cibles en Turquie étaient les Kurdes».

Le PKK

La Turquie est également secouée depuis l'été dernier par la reprise de combats meurtriers entre ses forces de sécurité et le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont fait voler en éclat un cessez-le-feu qui tenait depuis plus de deux ans.

Les rebelles kurdes visent en priorité militaires et policiers mais le 23 décembre dernier, une organisation armée kurde, les Faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), a revendiqué une attaque au mortier qui a visé l'aéroport Sabiha Gökçen, sur la rive asiatique d'Istanbul, faisant un mort et un blessé.

Erdogan a promis à plusieurs reprises d'éradiquer le PKK. «La fermeté de la Turquie n'a pas changé», a déclaré mardi l'homme fort du pays. «La Turquie est la première cible de toutes les organisations terroristes actives dans la région parce qu'elle les combat toutes avec la même détermination», a-t-il ajouté.

(nxp)