«Indignés» à Madrid

04 juin 2011 16:17; Act: 04.06.2011 16:33 Print

L'avenir du mouvement se joue ce week-end

Le mouvement des jeunes «indignés» espagnols est réuni samedi et dimanche à la Puerta del Sol, à Madrid, pour décider de la suite à donner à ce mouvement inédit de protestation.

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Cette «rencontre nationale des porte-paroles» des «indignés» qui occupent des places publiques à Madrid, Barcelone et dans les principales villes espagnoles, a pour but de «débattre et réfléchir» à une position commune sur l'avenir du mouvement.

L'intention est de «consolider et étendre le mouvement», selon le communiqué diffusé sur le site «madrid.tomalaplaza.net».

Projet de marche à travers le pays

Les pressions se font croissantes sur les campeurs de la Puerta del Sol, épicentre du mouvement, pour qu'ils libèrent ce haut lieu du commerce et du tourisme de la capitale espagnole.

Une des idées débattues est d'organiser une marche pendant un mois à travers le pays qui aboutirait à Madrid, là où ce mouvement a démarré le 15 mai.

Les «idées et résolutions» prises par les représentants des mouvements «d'indignés» de 53 villes espagnoles, devaient être présentées dimanche.

Une porte-parole, citée par l'édition en ligne du journal El Mundo, a toutefois souligné que les indignés «ne se sentaient absolument pas obligés de prendre des décisions sous la pression» en référence à la pressions croissante des autorités espagnoles pour que le village alternatif de toile et tentes de la Puerta del sol soit démonté.

Le mouvement de contestation, relayé par les réseaux sociaux, rassemble beaucoup de jeunes mais aussi des citoyens espagnols de tous horizons, exaspérés par le chômage, la précarité sociale et les excès du capitalisme.

Le ministre de l'Intérieur socialiste hausse le ton

Mercredi, le ministre de l'Intérieur socialiste Alfredo Perez Rubalcaba a pour la première fois haussé le ton, demandant aux manifestants de respecter la liberté de circulation sur la place.

M. Rubalcaba a toujours assuré que la police agirait «avec mesure» face aux manifestants. Le gouvernement a jusqu'à présent laissé faire, embarrassé face aux risques que lui ferait courir une épreuve de force.

(afp)