Crash d'Air Algérie

26 juillet 2014 21:18; Act: 26.07.2014 21:25 Print

L'avion a été réduit en «petits morceaux»

Une vision à peine soutenable sur la scène du crash d'Air Algérie au Mali: «des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion», lance un Burkinabè qui s'est rendu sur les lieux du drame.

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03.07 L'avocat des victimes a estimé que l'enquête judiciaire révélait des dysfonctionnement accablants pour la compagnie aérienne. 04.09 Un jeune homme de 19 ans a été condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis pour avoir cambriolé la maison de toute une famille, tuée le 24 juillet dans le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali. 07.08 Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash, a annoncé jeudi que la bande magnétique était «un peu endommagée» et que les enregistrements des conversations de l'équipage du vol AH5017 étaient pour le moment «inexploitables». 07.08 Deux semaines, jour pour jour, après l'accident du vol AH5017, les premiers éléments sur les circonstances du crash vont être révélés par les enquêteurs français, qui pourraient esquisser un premier scénario de la tragédie. 28.07 L'équipage espagnol de l'avion d'Air Algérie avait demandé à «rebrousser chemin» avant que le contact ne soit perdu. L'appareil s'est écrasé au Mali, faisant 118 morts. 28.07 Tous les édifices publics français rendent hommage depuis lundi et pour trois jours aux 118 passagers décédés dans l'accident du vol AH5017. 26.07 Une vision à peine soutenable sur la scène du crash d'Air Algérie au Mali: «des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion», lance un Burkinabè qui s'est rendu sur les lieux du drame. Par ailleurs, la seconde boîte noire d'un avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali a été retrouvée samedi par des experts de l'ONU sur le site du crash, où le travail des enquêteurs s'annonce délicat. La boîte noire du vol AH5017 a été récupérée par les experts de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) déployés dans la zone de Gossi... ... , où l'avion s'était écrasé pour des raisons inconnues jeudi, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali). L'avion, un McDonnell Douglas MD-83 loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi et s'était écrasé 50 minutes après avoir décollé. 25.07 Selon un responsable à Gossi, des gardiens de troupeaux ont assisté au crash et ont transmis l'information plus loin. «C'était sans doute une tempête et il a été frappé par la foudre. Les gardiens disent que l'appareil était en feu quand il est tombé, avant de s'écraser», selon ce responsable. Les conditions météorologiques demeurent l'hypothèse privilégiée pour expliquer l'accident, selon le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Aux dires de Robert Galan, ex-pilote d'Air France qui a volé durant 15 ans dans la zone où s'est produit le crash, «il y a un front tropical où se rencontrent en cette saison des vents contraires et forts... ... , une masse sèche et chaude venant du nord et une autre humide du golfe de Guinée, des conditions idéales pour de gros orages, tout ce qu'il faut pour poser problème à l'aviation». 25.07 L'enquête, qui débute, pour connaître les causes de l'accident jeudi de l'avion d'Air Algérie, va associer autorités et enquêteurs de plusieurs pays concernés, ont annoncé vendredi les autorités françaises. 25.07 Dix personnes d'une même famille, parmi les 54 victimes françaises, ont péri dans le crash de l'avion d'Air Algérie dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Mali, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Ces personnes résidaient toutes dans l'est de la France, à Lorette, Lyon, Gex et Chambéry, ont indiqué des proches et des élus locaux. Au total, les 54 victimes françaises appartenaient à 21 familles différentes. 25.07 Les première images du lieu du crash ont été diffusées par France 2. 25.07 «Il n'y a hélas aucun survivant» après le crash d'un avion d'Air Algérie au Mali, a déclaré le président français François Hollande. Il a indiqué qu'une des deux boîtes noires avait été retrouvée par les militaires français arrivés vendredi sur le lieu du drame. 25.07 Les conditions météorologiques constituent «l'hypothèse la plus probable» pour expliquer le crash au Mali de l'avion d'Air Algérie avec 118 personnes à bord, dont une Suissesse, a estimé vendredi matin le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. 25.07 La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey (Niger), a indiqué le ministère français de la Défense. 24.07.2017 L'avion d'Air Algérie a été localisé dans la région de Gossi, au Mali, dans la soirée. Il avait été porté manquant dans la matinée. Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro, a dû démentir se trouver sur ce vol. Air Algérie a indiqué jeudi ne plus avoir de trace d'un de ses appareils, 50 minutes après son décollage de Ouagadougou, au Burkina Faso. Le vol AH5017 assurait la liaison entre la capitale du Bourkina Faso et Alger. L'avion transportait 110 passagers de plusieurs nationalités et le contact a été perdu alors qu'il survolait le nord du Mali, a affirmé à l'AFP une source au sein d'Air Algérie, sous couvert d'anonymat. L'appareil en question est un McDonnell Douglas MD83, a confirmé la compagnie espagnole de leasing Swiftair, propriétaire de l'avion.

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Selon Eugène Somda, , il n'y reste «pas grand-chose» de l'appareil. «J'avais deux de mes frères, ma belle-soeur et mes petits neveux dans l'avion», ainsi qu'«une amie qui les accompagnait», explique M. Somda dans un entretien avec des journalistes de l'AFP et de Radio France Internationale (RFI) à Ouagadougou, peu après son retour du Mali. Sur place, «nous avons (vu) des débris d'avion. Des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion», affirme ce quadragénaire qui, en racontant son voyage, n'a pas pu contenir ses larmes.

Pourtant, précise-t-il, «je ressens un certain soulagement» à l'issue de la visite car »maintenant, je sais où sont mes frères. C'est très important pour moi de savoir que cet endroit est leur tombe«. Le vol AH5017 d'Air Algérie est parti de la capitale burkinabè dans la nuit de mercredi à jeudi mais n'a jamais atteint sa destination, Alger. Il s'est écrasé 50 minutes après le décollage pour une raison encore inconnue samedi.

Il n'y a eu aucun survivant parmi les 118 personnes à bord, dont six membres d'équipage. Parmi les 112 passagers, figuraient 54 Français, 23 Burkinabè, huit Libanais, six Algériens et des ressortissants de plusieurs autres pays. Les causes du crash n'ont pas encore été déterminées. Plusieurs spécialistes ont évoqué les mauvaises conditions météorologiques.

Samedi matin, Eugène Somda a été transporté sur le site de l'accident par le gouvernement burkinabè. Un voyage effectué en hélicoptère avec le Libanais Méroué Hamed, un responsable du consulat de France à Ouagadougou ainsi que quelques journalistes, dont un photographe de l'AFP.

Silence

A l'arrivée sur les lieux, après un peu plus d'une heure de vol, ce fut le choc pour les proches des victimes. Eugène Somda, portant un sac au dos, s'est agenouillé et a prié. Méroué Hamed regardait en silence, l'air grave. Vu du ciel, le site est une zone désolée et sèche parsemée d'arbustes dont certains ont les feuilles jaunies.

On peut y voir des traces noires, comme après un incendie, et un peu plus loin des véhicules militaires forment un cercle autour d'une zone. Ce sont les militaires français, maliens et de la mission de l'ONU au Mali, la Minusma, chargés de »sécuriser« le site, explique-t-on côté burkinabè.

Le sol est jonché de débris, sur plusieurs dizaines de mètres. Certains des arbustes sont devenus des branchages calcinés. Dans l'air, flotte une odeur de carburant. Tout cela fait une vision que »beaucoup ne pourront pas supporter, c'est assez difficile, estime Eugène Somda, indiquant que de nombreux proches de victimes souhaitent se rendre sur le site du crash.

«On veut bien aller (sur place pour) savoir, mais est-ce qu'on est prêt à supporter ce qu'on verra?», demande-t-il, en appelant à soutenir les familles des disparus. De retour à Ouagadougou, Méroué Hamed a aussi été sollicité pour une déclaration, il s'est dit incapable de s'exprimer.

A Paris, à l'issue d'une rencontre avec des proches des victimes françaises, le président français François Hollande a assuré que «les familles qui le voudront» seront accompagnées, «le moment venu», sur le site du crash.

(afp)