Air Algérie

25 juillet 2014 06:01; Act: 25.07.2014 07:11 Print

L'épave retrouvée dans un «état désintégré»

Le vol AH5017, disparu 50 minutes après avoir décollé du Burkina Faso, s'est écrasé. Le DFAE confirme qu'une Suissesse était à bord de l'appareil. Un témoin aurait assisté à la chute de l'avion.

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03.07 L'avocat des victimes a estimé que l'enquête judiciaire révélait des dysfonctionnement accablants pour la compagnie aérienne. 04.09 Un jeune homme de 19 ans a été condamné jeudi à quatre mois de prison avec sursis pour avoir cambriolé la maison de toute une famille, tuée le 24 juillet dans le crash de l'avion d'Air Algérie au Mali. 07.08 Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé de l'enquête technique sur le crash, a annoncé jeudi que la bande magnétique était «un peu endommagée» et que les enregistrements des conversations de l'équipage du vol AH5017 étaient pour le moment «inexploitables». 07.08 Deux semaines, jour pour jour, après l'accident du vol AH5017, les premiers éléments sur les circonstances du crash vont être révélés par les enquêteurs français, qui pourraient esquisser un premier scénario de la tragédie. 28.07 L'équipage espagnol de l'avion d'Air Algérie avait demandé à «rebrousser chemin» avant que le contact ne soit perdu. L'appareil s'est écrasé au Mali, faisant 118 morts. 28.07 Tous les édifices publics français rendent hommage depuis lundi et pour trois jours aux 118 passagers décédés dans l'accident du vol AH5017. 26.07 Une vision à peine soutenable sur la scène du crash d'Air Algérie au Mali: «des petits morceaux, pas grand-chose pour reconnaître un avion», lance un Burkinabè qui s'est rendu sur les lieux du drame. Par ailleurs, la seconde boîte noire d'un avion d'Air Algérie qui s'est écrasé dans le nord du Mali a été retrouvée samedi par des experts de l'ONU sur le site du crash, où le travail des enquêteurs s'annonce délicat. La boîte noire du vol AH5017 a été récupérée par les experts de la Mission de l'ONU au Mali (Minusma) déployés dans la zone de Gossi... ... , où l'avion s'était écrasé pour des raisons inconnues jeudi, à environ 100 km de Gao (nord-est du Mali). L'avion, un McDonnell Douglas MD-83 loué par Air Algérie auprès de la société espagnole SwiftAir, était parti de Ouagadougou pour Alger dans la nuit de mercredi à jeudi et s'était écrasé 50 minutes après avoir décollé. 25.07 Selon un responsable à Gossi, des gardiens de troupeaux ont assisté au crash et ont transmis l'information plus loin. «C'était sans doute une tempête et il a été frappé par la foudre. Les gardiens disent que l'appareil était en feu quand il est tombé, avant de s'écraser», selon ce responsable. Les conditions météorologiques demeurent l'hypothèse privilégiée pour expliquer l'accident, selon le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. Aux dires de Robert Galan, ex-pilote d'Air France qui a volé durant 15 ans dans la zone où s'est produit le crash, «il y a un front tropical où se rencontrent en cette saison des vents contraires et forts... ... , une masse sèche et chaude venant du nord et une autre humide du golfe de Guinée, des conditions idéales pour de gros orages, tout ce qu'il faut pour poser problème à l'aviation». 25.07 L'enquête, qui débute, pour connaître les causes de l'accident jeudi de l'avion d'Air Algérie, va associer autorités et enquêteurs de plusieurs pays concernés, ont annoncé vendredi les autorités françaises. 25.07 Dix personnes d'une même famille, parmi les 54 victimes françaises, ont péri dans le crash de l'avion d'Air Algérie dans la nuit de mercredi à jeudi dans le nord du Mali, a-t-on appris vendredi de sources concordantes. Ces personnes résidaient toutes dans l'est de la France, à Lorette, Lyon, Gex et Chambéry, ont indiqué des proches et des élus locaux. Au total, les 54 victimes françaises appartenaient à 21 familles différentes. 25.07 Les première images du lieu du crash ont été diffusées par France 2. 25.07 «Il n'y a hélas aucun survivant» après le crash d'un avion d'Air Algérie au Mali, a déclaré le président français François Hollande. Il a indiqué qu'une des deux boîtes noires avait été retrouvée par les militaires français arrivés vendredi sur le lieu du drame. 25.07 Les conditions météorologiques constituent «l'hypothèse la plus probable» pour expliquer le crash au Mali de l'avion d'Air Algérie avec 118 personnes à bord, dont une Suissesse, a estimé vendredi matin le ministre français de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve. 25.07 La zone où se trouve l'épave de l'avion d'Air Algérie a été repérée grâce à un drone d'observation français Reaper, basé à Niamey (Niger), a indiqué le ministère français de la Défense. 24.07.2017 L'avion d'Air Algérie a été localisé dans la région de Gossi, au Mali, dans la soirée. Il avait été porté manquant dans la matinée. Mariela Castro, fille du président cubain Raul Castro, a dû démentir se trouver sur ce vol. Air Algérie a indiqué jeudi ne plus avoir de trace d'un de ses appareils, 50 minutes après son décollage de Ouagadougou, au Burkina Faso. Le vol AH5017 assurait la liaison entre la capitale du Bourkina Faso et Alger. L'avion transportait 110 passagers de plusieurs nationalités et le contact a été perdu alors qu'il survolait le nord du Mali, a affirmé à l'AFP une source au sein d'Air Algérie, sous couvert d'anonymat. L'appareil en question est un McDonnell Douglas MD83, a confirmé la compagnie espagnole de leasing Swiftair, propriétaire de l'avion.

Une faute?

L'avion d'Air Algérie qui s'est écrasé jeudi avec au moins 116 personnes à bord, parmi lesquelles une cinquantaine de Français et une Suissesse, a été localisé dans la région de Gossi (nord du Mali) dans un «état désintégré», a indiqué l'Elysée. Un détachement militaire français a été envoyé sur le lieu du crash pour sécuriser le site.

La présidence française assure que l'épave est bien celle de l'avion d'Air Algérie. «L'appareil a été clairement identifié malgré son état désintégré», souligne le communiqué de l'Elysée, reçu dans la nuit de jeudi à vendredi. François Hollande y présente par ailleurs «toute sa solidarité» aux familles et aux proches des victimes.

Gossi est une petite ville située au sud de Gao. Jeudi soir, la télévision malienne avait annoncé que l'épave de l'avion y avait été localisée. Le président malien Ibrahim Boubacar Keita doit se rendre sur les lieux du crash vendredi, d'après la télévision malienne.

Informations contradictoires

Après des informations contradictoires sur le lieu exact du crash, un haut responsable burkinabé a annoncé jeudi soir que l'appareil s'était écrasé près de la frontière entre le Burkina Faso et le Mali.

«Nous venons de retrouver l'avion algérien. L'épave a été localisée (...) à 50 km au nord de la frontière du Burkina Faso», dans la zone malienne de Gossi, a déclaré le général burkinabè Gilbert Diendiéré, chef d'état-major particulier à la présidence.

Peu avant, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta avait affirmé que «l'épave a été aperçue» dans le nord de son pays, mais dans une zone différente, «entre Aguelhoc et Kidal», près de la frontière algérienne, sans plus de détails.

«L'avion a disparu à Gao, à 500 km de la frontière algérienne», avait déclaré le Premier ministre algérien Abdelmalek Sellal en fin de matinée, en parlant de «victimes».

«Tout laisse penser que cet avion s'est écrasé», selon le président français François Hollande. Selon lui, l'équipage espagnol a signalé qu'il changeait de route «en raison de conditions météo particulièrement difficiles».

«Aujourd'hui même, nous ne pouvons pas établir les causes de ce qui s'est produit», a cependant souligné M. Hollande, assurant que la France avait mobilisé tous ses «moyens militaires» au Mali pour retrouver l'avion.

Aucune piste à exclure

Accident ou attentat, «on ne peut pas, on ne doit exclure aucune hypothèse avant d'avoir tous les éléments», a dit le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius.

La secrétaire d'Etat aux Français de l'étranger, Fleur Pellerin, est attendue dans la nuit de jeudi à vendredi à Ouagadougou.

Au Mali, malgré une intervention militaire internationale encore en cours, la situation est toujours instable dans le Nord, qui fut occupé pendant plusieurs mois en 2012 par des groupes armés jihadistes.

Enquête ouverte

Deux Mirage 2000 de l'armée française, basés au Tchad, ont participé à la recherche de l'appareil, un MacDonnell Douglas MD-83 immatriculé EC-LTV et affrété auprès de la société espagnole de leasing Swiftair, avait indiqué l'état-major des armées à Paris.

L'Algérie, le Burkina Faso, le Mali et le Niger ont participé aux recherches dans une vaste zone autour de Gao.

En France, où une enquête judiciaire a été ouverte pour «homicides involontaires», l'appareil avait été déclaré en «bon état» lors d'un contrôle cette semaine, a assuré l'aviation civile.

Disparition après 50 minutes

Selon la compagnie Air Algérie, l'avion avait décollé de Ouagadougou, avec plus de 110 passagers et six membres d'équipage, à destination d'Alger dans la nuit de mercredi à jeudi. Il a disparu des écrans radar 50 minutes après son décollage.

Au départ, il transportait notamment 50 Français (dont une famille de sept personnes, les parents, quatre enfants et un neveu), 24 Burkinabè, huit Libanais, six Algériens, six Espagnols (les membres de l'équipage), cinq Canadiens (dont quatre membres d'une même famille, les parents et deux de leurs enfants), quatre Allemands et deux Luxembourgeois.

A son bord se trouvaient aussi un Belge, un Camerounais, un Egyptien, un Malien, un Nigérien, un Roumain, un Suisse, un Ukrainien et «3 nationalités en cours de recherche».



(20 minutes/afp)