Animaux de compagnie

26 novembre 2010 09:13; Act: 26.11.2010 09:51 Print

L'épidémie d'obésité menace Fido et Médor

L'association américaine pour la prévention de l’obésité chez les animaux de compagnie a profité de la fête de Thanksgiving, jeudi, pour mettre leurs maîtres en garde contre la suralimentation.

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La généralisation des chiens et chats de taille XXL inquiète les vétérinaires américains.

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«Avant de partager vos restes de Thanksgiving avec vos chers amis à quatre pattes, prenez note de ce qui suit: l’épidémie d’obésité aux Etats-Unis s’étend aussi aux chats et aux chiens et ne touche pas seulement leurs propriétaires trop bien nourris.» Telle est la mise en garde de l’Association américaine pour la prévention de l’obésité chez les animaux de compagnie, qui s’inquiète de l’avenir des quelque 90 millions de chats et de chiens du pays. La moitié d’entre eux fait déjà monter l’aiguille de la balance au-delà du médicalement raisonnable, rapporte le site «Health Day».

Un monde «obésogène»

Les causes de l’obésité sont les mêmes chez Médor ou Fido que chez leur propriétaire, rappelle le vétérinaire Joe Wakshlag, professeur assistant en nutrition clinique au Collège de médecine vétérinaire de l’université Cornell. Et d’expliquer: «L'Amérique est devenue «obésogène. Cela signifie que nous vivons dans un monde qui fait la promotion d’une prise de nourriture croissante, d’un choix alimentaire malsain et d’une activité physique réduite. Nos animaux de compagnie vivent dans le même monde que nous et souffrent des mêmes conséquences.»

Les maladies qu’ils peuvent développer lors de surpoids sont d’ailleurs identiques à celles des humains: arthrite, diabète, maladie des reins et du cœur, hypertension et cancers. Résultat: des factures de vétérinaires salées.

Selon la compagnie d’assurance vétérinaire pour animaux de compagnie Veterinary Pet Insurance Co, les demandes de remboursement pour des maladies pouvant être associées aux excès de poids ont atteint 17 millions de dollars l’an dernier.

«Normalisation» dangereuse

Un autre effet pervers de cette épidémie de surpoids est leur «normalisation», souligne le Dr. Ernie Ward, vétérinaire auteur d'un livre sur les enjeux de cette obésité animale. A force de côtoyer des chats et des chiens de taille extra large, leurs propriétaires finissent par les trouver normaux et ne s’inquiètent plus des risques médicaux liés à leur obésité.

(aia)