Irak

07 mars 2017 04:24; Act: 07.03.2017 10:48 Print

L'étau se resserre autour de l'EI à Mossoul

Les djihadistes sont en difficulté dans leurs deux grands fiefs, à partir desquels ils avaient établi leur «califat» depuis 2014.

Voir le diaporama en grand »
Mossoul fête ce jeudi 14 décembre la victoire sur l'EI. Des milliers de policiers, militaires et une centaine de véhicules blindés ont défilé pour la délivrance et le retour à la vie normale. (14 décembre 2017) Le Premier ministre irakien Haider al-Abadi a annoncé samedi «la fin de la guerre contre l'EI» en Irak. Les forces gouvernementales se battent depuis trois ans pour éliminer le groupe djihadiste Etat islamique (EI) du pays. (Samedi 9 décembre 2017) Violents affrontements ce mercredi entre forces gouvernementales et des soldats de l'EI. Des jdihadistes ont occupé mercredi durant quelques heures trois villages dans l'ouest de l'Irak avant d'être tués par les forces gouvernementales, selon des sources de sécurité. (27 septembre 2017) L'avocate Amal Clooney, spécialisée dans la défense des droits humains, s'est longtemps battue pour que l'Irak autorise l'ONU à l'assister dans ses enquêtes. (Jeudi 21 septembre 2017) L'offensive contre Hawija, fief de l'EI, a commencé. (21 septembre 2017) La prochaine défaite militaire du groupe État islamique (EI) en Irak et en Syrie est annoncée par tous les officiels et experts, qui sont toutefois unanimes à prévenir que le groupe ne disparaîtra pas et s'adaptera pour continuer son combat. (Mercredi 6 septembre 2017) En déroute en Irak et en Syrie, le groupe Etat islamique (EI) est contraint de se replier dans le désert et dans la clandestinité, trois ans après avoir contrôlé un territoire de sept millions d'habitants aussi grand que l'Italie. (Mardi 5 septembre 2017) Le Premier ministre irakien a annoncé jeudi la reprise à l'EI de Tal Afar, l'un des trois derniers bastions djihadistes dans le pays, finalisant ainsi la reconquête de l'ensemble de la province septentrionale de Ninive. (Jeudi 31 août 2017) Forcés de fuir, les habitants de Tal Afar, à 70 kilomètres à l'ouest de Mossoul, reviennent chez eux après la reprise de la ville à l'EI. (Dimanche 28 août 2017) Jim Mattis a fait une visite surprise à Bagad, au 3e jour d'une offensive des forces irakiennes et de la coalition contre un bastion de l'EI. (22 août 2017) L'armée irakienne a annoncé tôt dimanche 20 août au matin, le lancement de l'assaut ultime pour libérer la ville de Tal Afar, dans le Nord irakine, aux mains des djihadistes depuis 2014. Différentes forces armée, militaires, policières et miliciennes participeront aux combats (Image prétexte - 14 août 2017) La ville de Tal Afar comptait 200'000 habitants avant l'arrivée de Daech. On ne sait pas combien ils sont aujourd'hui, mais les autorités redoutent l'habitude qu'a Daech de se servir des civils comme boucliers humains. (Image prétexte - juin 2017) Séparés par la guerre, des enfants attendent dans l'angoisse leurs parents dans un camp près de Mossoul. (Mardi 18 juillet 2017) L'Irak enquête sur de possibles exactions commises par ses forces de sécurité à l'encontre de jihadistes du groupe Etat islamique faits prisonniers à Mossoul. (Jeudi 13 juillet 2017) Mossoul a été reconquise par les troupes irakiennes avec l'aide des militaires américains, sans que ces derniers ne soient impliqués dans les combats terrestres. (Lundi 10 juillet 2017) Des Irakiens fêtent la victoire des forces gouvernementales à Mossoul. (10 juillet 2017) Mossoul serait «libérée», selon le Premier ministre irakien. (Samedi 9 juillet 2017) Des jihadistes se sont infiltrés dans un village au sud de Mossoul, kidnappant des familles et tuant deux journalistes irakiens. (Vendredi 7 juillet 2017) Quelque 700'000 civils ont fui Mossoul, depuis le début de l'offensive. (Jeudi 6 Juin 2017) Les civils sont pris «dans les bombardements et les échanges de tirs. Les combattants (de l'EI) les ciblent s'ils cherchent à partir», a encore dit Mme Grande. (Jeudi 6 Juin 2017) De nombreux blessés graves restent toujours bloqués dans l'ouest de Mossoul en raison des combats. Médecins sans frontières Suisse (MSF) a soigné plus d'une centaine de personnes ces dernières semaines dans un hôpital qu'elle a réhabilité. (5 juillet 2017) La victoire «n'est plus qu'une question de jours», selon un commandant des forces spéciales irakiennes. (Dimanche 2 juillet 2017) L'armée irakienne annonce s'être emparée jeudi du site de la grande mosquée Al Nouri, dans la vieille ville de Mossoul. Un commandant des Forces spéciales a toutefois affirmé que ses forces étaient sur le point de le faire. (Jeudi 29 juin 2017) Dans Mossoul dévastée, des secouristes tentent de sauver les familles ensevelies sous les décombres de la sanglante bataille entre l'armée irakienne et les djihadistes. Une course contre la montre au péril de leur vie, entre bombes et snipers. (Jeudi 29 juin 2017) Les habitants de Mossoul, en Irak, sont traumatisés par les violences et demandent, à leur arrivée dans les camps de réfugiés, à obtenir une aide psychologique. (Mardi 27 juin 2017) Un kamikaze a tué douze personnes en se faisant exploser parmi des civils fuyant la vieille ville de Mossoul, où des djihadistes acculés résistent âprement aux forces irakiennes cherchant à les chasser de leur dernier fief urbain en Irak. On dénombre une vingtaine de blessés, dont des enfants. (Vendredi 23 juin 2017) Le monument où le chef de l'EI Abou Bakr al-Baghdadi avait fait sa seule apparition a été détruit. Daesh et la coalition s'accusent mutuellement. (Mercredi 21 juin 2017) Une image aérienne de la grande mosquée Al Nouri de Mossoul prise peu après l'explosion. (Mercredi 21 juin 2017) Les forces irakiennes ont lancé l'assaut sur la vieille ville de Mossoul, selon l'armée. (Dimanche 18 juin 2017) L'ONU estime que plus de 100'000 civils sont retenus comme boucliers humains par l'Etat Islamique dans la vieille-ville de Mossoul. Deux personnes sont mortes à la suite d'une intoxication alimentaire massive dans un camp de déplacés à l'est de Mossoul. Ici, des enfants touchés. (Mardi 13 juin 2017) Dans le camp d'Al-Khazer, les déplacés irakiens ont peut-être échappé aux combats et aux djihadistes du groupe Etat islamique mais doivent affronter d'autres ennemis comme les serpents et scorpions qui pullulent dans ces secteurs désertiques. (Jeudi 8 juin 2017) Selon un rapport du Pentagone, au moins 105 civils ont été tués en mars lors d'un bombardement américain à Mossoul. (Jeudi 25 mai 2017) Plusieurs soldats irakiens ont dû être soignés après une attaque à l'arme chimique perpétrée samedi 14 avril par le groupe Etat islamique (EI) à Mossoul, a rapporté mercredi 19 avril un responsable américain. (Image prétexte - 19 avril 2017) Des crues ont rendu impraticables les deux ponts flottants mis en place par l'armée irkaienne pour évacuer les 400'000 civils toujours bloqués dans Mossoul-Ouest. Depuis vendredi 14 avril, les civils ne peuvent plus passer et l'aide humanitaire n'atteint plus le camp de réfugiés où les personnes évacuées sont regroupées. (Image prétexte) Des forces de sécurité irakiennes passent devant des familles qui fuient leurs maisons de la vieille ville de Mossoul. Des propagandistes de l'EI ont été tués par la coalition dans l'ouest de l'Irak. (Jeudi 30 mars 2017) Pendant que les forces irakiennes repartent à l'attaque dans la vieille ville de Mossoul, des enquêtes ont été lancées au sujet de frappes ayant tué des civils. (Lundi 27 mars 2017) Des milliers de civils sont pris au piège par les djihadistes dans la vieille ville de Mossoul. (Lundi 20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) L'opération des forces irakiennes contre l'EI poussent 180'000 Irakiens à fuir Mossoul-Ouest. (20 mars 2017) Des membres des forces irakiennes reviennent de la ligne de front à Mossoul Ouest. Elles consolident leurs positions près de la Vieille ville de Mossoul. (Lundi 13 mars 2017) Les forces irakiennes ont repris plus d'un tiers de la partie ouest de Mossoul aux djihadistes du groupe Etat islamique (EI) depuis le lancement d'une offensive le 19 février. (12 mars 2017) Les habitants de Mossoul sortent de leur silence. Ils racontent la terreur semée par les djihadistes dans la ville irakienne. (9 mars 2017) Le chef du groupe Etat islamique (EI) et calife autoproclamé Abou Bakr al Baghdadi aurait abandonné le commandement opérationnel à ses lieutenants. Il aurait quitté Mossoul pour se cacher dans le désert. (Mercredi 8 mars 2017) Les forces irakiennes avancent dans le village de Badush, à 15 km à l'ouest de Mossoul. (Mardi 7 mars 2017) Les forces irakiennes avancent dans Mossoul-ouest, l'étau se resserre sur les jihadistes de l'EI. (Lundi 6 mars 2017) Les forces irakiennes ont attaqué dimanche quatre quartiers tenus par les djihadistes à Mossoul-Ouest. (5 mars 2017) Smoke billows as Iraqi forces hold a position on a street in Mosul on March 1, 2017, during an offensive by security forces to retake the western parts of the city from Islamic State (IS) group fighters. At least 26,000 people have fled in the 10 days since Iraqi forces launched the push to retake west Mosul, where jihadists put up 'fierce' resistance. / AFP PHOTO / ARIS MESSINIS Couverts par les avions et les hélicoptères militaires, les troupes irakiennes combattaient samedi les djihadistes dans l'ouest de Mossoul. (Samedi 25 février 2017) Les forces d'élite irakiennes sont entrées vendredi dans un quartier de Mossoul-Ouest. (Vendredi 24 février 2017) Les forces irakiennes sont en train de reprendre le contrôle de l'aéroport de Mossoul qui se trouvait entre les mains de l'EI depuis juin 2014. (Jeudi 23 février 2017) L'EI obligerait les enfants et les handicapés à devenir kamikazes, selon un général américain. (Jeudi 23 janvier 2017) Des véhicules de la police fédérale irakienne patrouillent dans les rues d'Al-Bousseif, localité qui surplombe l'aéroport et le sud de la ville de Mossoul. (Mercredi 22 février 2017) De la fumée s'échappe du village crucial d'al-Buseif, au sud de Mossoul, lors de l'avancée des forces irakiennes contre l'EI. (Mardi 21 février 2017) Un djihadiste du groupe Etat islamique (EI) qui aurait commis un attentat suicide en Irak près de Mossoul était un Britannique qui avait été détenu à Guantanamo. (Mardi 21 février 2017) Les forces irakiennes soutenues par des avions et des hélicoptères se sont rapprochées de la périphérie sud-ouest et de l'aéroport de Mossoul malgré la résistance de quelque 2000 djihadistes du groupe Etat islamique (EI). (Mardi 21 février 2017) Les forces pro-gouvernementales irakiennes sont passées à la deuxième phase de la contre-offensive visant à reprendre la ville tombée en juin 2014 aux mains de l'EI (Dimanche 19 février 2017). En marge de la bataille de Mossoul, le jihadiste français Rachid Kassim, considéré comme l'inspirateur de plusieurs attentats en France, aurait été tué lors d'une frappe de la coalition. (Vendredi 10 février 2017) Des charniers ont été découverts dans l'ouest de l'Irak. Ils seraient l'oeuvre du groupe Etat islamique. (Jeudi 9 février 2017) Des tests ont confirmé que l'EI s'était servi de laboratoires de l'université de Mossoul pour produire des armes chimiques à l'agent moutarde, selon le Pentagone. (Mardi 7 février 2017) Quelque 750'000 civils habitant dans l'ouest de Mossoul étaient confrontés à «un risque extrême», alors que se prépare l'offensive des forces irakiennes contre l'Etat islamique. (24 janvier 2016) L'armée irakienne a annoncé mercredi que toute la partie est de la ville de Mossoul avait été libérée et qu'il ne restait plus que quelques djihadistes du groupe Etat islamique à déloger. (Mercredi 18 janvier 2017) Les forces irakiennes auraient découvert sur le campus universitaire de Mossoul des substances chimiques utilisées par l'EI pour fabriquer des armes. (Samedi 14 janvier 2017) De violents affrontements se déroulaient à l'Université de Mossoul que les djihadistes de l'Etat islamique (EI) contrôlent depuis leur prise de la ville en 2014. (Vendredi 13 janvier 2017) Les Irakiens ont fait un pas supplémentaire vers la reconquête de la grande ville du nord de l'Irak aux mains du groupe EI. (Dimanche 8 janvier 2017) Les combats ont repris entre l'armée irakienne et l'EI dans plusieurs quartiers du sud-est de Mossul. (Jeudi 29 décembre 2016) Des combattants du groupe Etat islamique ont «délibérément» attaqué des civils refusant de leur servir de «boucliers humains», dénonce l'organisation humanitaire Human Rights Watch. (21 décembre 2016) Les combats et les bombes laissées derrière eux par les djihadistes provoquent d'importants dégâts sanitaires et environnementaux en Irak, s'alarment les organisations internationales. Elles plaident pour une réponse rapide avant que la situation ne devienne incontrôlable. (Dimanche 18 décembre 2016) Les forces irakiennes continuent leur percée contre l'Etat islamique. (Mercredi 7 décembre 2017) Un soldat irakien nourrit un chien dans un village récemment libéré des mains de l'EI près de Mossoul. (Samedi 3 décembre 2016) Les forces armées irakiennes visent les jihadistes de l'EI au sud de Mossoul. Presque 2000 membres de l'armée ont été tués en novembre. (Jeudi 1er décembre 2016) La bataille pour reprendre Mossoul à l'Etat islamique (EI) est devenue «très dure», a indiqué la coalition. (Mercredi 30 novembre 2016) La carcasse calcinée d'un camion après l'attentat contre des pèlerins chiites de retour de Kerbala. Au moins 70 personnes ont été tuées. (Jeudi 24 novembre 2016) L'étau se resserre pour l'Etat islamique. Les troupes irakiennes ont coupé mercredi la dernière voie d'approvisionnement des djihadistes entre Mossoul et la Syrie. (23 novembre 2016) Un soldat irakien dans le village de Keramlis (au sud de Mossoul), repris à l'Etat islamique. (Dimanche 13 novembre 2016) L'Etat islamique (EI) a à nouveau tué des dizaines de personnes à Mossoul et dans la région. (Vendredi 11 novembre 2016) Près de 42'000 Irakiens ont fui leur habitation depuis le début de l'opération pour reprendre Mossoul au groupe Etat islamique, il y a plus de trois semaines. (9 novembre 2016) Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) ont contraint 1500 familles à se retirer avec eux de la ville irakienne de Hammam al Alil, au sud de Mossoul. (Mardi 8 novembre 2016) Des forces d'élite irakiennes ont avancé vendredi dans les rues de l'est de Mossoul. Elles se sont heurtées à une forte résistance des combattants du groupe Etat islamique (EI). (Vendredi 4 novembre 2016) Les troupes irakiennes dans le village de Gogjali récemment repris à l'EI à la périphérie est de Mossoul. (Jeudi 3 novembre 2016) Le chef de l'EI, Abu Bakr al-Baghdadi, ici en 2014, a appelé ses combattants à ne pas lâcher Mossoul, dans un message audio le 2 novembre 2016. (Jeudi 3 novembre 2016). L'inquiétude grandit pour les centaines de milliers de civils pris au piège à Mossoul, alors que les combats s'intensifient. (2 novembre 2016) Le premier ministre irakien a averti mardi la Turquie qu'elle serait traitée en «ennemi» si elle provoquait un affrontement dans le nord de l'Irak. Ankara a envoyé des chars et des pièces d'artillerie notamment vers une zone proche de la frontière avec son voisin. (Mercredi 2 novembre 2016) Selon Save The Children, 600'000 enfants se trouvent dans la ville de Mossoul. (Mardi 1er novembre 2016) Les forces irakiennes sont entrées dans la deuxième ville du pays. (Mardi 1er novembre 2016) Des paramilitaires chiites irakiens ont lancé une opération à l'ouest de Mossoul pour reprendre la ville de Tal Afar au groupe Etat islamique. (Samedi 29 octobre 2016) Au moins 232 personnes ont été exécutées par le groupe Etat Islamique la semaine dernière, près de Mossoul. (Vendredi 26 octobre 2016) Des combattants du groupe Etat islamique (EI) rasent leur barbe à Mossoul à l'approche des forces irakiennes qui ne sont plus qu'à quelques kilomètres de certains faubourgs du fief djihadiste. (Mercredi 26 octobre 2016) Un puits de pétrole en feu à Qayyarah, à une trentaine de kilomètres de Mossoul. (Dimanche 23 octobre 2016) Un soldat irakien emmène un homme suspecté d'être un jihadiste de l'EI à Kirkouk. (Samedi 22 octobre 2016) Le gouverneur de la province de Kirkouk aux côtés de forces de sécurité kurdes. Les forces irakiennes tentent de continuer leur avancée vers Mossoul. (Samedi 22 octobre 2016) Explosions à Kirkouk, où l'EI a fait diversion en lançant une série d'attaques le 21 octobre 2016. (Samedi 22 octobre 2016). Après Mossoul, Raqa pourrait être «le prochain objectif», a déclaré François Hollande à Bruxelles. (Jeudi 20 octobre 2016) L'armée irakienne avance vite dans la bataille de Mossoul. La ville ne serait plus qu'à quelques kilomètres. (Jeudi 20 octobre 2016) Des soldats irakiens de l'armée régulière se lancent à l'attaque en direction de la ville de Mossoul. (Jeudi 20 octobre 2016) Des troupes irakiennes stationnées à l'extérieur de Mossoul (Irak), le 18 octobre 2016. Plusieurs assauts sont prévus dans les heures qui viennent, selon les autorités. Plusieurs milliers de personnes ont déjà fuit la ville. (Mercredi 19 octobre 2016). Les corps de deux membres du groupe EI dans le village de Badana, près de Mossoul (Irak), le 18 octobre 2016, lors de la deuxième journée de l'offensive. (Mercredi 19 octobre 2016). De la fumée noire monte des rues de Mossoul, où a commencé une grande offensive pour libérer la deuxième ville d'Irak. (Mardi 18 octobre 2016) Des milliers de combattants kurdes irakiens progressaient lundi en direction de villages tenus par des djihadistes à l'est de Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Les forces spéciales irakiennes se préparent en vue de leur marche sur Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Des centaines de milliers de civils pourraient fuir les combats à Mossoul. L'ONU s'inquiète. (Lundi 17 octobre 2016) Le Premier ministre a précisé dans son allocution que seules l'armée et la police irakiennes entreraient dans Mossoul. (Lundi 17 octobre 2016) Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a qualifié le lancement de l'offensive à Mossoul de «moment décisif». (Lundi 17 octobre 2016) Le Premier ministre irakien a annoncé l'offensive sur Mossoul lors d'une allocution télévisée. (Lundi 17 octobre 2016) Les forces du gouvernement irakien, assistées par diverses autres forces, resserrent depuis des mois leur dispositif autour de Mossoul, deuxième ville d'Irak et principal bastion de l'EI dans ce pays. (Dimanche 16 octobre 2016) Des policiers irakiens sur la base de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, se préparent à l'offensive. (Dimanche 16 octobre 2016) Des fumées provenant de puits de pétrole en feu sont aperçue depuis la base de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul, alors que les soldats irakiens se préparent à l'offensive. (Dimanche 16 octobre 2016) Un policier irakien essaie un masque à gaz sur la base militaire de Qayyarah, à 60 km au sud de Mossoul. (Dimanche 16 octobre 2016)

Sur ce sujet
Une faute?

Les djihadistes du groupe Etat islamique (EI) sont chaque jour un peu plus en difficulté à Mossoul, face aux forces irakiennes, et dans l'est de la Syrie où une alliance arabo-kurde soutenue par Washington leur a coupé un axe stratégique.

L'étau se resserre ainsi sur les deux derniers grands fiefs, Mossoul en Irak et Raqa en Syrie, à partir desquels les djihadistes avaient établi leur «califat» à cheval sur les deux pays depuis 2014.

Dans la deuxième ville d'Irak, les forces de sécurité ont repris les principaux bâtiments administratifs lundi, dont le siège du gouvernorat, a indiqué le commandement des opérations conjointes. Et elles se rapprochent de la vieille ville en avançant depuis plusieurs directions sur les bords du fleuve Tigre.

L'opération contre le siège du gouvernorat de Ninive et du complexe attenant a été menée de nuit. Le musée de Mossoul, en grande partie détruit et pillé par les djihadistes, a également été repris, a indiqué un porte-parole.

Intenses combats

Les Forces d'intervention rapide et de la police fédérale ont notamment pris le contrôle des quartiers généraux de la police de la province de Ninive et de la direction générale de l'eau, de l'électricité et des égouts. Et elles se trouvent désormais à proximité du pont Al-Hourriyah, l'un des cinq ponts de Mossoul, et des bâtiments du gouvernement local de la province de Ninive, a déclaré à l'AFP le colonel Abdelamir Mohammedawi.

De leur côté, les forces d'élite du contre-terrorisme (CTS) se sont emparées du quartier Al-Somoud et ont attaqué celui d'Al-Mansour, selon la même source. Des journalistes de l'AFP présents à Mossoul-Ouest ont été témoins d'intenses combats avec des tirs nourris à l'arme automatique.

Depuis le 19 février, les forces irakiennes mènent une offensive pour reprendre les quartiers ouest de Mossoul et parachever leur reconquête de la totalité de la ville, dont la partie orientale avait été reprise en janvier.

«Route stratégique»

Les combats à Mossoul-Ouest ont poussé plus de 45'000 personnes à fuir la ville pour être accueillies dans des camps à proximité, selon l'Organisation internationale pour les migrations (OIM). Mais la majeure partie des quelque 750'000 habitants de cette partie restent sur place, où ils manquent de nourriture et de soins.

En Syrie, les Forces démocratiques syriennes (FDS), activement soutenues par les Etats-Unis, ont «réussi lundi à couper la principale voie de ravitaillement de l'EI entre la ville de Raqa et la province de Deir Ezzor», un axe de 140 km dans la vallée de l'Euphrate, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).

Un dirigeant des FDS a confirmé à l'AFP que cette «route stratégique pour Daech (EI) avait été coupée» lundi matin, parlant d'«une victoire stratégique pour renforcer le siège» autour de l'EI.

Frappes aériennes dans l'est de Homs

Les FDS mènent depuis novembre une opération pour encercler puis reprendre Raqa à l'EI, avec le soutien de frappes de la coalition. Selon le dirigeant des FDS interrogé par l'AFP, cette alliance est composée à 60% de groupes de combattants arabes et à 40% de milices kurdes, notamment les Unités de protection du peuple (YPG), bras armé du Parti de l'Union démocratique (PYD).

Sur un autre front, les forces gouvernementales ont mené d'intenses frappes aériennes autour de gisements de gaz et de pétrole dans l'est de Homs, a rapporté l'OSDH. Les troupes syriennes ont repris la majorité du champ de Jazal aux djihadistes de l'EI.

Le groupe extrémiste sunnite recule en outre dans le nord-ouest de la Syrie. Il a perdu le 23 février la ville d'Al-Bab, dans la province d'Alep, prise par les forces turques alliées à des groupes rebelles syriens.

Génération «perdue» d'enfants

Parallèlement, les djihadistes défendent leurs positions dans le sud-est de la province face à l'avancée des troupes du régime de Bachar el-Assad. Les combats dans cette région ont provoqué la fuite de quelque 66'000 personnes, a indiqué dimanche le Bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU. Un grand nombre de ces déplacés se réfugient dans la ville de Minbej, aux mains des FDS.

C'est près de cette ville que des militaires américains ont été déployés, a annoncé lundi le Pentagone. L'administration américaine redoute particulièrement l'avancée vers Minbej des forces turques et de leurs alliés rebelles syriens. Pour Ankara, en effet, les FDS ne seraient qu'un paravent pour les milices kurdes YPG, que la Turquie considère comme une organisation terroriste.

Lundi soir, le Premier ministre truc, Binali Yildirim, a cependant assuré que les forces turques ne se lanceront pas à l'assaut de Minbej sans coordination avec Washington et Moscou.

Sur le plan humanitaire, l'ONG Save The Children a souligné que la guerre en Syrie pourrait engendrer une génération «perdue» d'enfants: «Après six ans de guerre, nous sommes à un tournant», a affirmé l'ONG dans un rapport intitulé «Invisible Wounds» (blessures invisibles), et «le risque d'avoir une génération brisée, perdue par les traumatismes et un stress extrême, n'a jamais été aussi grand».

(nxp/afp)