Etats-Unis

02 avril 2019 02:45; Act: 02.04.2019 02:47 Print

L'ex-avocat de Stormy Daniels au tribunal

Accusé de malversations, Michael Avenatti a comparu lundi devant un tribunal de Californie.

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M. Avenatti est ressorti libre du tribunal fédéral de Santa Ana, près de Los Angeles. (1er avril 2019) (Photo: AFP)

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L'avocat vedette Michael Avenatti, arrêté la semaine dernière à New York pour tentative d'extorsion contre l'équipementier sportif Nike, a brièvement comparu lundi devant un tribunal de Californie, où il est accusé de détournement de fonds et autres malversations financières dans des dossiers distincts.

M. Avenatti est ressorti libre du tribunal fédéral de Santa Ana, près de Los Angeles, qui devrait formellement lui signifier le 29 avril les accusations qui pèsent contre lui en Californie.

«Pendant près de vingt ans, j'ai représenté les David contre les Goliath en tant qu'avocat et, durant tout ce temps, je me suis reposé sur un système judiciaire et des juges dans des tribunaux comme celui-ci», a déclaré l'avocat à des journalistes. «Je continuerai à me reposer sur le même système judiciaire dans cette affaire et celle de New York (...) et je suis extrêmement confiant dans le fait que justice sera rendue», a-t-il ajouté.

Caution de 300'000 dollars

L'avocat de 48 ans est devenu célèbre pour avoir notamment défendu l'actrice porno Stormy Daniels contre sa bête noire Donald Trump. Il a même un temps envisagé de défier M. Trump en étant candidat à l'élection présidentielle de 2020, avant de renoncer. Michael Avenatti reste en liberté en échange d'une caution de 300'000 dollars.

En Californie, les autorités fédérales l'accusent d'avoir détourné une grosse somme d'argent due à l'un de ses clients pour payer ses dépenses et dettes personnelles, ainsi que celles de son cabinet et d'une chaîne de cafés qu'il possède. M. Avenatti est en outre soupçonné d'avoir obtenu frauduleusement plus de 4 millions de dollars de prêts d'une banque du Mississippi à l'aide de déclarations fiscales falsifiées.

A New York, l'avocat est accusé d'avoir tenté de faire chanter Nike, menaçant de divulguer de supposées fautes commises par des employés de l'équipementier si la firme ne lui versait pas une forte somme. Selon la plainte fédérale, M. Avenatti avait ainsi promis qu'il «disparaîtrait du paysage» s'il recevait 22,5 millions de dollars.

Pour le procureur de New York Geoffrey Berman, «il s'agissait de racket» pur et simple. Son homologue californien Nicola Hanna avait fustigé un «avocat corrompu qui se bat pour ses propres intérêts».

(nxp/afp)