Agressions sexuelles

21 novembre 2019 14:33; Act: 21.11.2019 15:21 Print

L'ex-leader écossais plaide non coupable

Alex Salmond, premier ministre d'Écosse de 2007 à 2014, est accusé d'agressions sexuelles par une dizaine de femmes.

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Alex Salmond est accusé d'agressions sexuelles par 10 femmes, allant du baiser forcé aux attouchements, jusqu'à une agression sexuelle avec «intention de violer».

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L'ex-premier ministre écossais indépendantiste Alex Salmond a plaidé jeudi non coupable d'accusations d'agressions sexuelles, dont deux tentatives de viol, portées par dix femmes devant la Haute Cour écossaise à Edimbourg.

Alex Salmond, 64 ans, premier ministre d'Écosse de 2007 à 2014, a juré de se défendre «vigoureusement» à l'issue de l'audience, s'affirmant «innocent de toutes les accusations».

L'ancien député est accusé d'agressions sexuelles par dix femmes, allant du baiser forcé aux attouchements, jusqu'à une agression sexuelle avec «intention de violer» et une tentative de viol dans sa résidence officielle pendant la campagne du référendum sur l'indépendance de l'Écosse en 2014.

Salmond avait alors, selon l'accusation, embrassé de force une femme avant de la pousser contre un mur, d'essayer d'arracher ses vêtements et de se mettre nu lui-même, puis il avait essayé de la violer sur un lit.

«First Minister»

La date d'ouverture du procès a été fixée au 9 mars. Il devrait durer quatre semaines. Alex Salmond avait quitté son parti indépendantiste SNP en août dernier, afin de ne pas porter préjudice à sa formation en raison des accusations portées contre lui.

Ancien fonctionnaire et économiste de la Bank of Scotland, il avait pris en 1990 les rênes du Scottish National Party, formation très hétérogène qu'il a contribué à recentrer.

Après avoir claqué la porte du parti nationaliste en 2000 après un revers électoral, il était revenu à sa tête quatre ans plus tard et avait été élu «First Minister» (premier ministre) d'Écosse en 2007.

En 2011, sous sa houlette, le SNP avait raflé la majorité absolue au parlement écossais d'Holyrood, lui laissant espérer que l'indépendance de l'Écosse était à portée de main.

Le «non» l'avait finalement emporté lors du référendum sur l'indépendance de septembre 2014, provoquant quelques semaines plus tard la démission d'Alex Salmond de son poste de premier ministre.

(nxp/afp)