Révolution en Egypte

17 février 2011 21:26; Act: 17.02.2011 22:07 Print

L'ex-ministre de l'Intérieur détenu

L'ex-ministre égyptien de l'Intérieur, Habib el-Adli, a été placé jeudi en détention provisoire pour blanchiment d'argent, a indiqué à l'AFP une source judiciaire.

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L'ex-ministre égyptien de l'Intérieur, Habib el-Adli, est accusé d'avoir blanchi de l'argent (Photo: Reuters)

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Un peu plus tôt, le Parquet général égyptien avait ordonné la détention provisoire de deux ex-ministres et d'un homme d'affaires accusés de détournement de fonds publics.

«Le Parquet a ordonné la détention pour 15 jours pour les besoins de l'enquête de l'ex-ministre du Tourisme Zoheir Garranah, l'ex-ministre de l'Habitat Ahmad al-Maghrabi et l'homme d'affaires Ahmad Ezz», a affirmé cette source.

Tous les trois sont accusés de détournement de fonds publics et sont interdits de sortie du territoire égyptien.

L'ex-ministre de l'Intérieur Habib el-Adli a lui aussi été placé en détention provisoire pour 15 jours «pour blanchiment d'argent», selon la même source.

Les quatre hommes, dont les comptes ont été gelés, sont interdits de sortie du territoire égyptien.

Plusieurs anciens ministres et responsables égyptiens ont été interdits de quitter l'Egypte et ont vu leurs comptes gelés sur ordre du Parquet général pendant le soulèvement populaire qui a provoqué la chute du président Hosni Moubarak le 11 février.

Le départ de Habib el-Adli, honni par une grande partie de la population égyptienne, avait été réclamé avec insistance par les manifestants antirégime. Son ministère a été encore plus détesté lorsque la police a disparu des rues d'Egypte après de violents heurts entre forces de l'ordre et protestataires, laissant le champ libre aux pilleurs.

Ahmad Ezz, magnat de l'acier, était un cadre du Parti national démocrate (PND) de l'ex-président Hosni Moubarak. Il était considéré comme l'éminence grise de Gamal Moubarak, fils du l'ancien chef d'Etat longtemps considéré comme un successeur possible de son père.

Les Etats-Unis, la France, l'Allemagne et la Grande-Bretagne ont annoncé que l'Egypte leur avait demandé de geler les avoirs d'ex-hauts responsables égyptiens.

(afp)