Suisse

14 février 2019 13:06; Act: 14.02.2019 18:59 Print

L'ex-ministre gambien se plaint à tort de sa prison

Ousman Sonko, détenu à Berne depuis janvier 2017, critiquait ses conditions de détention. Le Tribunal pénal fédéral considère qu'il n'y a pas matière à porter plainte.

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Le Tribunal pénal fédéral à Bellinzone. (Photo: Keystone)

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La Cour des plaintes du Tribunal pénal fédéral indique ce jeudi avoir décidé de ne pas ouvrir une enquête suite à la plainte pénal déposée par l'ancien dignitaire gambien Ousman Sonko, détenu à Berne depuis deux ans.

Dans sa plainte, Ousman Sonko critiquait ses conditions de détention, son hébergement et son assistance durant un interrogatoire. Il se plaignait de ne pouvoir passer qu'une heure par jour à l'air frais et de rester seul dans une cellule le reste du temps. L'ancien ministre ajoutait qu'il n'avait pu travailler qu'épisodiquement depuis son arrestation.

Le Tribunal pénal fédéral considère que Ousman Sonko est soumis au règlement intérieur des prisons bernoises. Les conditions de détention ne constituent en aucun cas une infraction pénale. Il n'y a donc pas matière à porter plainte.

Témoin d'actes de torture

Ousman Sonko a assumé d'importantes fonctions sous la dictature du président Yahya Jammeh qui a duré de 1994 à 2017. Ancien commandant de la garde présidentielle, il a également été inspecteur général de la police avant de devenir ministre de l'Intérieur entre 2006 et 2016. Il est accusé d'avoir assisté à des actes de torture et à des atteintes à l'intégrité sexuelle perpétrés par des policiers alors qu'il exerçait ces fonctions.

L'ancien dignitaire gambien est détenu en Suisse depuis la fin janvier 2017. Auparavant, il a séjourné incognito pendant plusieurs mois dans le centre d'accueil pour requérants de Lyss (BE). Il a été arrêté sur dénonciation de l'ONG Trial International. (Arrêt BB.2018.171 du 15.01.2019)

(nxp/ats)