Coupable de viols

22 mars 2011 08:50; Act: 22.03.2011 11:25 Print

L'ex-président Katzav prend 7 ans de prison

L'ex-président israélien Moshé Katzav, reconnu coupable de deux viols, a été condamné à sept ans de prison ferme.

storybild

L'ex-président israélien Moshé Katzav a pris sept ans de prison ferme. (Photo: Keystone)

Une faute?

L'ancien président israélien Moshé Katzav a été condamné mardi à sept ans de prison ferme après avoir été reconnu coupable de deux viols et de harcèlement sexuel. L'ex-chef de l'Etat, qui clame son innocence, a décidé de faire appel.

Moshé Katzav, âgé de 65 ans, a en outre été condamné à deux ans de prison avec sursis et à une indemnité de 100'000 shekels (25'500 francs) en faveur de la principale victime. La peine a été prononcée à la majorité de deux des trois juges du tribunal de district de Tel-Aviv.

«Un mensonge»

Protestant à nouveau de son innocence, M. Katzav a crié: «Ils se trompent, c'est un mensonge!» et, pleurant, a enlacé ses fils aussitôt après l'annonce de la condamnation.

L'ancien président a décidé de faire appel auprès de la Cour suprême, a annoncé un de ses avocats, Tzion Amir, qualifiant la condamnation de «jour de deuil pour la société israélienne». Selon lui, «l'opinion n'a qu'une vision partielle de la réalité de l'enquête».

Le tribunal a octroyé à l'ancien président un sursis à exécution de 45 jours de la peine, demandé par ses avocats. Il doit commencer à la purger le 8 mai, selon les médias.

Un crime «particulièrement grave»

M. Katzav avait été reconnu coupable le 30 décembre de deux viols sur une de ses subordonnées à l'époque où il était ministre du tourisme dans les années 1990. Il a aussi été reconnu coupable de deux «actes indécents», dont un avec usage de la force, et de harcèlement sexuel contre trois de ses employées au ministère du Tourisme puis à la présidence, après son élection en 2000.

M. Katzav a d'autre part été reconnu coupable d'entrave à la justice. Il était passible d'un minimum de huit ans de prison pour ses crimes, et a obstinément clamé son innocence tout au long du procès qui a duré plus de quatre ans, se disant victime d'»un ignoble complot» et d'un «lynchage organisé».

Dans les attendus accompagnant la peine prononcée mardi, la cour a rappelé que «tout le monde est égal devant la loi et les juges. L'accusé est responsable de ses actes, comme n'importe qui. Le viol est un des crimes les plus graves, et la sanction doit être claire et nette. Vu les fonctions qu'il occupait, ce qu'il a commis est sans précédent et particulièrement grave», ont souligné les juges.

(afp)