Incendies en Grèce

26 juillet 2018 20:50; Act: 26.07.2018 22:53 Print

Athènes suspecte «des actes criminels»

Trois jours après l'incendie autour de Mati, le plus meurtrier enregistré dans le pays, le bilan officiel est d'au moins 82 personnes décédées.

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Plus de 1150 pompiers sont mobilisés pour lutter contre un incendie qui s'est déclaré vendredi dans la région de l'Algarve, dans le sud du Portugal. (Lundi 6 août 2018) Le gouvernement grec a remplacé les chefs de la police et des pompiers après l'incendie meurtrier qui a fait 90 morts à Mati et ses environs. (Dimanche 5 août 2018) Le ministre-adjoint chargé notamment de l'Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, a été limogé vendredi après l'incendie qui a fait 88 morts à l'est d'Athènes le 23 juillet. (3 août 2018) Les avions des sapeurs pompiers français venus au secours de la Suède peuvent rentrer chez eux. Les incendies ont diminué en intensité. (31 juillet 2018) Alexis Tsipras s'est rendu lundi matin sur les lieux de la tragédie qui ont fait au moins 91 morts. (30 juillet 2018) Les petites filles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands parents sur un terrain où 26 corps calcinés avaient été découverts mardi matin. L'identification du corps des enfants a été annoncé dans la nuit de vendredi à samedi. (28 juillet 2018) La canicule qui frappe l'Europe et qui provoque de nombreux incendies est un «signe sans ambiguïté» du changement climatique, selon une étude. A Nea Makri, de nombreux bénévoless trient des vêtements pou aider triés par des dizaines de volontaires et distribuent des vivres. (Jeudi 26 juillet 2018) Dès les premières heures qui ont suivi la nuit tragique de lundi, , un vaste élan de solidarité a gagné tout le pays.(Jeudi 26 juillet 2018) Les légistes tentaient de mettre un nom ce vendredi sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l'incendie à Mati. (26 juillet 2018) De nombreuses familles sont toujours à la recherche de proches disparus à Mati. le dernier bilan fait état de 82 victimes. (Jeudi 26 juillet 2018) Ce qui reste d'une forêt à Rafina, à une quarantaine de km d'Athènes. Le bilan provisoire des incendies est monté à 80 morts. (Mercredi 25 juillet 2018) Dans une rue de la station balnéaire de Mati, des voitures calcinées. La population sous le choc constate les dégâts. (Mardi 24 juillet 2018) Après les feux de forets, ce qui reste d'un quartier de la station balnéaire de Mat. (Mardi 24 juillet 2018) Effondré, un homme depuis le balcon de sa maison à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Un cimetière de voitures calcinées à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Le métal fondu des voitures carbonisées par les incendies à Argyra Akti, dans l'Attique. (Mardi 24 juillet 2018) Neo Voutza, nord-est d'Attica. (Mardi 24 juillet 2018) A Mati, des pompiers transportent le corps d'une victime des incendies. (Mardi 24 juillet 2018) C'est dans la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, que 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes, «dans une dernière tentative pour se protéger», a raconté un sauveteur. (Mardi 24 juillet 2018) «Mati n'existe plus», a lancé le maire du port proche de Rafina, Evangélos Bournous. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu s'est calmé dans la région. (Mardi 24 juillet 2018) Une vue aérienne de Mati. Le village est ravagé. (Mardi 24 juillet 2018) Des touristes quittent le village de Mati, totalement détruit. (Mardi 24 juillet 2018) 26 personnes ont été retrouvées mortes dans la cour d'une villa à Mati. Cette localité balnéaire se trouve à une quarantaine de km à l'est d'Athènes. Les maisons y souvent entourées de hauts pins. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse toujours à Kineta. (Mardi 24 juillet 2018) Des voitures calcinées à Rafina. Dans cette ville de 20'000 habitants, proche de Mati, les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer. (Mardi 24 juillet 2018) A Kineta, un hélicoptere balance une colonne d'eau. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse au nord d'Athènes. (Lundi 23 juillet 2018) Les pompiers tentent d'éteindre les flammes à Kineta. (Lundi 23 juillet 2018) Aux alentours de Kineta, à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes, les habitants tentent de se préserver. Dans cette région passe l'une des deux autoroutes menant vers le Péloponnèse. (Lundi 23 juillet 2018) Les autorités ont poussé des milliers d'habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper à un gigantesque brasier.(Lundi 23 juillet 2018) «Personne ne peut résister à autant de fumée pendant tant d'heures. C'est une situation extrême» , a affirmé un responsable des pompiers qui a appelé les habitants de cette région . (Lundi 23 juillet 2018) À Kineta près d'Athènes, les feux ont été particulièrement violents. (Lundi 23 juillet 2018) Le village de Mati près d'Athènes a dû être évacué. (Lundi 23 juillet 2018) Les habitants de Rafina, près d'Athènes, ne peuvent que constater les ravages des flammes. (Lundi 23 juillet 2018) A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. Une hélicoptère lâche de l'eau près du village de Grotingen dans le centre de la Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Une forêt complètement brûlée vers Angra en Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Sveg, dans le centre de la Suède, 21 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Trangslet, Dalarna, Suède, 18 juillet 2018.

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La douloureuse identification des plus de 80 morts dans l'incendie sur la côte à l'est d'Athènes se poursuivait jeudi. La piste criminelle est envisagée par le gouvernement.

Il existe «un élément sérieux» pouvant indiquer que «des actes criminels» sont à l'origine de l'incendie meurtrier lundi à l'est d'Athènes, a assuré le ministre-adjoint à la Protection du citoyen, Nikos Toskas.

«Pour le feu qui a commencé au mont Pendeli» et s'est propagé à Mati, la ville où se trouvaient la grande majorité des 82 victimes, «on se pose de nombreuses questions et je ne vous cache pas qu'un élément sérieux nous a conduit à ouvrir une enquête», a indiqué M. Toskas lors d'une conférence de presse avec le porte-parole du gouvernement Dimitris Tzanakopoulos et les chefs des pompiers et de la police.

Trois jours après l'incendie autour de Mati, le plus meurtrier enregistré dans le pays, le bilan officiel des victimes dans cette petite station balnéaire montait toujours : 83 personnes décédées, certains médias évoquant jusqu'à 85 morts.

Les légistes tentaient de mettre un nom sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l'incendie, grâce à l'ADN de proches supposés. Ils espèrent terminer ce travail samedi.

Mur des disparus sur internet

Outre un numéro officiel ouvert aux familles, un mur des disparus informel, ouvert par des développeurs privés sur internet, et selon la presse «agréé» par la Protection civile, affichait toujours jeudi la photo de 27 personnes portées disparues, sans qu'on puisse savoir si certaines figuraient ou non parmi les corps retrouvés.

Sur des portails, des habitants ont apposé des messages signalant qu'ils «allaient bien».

Moitié des maisons plus habitables

Sur 2489 maisons auscultées par quelque 340 agents jusqu'à mercredi soir dans la zone côtière sinistrée de Mati, près de la moitié (48,93%) ne sont plus habitables, selon le ministre des Infrastructures.

La veuve du cinéaste grec Theo Angelopoulos - palme d'Or à Cannes en 1998 - a indiqué que les «archives personnelles» de son mari étaient parties en fumée dans la destruction de la maison familiale.

Elan de solidarité

Nombre de rescapés ont été pris en charge par des associations, qui fournissent hébergement dans les villes voisines, vêtements et nourriture. La situation a créé un vaste élan de solidarité.

Alors que se terminaient les trois jours de deuil national, Kyriakos Mitsotakis, chef du parti conservateur Nouvelle-Démocratie, principale formation d'opposition, s'est rendu sur les lieux du drame pour exprimer sa solidarité aux familles des victimes.

Côté gouvernement, c'est le ministre de la Défense Panos Kammenos qui s'y est également rendu, au lendemain de l'annonce d'un vaste plan d'indemnisation par les services du Premier ministre Alexis Tsipras.

Certains habitants ont invectivé le ministre : «Vous nous avez laissé à la merci du Dieu. Il ne nous reste rien!», a lancé une femme en larmes.

Manque de prévention

Le gouvernement commence à faire face à des critiques sur le manque d'un plan de prévention ou d'évacuation solide dans cette affaire. Mais M. Kammenos a contre-attaqué, au micro de la BBC. D'un air grave, il a évoqué le problème endémique connu des constructions illégales qui sont selon lui «la majorité» sur cette côte.

«Après cette tragédie, c'est le moment que (les propriétaires) comprennent que c'est dangereux pour eux et leurs familles de ne pas suivre les règles et les lois», a-t-il dit.

Le quotidien de droite Kathimerini, qui a dénoncé jeudi l'ensemble des services publics dans cette affaire, a prédit que «ce désastre horrible serait le prétexte d'une controverse politique».

«Le gouvernement cherche à absoudre ses péchés en annonçant un paquet préélectoral», commente froidement le journal centriste d'opposition, Ta Nea. «Une tentative du gouvernement pour gérer politiquement son inaptitude», lance Kathimerini. Ta Nea regrette qu'il n'y ait «pas encore eu de démission».

Incendies et canicule en Europe en été 2018

(nxp/afp)