Incendie à Rouen

05 octobre 2019 01:05; Act: 05.10.2019 11:00 Print

L'usine Lubrizol va participer à la réparation

Les agriculteurs et les habitants de la région de Rouen touchés par l'incendie de l'usine chimique vont bénéficier d'un dispositif de solidarité de la société Lubrizol.

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La société Lubrizol s'est engagée vendredi à participer à la réparation des conséquences de l'incendie de son usine chimique à Rouen. Un dispositif «Lubrizol Solidarité » est censé s'adresser aux «agriculteurs dont les récoltes ont pu être touchées par des suies».

Il est également destiné aux habitants «en lien avec les autorités locales pour déterminer comment apporter efficacement une aide aux personnes touchées par les conséquences de cet incendie», a indiqué le groupe. Les modalités de mise en oeuvre sont encore à l'étude.

«Des initiatives supplémentaires de soutien seront annoncées à mesure que Lubrizol continue à travailler avec les autorités locales afin de déterminer quelles seront les aides les plus efficaces», a ajouté la société.

La ministre française de la transition écologique, Elisabeth Borne, a réclamé que l'entreprise «assume pleinement toutes ses obligations légales et réglementaires [...] ou encore du suivi des conséquences à moyen et long termes de cet incendie, en application du principe pollueur-payeur».

Huit hospitalisations

Dans un entretien au «Figaro», le directeur de l'usine estime qu'il n'y aura «pas de conséquences pour la santé» après l'incendie. Deux cent vingt-quatre personnes se sont néanmoins présentées aux urgences hospitalières pour une pathologie «en lien» avec le feu.

Huit d'entre elles ont été hospitalisées, a précisé l'agence régionale de santé (ARS) de Normandie. «Aujourd'hui [vendredi, ndlr], un seul patient est encore hospitalisé», a ajouté l'ARS.

Concernant les produits alimentaires, un «premier point» sera fait en fin de semaine prochaine sur la suite à donner aux restrictions de commercialisation. «A ce jour, 187 prélèvements de produits agricoles et alimentaires ont été effectués à la fois en région Normandie et Hauts-de-France», a indiqué le directeur général de l'alimentation.

Il s'agit de détecter une éventuelle accumulation de contaminants dans les produits alimentaires. «Nous avons besoin d'avoir plusieurs séries de résultats avant de pouvoir conclure», a expliqué le responsable. Quelque 3000 agriculteurs ont au moins une parcelle sur une des communes concernées par une mesure de restriction.

(nxp/ats)