élections en égypte

01 décembre 2011 10:44; Act: 01.12.2011 11:59 Print

La «surprise» salafiste suscite des craintes

La victoire annoncée de plusieurs candidats salafistes au premier tour des législatives égyptiennes a créé la surprise et suscité les craintes des milieux laïcs.

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18.12 En tentant de réprimer les manifestations, les forces de l'ordre égyptiennes se livrent à des exactions. Dans une vidéo on voit une femme voilée se faire tabasser et dévêtir. Ici un policier saute à pieds joints sur un manifestant déjà au sol. 17.12: Les affrontements entre forces de l'ordre et manifestants vendredi dans le centre du Caire ont fait huit morts et 299 blessés Les accrochages ont repris samedi dans la matinée. 07.12 Kamal el-Ganzouri, nouveau premier ministre et son gouvernement ont prêté serment mercredi. 28.11 Les Egyptiens de rendent en masse aux urnes pour les premières élections libres depuis 1958. 25.11 Kamal el-Ganzouri, (au centre), qui a été de 1996 à 1999 Premier ministre sous Hosni Moubarak (à sa droite), à été nommé nouveau Premier ministre par l'armée au pouvoir. 25.11 L'opposant égyptien Mohamed ElBaradei a rejoint les manifestants sur la place Tahrir. 24.11 L'armée égyptienne a présenté ses excuses pour les morts de ces derniers jours. 23.11 Des milliers de personnes se sont à nouveau réunies mercredi matin sur la place Tahrir. 22.11 Le gouvernement égyptien a donné sa démission collective lundi soir. L'armée est restée sourde à la voix du peuple et a refusé cette démission. Un nouvelle manifestation est prévue mardi. Les frères musulmans ont décidé de la boycotter. Les affrontements se sont intensifié au Caire, dimanche autour de la place Tahrir, symbole de la révolution du début de l'année. Trois personnes sont mortes asphyxiées dimanche. Samedi déjà deux autres manifestants avaient péri.

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«Al Nour, la surprise du moment», titre le journal indépendant «A Chourouq» en référence au principal parti fondamentaliste musulman présent sur la scène politique égyptienne.

Selon les estimations avancées par la presse, ce parti salafiste, fondé après le soulèvement populaire de janvier-février qui a renversé Hosni Moubarak, obtiendrait 20% des voix dans cette première étape du scrutin, soit environ le même pourcentage annoncé pour le Bloc égyptien (libéraux).

Mais il est loin derrière les Frères musulmans, qui semblent s'acheminer vers une large victoire, selon ces mêmes estimations. Toutefois, le journal gouvernemental «Al Ahram» affirme que les salafistes «créent la surprise en surpassant les Frères musulmans dans plusieurs circonscriptions» d’Alexandrie, deuxième ville du pays.

Charia

Al Nour faisait partie de l'Alliance démocratique menée par les Frères musulmans, avant de claquer la porte pour créer l'Alliance islamique. Le parti appelle à l'application de la charia (loi islamique) dans les domaines politique, social et économique.

«Si les courants islamistes dominent le parlement, nous craignons que cela aboutisse à un système non démocratique, mais autoritaire sous le couvert de la religion», affirme Hassan Nafaa, professeur de sciences politiques à l'Université du Caire, cité par «Al-Chourouq». «Nous ne voulons pas remplacer Moubarak par un régime théocratique autoritaire», ajoute-t-il, en référence au président déchu.

(ats)