Birmanie

01 décembre 2011 08:52; Act: 01.12.2011 10:56 Print

La Chine appelle à la levée des sanctions

La Chine a appelé jeudi à la levée des sanctions contre le régime isolé de la Birmanie, où se trouve en visite historique la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton.

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La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton s'est entretenue avec les leaders du nouveau gouvernement birman. (Photo: Keystone/AP)

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Pékin a toujours été le grand, et quasi unique, allié des différentes juntes qui se sont succédé au pouvoir en Birmanie depuis le début des années 1960. Mais la junte s'est auto-dissoute et a transféré en mars ses pouvoirs à un gouvernement dit «civil» qui, mi-novembre, a appelé l'Occident à soutenir ses efforts d'ouverture en levant les sanctions retenues à son encontre depuis la fin des années 90

«Nous affirmons que les pays concernés devraient lever leurs sanctions contre la Birmanie», a déclaré Hong Lei, porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères. Arrivée mercredi en Birmanie, Mme Clinton a plusieurs fois indiqué qu'elle n'envisageait pas la levée immédiate des sanctions économiques américaines, étape qui nécessiterait de toute façon l'approbation du Congrès.

La Chine s'est de son côté dite mercredi favorable aux contacts avec l'Occident de la Birmanie, un journal officiel avertissant toutefois qu'elle ne voulait pas voir les intérêts chinois «piétinés» dans ce pays.

Réformes nécessaires

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a souligné jeudi que le nouveau régime «civil» birman devrait mettre en place des réformes plus profondes pour que les Etats-Unis puissent lever leurs sanctions. Washington va aussi discuter avec la Birmanie de «relations rehaussées».

«Nous ne sommes pas encore au point où nous pouvons envisager de lever les sanctions en place, en raison de nos inquiétudes concernant certaines politiques qui doivent être changées», a-t-elle déclaré aux journalistes lors d'une visite historique en Birmanie. Les dirigeants birmans ont eux promis de nouvelles réformes, selon elle.

Après des discussions historiques avec le président Thein Sein dans la capitale, Naypyidaw, la première chef de la diplomatie américaine à visiter le pays depuis plus de cinquante ans a jugé les efforts «encourageants». Elle indiqué avoir reçu des assurances que «les progrès continueront et s'élargiront».

Elle a notamment salué le retour autorisé au coeur du jeu politique de l'opposante Aung San Suu Kyi, qui a annoncé son intention de se présenter aux prochaines législatives partielles. «Mais cela sera insuffisant à moins que tous les partis politiques puissent ouvrir des bureaux dans tout le pays et puissent concourir dans des élections libres, justes et crédibles», a-t-elle insisté.

(ats)