Réforme des retraites

09 décembre 2019 04:31; Act: 09.12.2019 08:50 Print

La France à l'aube d'une semaine déterminante

Les Français devraient connaître un lundi noir dans les transports alors que l'intégralité du projet de réforme des retraites doit être présenté mercredi.

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De nouvelles manifestations sont prévues jeudi en France contre la réforme des retraites controversée du gouvernement Macron.(16 janvier 2020) Le gouvernement a transmis aux partenaires sociaux deux projets de loi contenant sa réforme des retraites, avec un âge pivot à la clé. (Vendredi 10 janvier 2020) Nouveau round de concertations pour le projet de réforme des retraites contesté depuis plus d'un mois. L'Assemblée nationale examinera le projet à partir du 17 février et durant deux semaines, en procédure accélérée. (7 janvier 2019) Plusieurs milliers de personnes ont manifesté samedi à Paris pour demander le retrait de la réforme des retraites, à l'appel des syndicats. (Samedi 4 janvier 2019) Dans un entretien à paraître dimanche, le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez a accusé le gouvernement d'organiser «le bordel» pour «pourrir» le conflit. (Photo d'archives) Les manifestants contre la réforme des retraites se sont rassemblés jeudi devant la Gare de L'Est à Paris. (26 décembre 2019) La mobilisation contre la réforme des retraites continue au 22e jour des manifestations. (26 décembre 2019) La circulation des trains restait «très perturbée» ce 26 décembre. Une nouvelle manif avait lieu près de la Gare de l'Est à Paris. Les transports devraient être encore être très perturbés jeudi en France, après un Noël au ralenti. (25 décembre 2019) La grève ne connaît pas de trêve pour Noël: plusieurs actions contre la réforme des retraites contre prévues ce mardi. (24 décembre 2019) Les grévistes mobilisés contre la réforme controversée des retraites veulent «maintenir la flamme» pendant les fêtes. (Lundi 23 décembre 2019) La réunion jeudi entre le gouvernement et les partenaires sociaux n'a pas permis de parvenir à un compromis sur la réforme des retraites. Le premier ministre Édouard Philippe a toutefois souligné des «avancées». (Jeudi 19 décembre 2019) Le président français Emmanuel Macron et son premier ministre Édouard Philippe «se sont accordés jeudi sur les orientations prises» concernant le conflit des retraites, a indiqué l'Élysée. (Jeudi 19 décembre 2019) Le gouvernement français, qui croit encore à une trêve de la grève dans les transports, accueille les syndicats jeudi. (19 décembre 2019) Les syndicats à l'origine de la mobilisation contre la réforme des retraites ont décidé mardi la poursuite du mouvement par des «actions locales le 19 et jusque fin décembre». (17 décembre 2019) La mobilisation contre la réforme des retraites en France pourrait atteindre un sommet mardi dans la rue à l'appel, pour la première fois, de tous les syndicats. (17 décembre 2019) Blocage d'entrepôts, opérations escargot, barrages filtrants: une grève d'une journée des routiers, à l'appel de quatre syndicats de leur branche pour réclamer de meilleures conditions de travail et de salaires, complique encore la situation. (16 décembre 2019) Les transports parisiens restaient bloqués lundi matin, avec huit lignes de métro fermées et un trafic très perturbé des trains de banlieue. Sur les routes en région parisienne, plus de 620 kilomètres de bouchons étaient enregistrés (16 décembre 2019) L'artisan de la réforme des retraites en France a reconnu samedi avoir exercé 13 mandats d'administrateur dans diverses fondations et organismes en plus de ses fonctions gouvernementales. (14 décembre 2019) La grève dans les transports en commun perdurait vendredi en France. La mobilisation pourrait se prolonger jusqu'à Noël malgré l'invitation au dialogue du gouvernement. (Vendredi 13 décembre 2019) La mobilisation en France contre la réforme contestée des retraites, qui paralyse les grandes villes du pays, entre jeudi dans sa deuxième semaine et pourrait s'amplifier. (12 décembre 2019) Edouard Philippe a détaillé «l'architecture» de la réforme des retraites. Une présentation vivement critiquée par l'ensemble des syndicats. (Mercredi 11 décembre 2019) La compagnie aérienne britannique à bas coûts est contrainte de biffer seize liaisons entre l'Hexagone et la Suisse, à cause de la grève en France. (10 décembre 2019) Dix lignes de métro sur seize seront closes mardi à Paris, et seuls 20% des TGV et trains de banlieue circuleront. (10 décembre 2019) C'est le chaos total sur les routes parisiennes. Les usagers jouaient des coudes pour tenter de monter dans les rares transports en service. (Lundi 9 décembre 2019) Les Français devraient connaître un lundi noir dans les transports alors que l'intégralité du projet de réforme des retraites doit être présenté mercredi. (9 décembre 2019) Vehicles run on the Paris' ring road, the 'Peripherique', on December 9, 2019 in Porte de Vincennes in Paris, during a strike of Paris public transports over French government's plan to overhaul the country's retirement system, as part of a national strike. (Photo by JACQUES DEMARTHON / AFP) Edouard Philippe a assuré au «JDD» qu'un gouvernement qui renoncerait à réformer les retraites aujourd'hui exposerait la France à une réforme «très brutale» plus tard. (Dimanche 8 novembre 2019) Une nouvelle épreuve de force contre la réforme des retraites est attendue ce week-end en France où les transports devraient encore être perturbés. (7 décembre 2019) Le premier ministre français Edouard Philippe a réexpliqué aux salariés bénéficiant de régimes dits «spéciaux», en particulier ceux des transports publics, sa volonté d'harmoniser «progressivement» les retraites. (vendredi 6 décembre 2019) Les syndicats français opposés à la réforme des retraites ont vendredi appelé à une nouvelle journée d'actions interprofessionnelle mardi. (6 décembre 2019) La police anti-émeute intervient contre les manifestants à Paris. (5 décembre 2019) Des manifestants jouent les prolongations à Paris. (5 décembre 2019) Affrontement entre police et manifestants en fin de soirée à Paris. (5 décembre 2019) Les pompiers aussi ont défilé à Paris. (5 décembre 2019) Affrontement entre police et manifestants en fin de soirée à Paris. (5 décembre 2019) Plusieurs centaines de milliers de personnes sont descendues dans la rue jeudi, en France, pour protester contre la réforme des retraites. (Jeudi 5 décembre 2019) Des secteurs entiers d'activité ont tourné au ralenti dans le cadre d'une mobilisation massive contre la réforme des retraites, promesse-phare du quinquennat d'Emmanuel Macron. (Jeudi 5 décembre 2019) Dans une atmosphère tendue, des militants radicaux des «Black blocks» ont avancé sur le boulevard Magenta derrière une banderole «Marx ou crève» avant d'être repoussés vers la place de la République par l'arrivée de brigades de la police nationale. (Paris, 5 décembre 2019) (Jeudi 5 décembre 2019) En fin d'après-midi, on comptait plus de 510'000 manifestants dans environ 70 villes, selon un décompte de l'AFP à partir de sources policières et préfectorales, qui ne prenait pas encore en compte l'importante manifestation parisienne. (Jeudi 5 décembre 2019) (Jeudi 5 décembre 2019) On comptait au moins 33'000 personnes à Toulouse, 25'000 à Marseille, 20'000 à Lyon. (Jeudi 5 décembre 2019) (Jeudi 5 décembre 2019) Manifestation à Nantes. (Jeudi 5 décembre 2019) La manifestation dégénère à Nantes. (Jeudi 5 décembre 2019) De premiers incidents ont éclaté jeudi peu avant 16 heures à Paris en tête de la manifestation contre la réforme des retraites qui rassemblait des milliers de personnes dans la capitale. (Jeudi 5 décembre 2019) Des dizaines de milliers de personnes étaient dans la rue partout en France. (Jeudi 5 décembre 2019) Des dizaines de milliers de personnes étaient dans la rue jeudi partout en France. (Jeudi 5 décembre 2019) Des manifestants à Rennes. (Jeudi 5 décembre 2019) Selon certains syndicalistes, une telle mobilisation n'a jamais été vue depuis 2010. Ici, Marseille. (Jeudi 5 décembre 2019) Les transports parisiens ont annoncé que la grève était reconduite jusqu'à lundi (Jeudi 5 décembre 2019). On dénombre quelque 180'000 manifestants dans une trentaine de villes. (Jeudi 5 décembre 2019) (Jeudi 5 décembre 2019) Des grévistes près de la place d'Italie, à Paris. (Jeudi 5 décembre 2019) La tour Eiffel fermée pour cause de grève. (Jeudi 5 décembre) La tour Eiffel fermée pour cause de grève. (Jeudi 5 décembre 2019) Une station de métro fermée, à Paris. (Jeudi 5 décembre 2019) Bords de Seine désertés, à Paris. (Jeudi 5 décembre 2019) RATP en grève. (Jeudi 5 décembre 2019) Gare St-Charles, Marseille. (Jeudi 5 décembre 2019) Gare St-Charles, Marseille. (Jeudi 5 décembre 2019) Gare St-Charles à Marseille désertique. (Jeudi 5 décembre 2019) Gare Saint Lazare, à Paris. Les touristes annulent leurs plans de voyage et Paris déploie des milliers de policiers. (Jeudi 5 décembre 2019) Le tableau à l'aéroport d'Orly photographié par une voyageuse. (Jeudi 5 décembre 2019)

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Les usagers des transports publics en France risquent de vivre un lundi de galère, en particulier à Paris, à l'orée d'une semaine déterminante pour la réforme des retraites dont le contenu détaillé doit être présenté mercredi.

Alors que le trafic des trains et métros est très perturbé depuis jeudi, jour de mobilisation massive contre le «système universel» de retraite voulu par Emmanuel Macron, un lundi noir se dessine du fait de l'affluence escomptée dans les gares. Seuls 15 à 20% des trains devraient circuler.

«Nous verrons une amélioration, néanmoins il va y avoir beaucoup plus de monde. Il y a donc un risque de saturation sur les gares et sur les quais», a prévenu Agnès Ogier, directrice de la communication de la SNCF, en invitant «tous ceux qui le peuvent à limiter leurs déplacements en train».

«Système universel» par points

Les perspectives ne sont pas meilleures pour mardi compte tenu de la deuxième journée de mobilisation interprofessionnelle, à l'appel notamment des syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU.

À Paris, 10 lignes de métro sur 16 seront fermées et il y a un «fort risque de saturation du réseau» en début de semaine. Sous pression après un jeudi de mobilisation qui a jeté dans la rue plus de 800'000 manifestants, l'exécutif libéral doit lever le voile sur une réforme des retraites encore floue.

Il défend un «système universel» par points censé remplacer à partir de 2025, ou un peu plus tard, les 42 régimes existants (général, des fonctionnaires, privés, spéciaux, autonomes, complémentaires) et être «plus juste». Mais ses opposants redoutent une «précarisation» des pensionnés.

Le président Emmanuel Macron et le Premier ministre Édouard Philippe doivent déjeuner lundi avec les ministres les plus concernés par la réforme et les dirigeants de la majorité. Dans l'après-midi, le haut-commissaire aux Retraites Jean-Paul Delevoye recevra les partenaires sociaux afin de «tirer les conclusions» de la concertation relancée en septembre. Puis le Premier ministre présentera, mercredi, «l'intégralité du projet» de réforme.

«Sauvetage du système»

Ce plan porte «une ambition de sauvetage du système social français, et pas du tout de démantèlement comme cela a pu être caricaturé», affirme l'entourage du chef de l'État. «On pourra apporter des réponses extrêmement positives pour beaucoup de gens qui subissent des injustices dans le système actuel: les femmes, les agriculteurs, et ceux qui ont des parcours hachés notamment», assure Édouard Philippe.

Tout en avertissant, «déterminé»: «si on ne fait pas une réforme profonde, sérieuse, progressive aujourd'hui, quelqu'un d'autre en fera une demain brutale, vraiment brutale». Même détermination chez ses opposants. «Nous tiendrons jusqu'au retrait» de la réforme, dans laquelle «il n'y a rien de bon», prévenait dimanche le secrétaire général de la CGT Philippe Martinez.

Le gouvernement va-t-il donner des gages à des opposants syndicaux ayant retrouvé des couleurs? «Je ne pense pas que ce soit avec la CGT qu'on trouvera le chemin de la sortie de ce conflit», a lâché la ministre de la Transition écologique, Élisabeth Borne.

«Il y a des propositions des organisations syndicales... C'est à ces propositions que le Premier ministre répondra mercredi», a-t-elle précisé, en pensant probablement au premier syndicat français, la CFDT, dont le dirigeant Laurent Berger est acquis au principe d'un système par points.

Le gouvernement devra en tout cas faire preuve de pédagogie pour répondre aux inquiétudes exprimées par de nombreuses professions appelées à se mobiliser à nouveau mardi. L'exécutif a d'ores et déjà intégré le fait que la discussion se poursuivra au-delà de mercredi, confie-t-on dans les services du Premier ministre.

(nxp/afp)

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Les commentaires les plus populaires

  • pierro le 09.12.2019 07:32 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    On en a gros !!

    Donc en résumé, on ne sait encore presque rien de cette réforme, mais on gueule deja juste par principe ? elle est belle notre "grande" voisine.

  • Parisien le 09.12.2019 09:38 Report dénoncer ce commentaire

    Petite précision

    Comme le MEDEF a fait bloquer les salaires en france depuis des années, et que les cotisations versées en sont un pourcentage, les caisses de retraites ont du mal à se remplir, en plus du manque à gagner des licenciements collectifs.. Et la réforme Delevoye est avant tout orientée pour que les caisses d'assurances qui bavent sur l"argent des retraites touchent le jackpot, un peu comme ce qui a étè fait chez vous avec les remboursements de santé.

  • cocos cégétistes le 09.12.2019 09:33 Report dénoncer ce commentaire

    prudence

    Attention! ce n'est pas les Français qui se battent pour leurs acquis, mais une petite partie des français qui font grève pour leurs avantages corporatistes.

Les derniers commentaires

  • laurent le 09.12.2019 13:41 Report dénoncer ce commentaire

    Le monde avance sans nous

    Dans 10 ans si rien de radical n est fait la France aura chutté a tous les classements internationaux et sera dans les oubliettes de l Histoire mondiale, en Suisse si nous laissons aller pareillement nous y arriverons aussi gentiement sans forcer. Deja l Asie nous dépasse dans plein de domaine technique, economique, militaire, scolaire...et nous continuons a nous soucier de la representation de la diversité p ex ou a comment eviter une discrimination au premier fragile venu...le reveil va etre brutal pour certain, sommes nous pret pour la decennie qui arrive? J en doute...

    • Baloo Laloo le 09.12.2019 14:45 Report dénoncer ce commentaire

      Pas les mêmes règles du jeu

      C'est d'une avancée sociale que nous avons besoin pas d'autre chose. Les riches sont toujours plus riche et de l'autre côté les pauvres toujours plus pauvres. Le modèle capitaliste actuel ne peut que monter les uns contres les autres. Est-il normal qu'un actionnaire puisse faire fortune alors que l'ouvrier se retrouve fauché dès le 1er du mois ? Est-il normal qu'en fonction du choix d'études, un banquier affairiste puisse gagner 100fois le salaire de celui qui produit ?

  • Ivan le 09.12.2019 12:43 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    de toute façons ils seront en grève

    Si ça passe, la France en grève. Si ça passe pas, la France en grève. Si un dit Blanc, la France en grève. Si ils disent noir, la France en grève. Et si rien est fait, pareillement, en grève.

  • jokers le 09.12.2019 10:10 Report dénoncer ce commentaire

    Otages

    Ou comment être pris en otage par un minorité de privilégiés...tristesse

    • P.A. le 09.12.2019 12:43 Report dénoncer ce commentaire

      Otages ou esclave ?

      Minorité de privilegiés ? enseignants, infirmiers, docteurs, police, pompiers et j'en passe. les conditions ne font que se degrader, la majorité de la population se paupérise (içi aussi), pour que quelques riches s'en foutent encore plus dans les poches, et vous trouvez cela normal ? vos petits enfants seront traités pire que des esclaves si on continue, mais ça, cela ne vous touche pas ? Si vous pensez que parce que vous arrivez à vous en sortir maintenant, demain sera ok il faut regarder plus atentivement où nous mènent les politiques....

  • Hulot le 09.12.2019 09:58 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    Sus à l'égoïsme !

    Quand les caisses de l'Etat se vident, il faut supprimer les privilèges ( 35 heures, retraite à 51 ans), afin que les générations futures aient le droit à une pension acceptable !

    • P.A. le 09.12.2019 12:46 Report dénoncer ce commentaire

      Faux calcul

      Et si on taxait les ultras riches, pour changer ? histoire d'éviter que 0,00001% de la population mondiale accapare la totalité des richesses ? cela ne vous hérisse pas qu''on ne puisse prétentdûment pas renflouer l'AVS pour 20 ans avec 1 milliard, alors qu'il n'y avait aucun problème à trouver cet argent pour le filer au CIO 6 mois après ? heureusement qu'on est censé être plus isntruits, si c'est pour avaler toutes les conneries que racontent les lobbys économiques..

  • Mendrisiotto le 09.12.2019 09:44 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

    ?????????

    Ce n'est pas avec 35 heures de travail, et pour beaucoup retraites à 52 ans que leurs retraites va être mirobolantes, mais la France et les français doivent aussi comprendre que leurs manifestations coûtent et les destructions systématiquement, ils devront passer à la caisse de toute façon, Une fois encore, ces travailleurs qui manifestent paient pour 48% de personnes qui vivent du social, un moment donné ça pète, c'est quant même eux qui payent la fainéantise de certains, je peux aussi comprendre ça, et tout ça vient de 19 ans de socialisme Mitterand et Hollande

    • Viva Titcino le 09.12.2019 10:04 via via Mobile Report dénoncer ce commentaire

      @Mendrisiotto

      Ah bon car quand c'était la droite ça allait bien? Mémoire courte ou l'autruche??