Crise nucléaire

15 mars 2011 13:34; Act: 15.03.2011 16:41 Print

La France va contrôler «toutes ses centrales»

Le Premier ministre François Fillon a annoncé mardi un contrôle de chacune des 58 centrales nucléaires françaises.

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Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

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«Nous devrons tirer tous les enseignements de cette catastrophe pour renforcer la sécurité de notre parc nucléaire», a déclaré M. Fillon lors de la séance de questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale.

«C'est l'un des plus sûrs, c'est l'un des plus vérifiés, c'est l'un des plus transparents et je veux dire qu'il est tout aussi absurde d'affirmer que le nucléaire est condamné par cet accident que d'affirmer qu'il ne nous concerne pas», a poursuivi le chef du gouvernement.

«Nous n'éluderons aucune des questions posées par cette catastrophe», a-t-il assuré. «Nous devons tenir compte de ce qui s'est passé au Japon. A quelle force de tremblement de terre peuvent résister chacune de nos centrales? A quel niveau d'inondation peuvent-elles faire face? Nous allons contrôler tout cela et nous le ferons en toute transparence», a-t-il assuré.

«Les démonstrations de sûreté de chaque centrale en France seront contrôlées à la lumière des enseignements tirés de la catastrophe de Fukushima et les résultats de ces contrôles seront rendus intégralement publics», a-t-il promis.

Evoquant le débat sur la politique nucléaire française, relancé par les événements au Japon, le Premier ministre en a appelé «à la responsabilité et à la retenue».

«Il y a un temps pour chaque chose», a-t-il dit. «Aujourd'hui, c'est le temps du soutien et de la solidarité avec le peuple japonais. Il y aura ensuite le temps du retour d'expérience», a-t-il promis.

Le Premier ministre répondait aux questions des quatre groupes politiques de l'Assemblée nationale sur le sujet, la gauche réclamant notamment un «audit» des centrales nucléaires françaises.

Le député communiste Daniel Paul a ainsi demandé un «audit» du dispositif de sécurité des centrales nucléaires «face à toutes les éventualités d'accident et de catastrophes naturelles».

Le président du groupe socialiste Jean-Marc Ayrault a exigé «la transparence».

«Dans l'attente d'un retour des leçons à tirer sur ces accidents tragiques au Japon, nous demandons un moratoire, non pas sur la recherche, mais sur le développement de capacités nucléaires supplémentaires en France, et nous demandons un audit public sur la sécurité de chacune de nos centrales et de nos réacteurs et sur la prolongation éventuelle de leur durée de vie», a-t-il déclaré.

Le député maire de Nantes a aussi souhaité l'organisation d'un «grand débat national sur la politique énergétique».


Inquiet, Berlin va fermer des réacteurs

Face au risque nucléaire qui augmente au Japon, l'Allemagne a décidé de réagir. Angela Merkel a décidé de fermer provisoirement certains réacteurs vieillissants.

La chancelière allemande a annoncé mardi la fermeture immédiate et pour trois mois de tous les réacteurs mis en service en Allemagne «avant la fin 1980». Ces centrales là sont au nombre de sept.

«Nous allons engager un examen de la sécurité de toutes les centrales nucléaires», a dit la chancelière lors d'une conférence de presse. Cet examen aura pour conséquence que «les réacteurs qui sont entrés en service avant la fin 1980 seront arrêtés pendant la durée du moratoire,» a-t-elle ajouté.

Mme Merkel avait annoncé lundi un moratoire de trois mois sur l'allongement de la durée de vie des centrales nucléaires, alors que l'accident nucléaire au Japon a exacerbé l'hostilité traditionnelle de la population allemande à l'atome.

Comme elle s'y était engagée lors de la campagne électorale de 2009, la chancelière a décidé de prolonger de douze ans en moyenne la durée de fonctionnement des réacteurs, alors que les sociaux-démocrates alliés aux Verts avaient programmé il y a dix ans un arrêt progressif d'ici 2020 environ.

Sept réacteurs nucléaires ont été mis en service en Allemagne avant la fin 1980: l'un dans le Schleswig-Holstein (nord), l'un en Basse-Saxe (nord-ouest), deux en Hesse (ouest), deux au Bade-Wurtemberg (sud-ouest), et un en Bavière (sud).

Les fermetures affectent les quatre opérateurs de centrales nucléaires en Allemagne: une filiale du groupe suédois Vattenfall, les groupes privés allemands EON et RWE, et enfin le groupe public régional allemand EnBW.

(ats/ap/afp)