Attentat d'Istanbul

30 juin 2016 06:38; Act: 30.06.2016 06:57 Print

La Turquie pointe l'EI, le chef de la CIA inquiet

Le bilan du triple attentat est désormais de 41 morts et 239 blessés.

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Un homme rend hommage aux victimes de l'attentat de l'aéroport d'Istanbul. Six suspects, présumés membres de l'EI, ont été arrêtés. (Vendredi 8 juillet 2016) Dix-sept nouvelles personnes ont été écrouées dans le cadre de l'enquête sur l'attentat à l'aéroport d'Istanbul, le 28 juin. (Mardi 5 juillet 2016) Parmi les trois auteurs de l'attentat suicide de l'aéroport d'Istanbul figure Akhmed Tchataïev. L'homme d'origine tchétchène est présenté comme un chef de l'État islamique chargé de la formation des djihadistes russophones. En 2003 il a obtenu l'asile en Autriche. (Samedi 2 juillet 2016) Sur les images des vidéo de surveillance, on voit les assaillants avant qu'ils ne commettent leur attentat. (Samedi 2 juillet 2016) Les autorités ont pu identifier les trois auteurs qui portaient armes et explosifs sous leurs vestes. (Samedi 2 juillet 2016) La Turquie a rendu hommage à ses morts.(Jeudi 30 juin 2016). Comme pour le 12 juin après la tuerie d'Orlando, l'Empire State Building, à New York (Etats-Unis) s'est éteint en hommage aux victimes d'Istanbul. (Jeudi 30 juin 2016). A Istanbul, Paris ou Bruxelles, la conviction que l'éden est au bout du sacrifice motive les kamikazes mais elle ne vient d'aucun texte, selon des experts et islamologues. (Mercredi 29 juin) Le bilan du triple attentat-suicide qui a frappé mardi soir l'aéroport international Atatürk d'Istanbul s'est alourdi à 41 morts et 239 blessés, a annoncé mercredi le gouvernorat de la première mégapole de Turquie. (Mercredi 29 juin 2016) La compagnie aérienne Swiss a décidé de suspendre ses vols en direction d'Istanbul, après l'attentat de mardi soir. (Mercredi 29 juin 2016) Le premier ministre turc Binali Yildirim, au centre, s'est exprimé devant la presse en milieu de nuit sur place. (Mercredi 29 juin 2016). Sur cette carte réalisée et diffusée par l'agence Reuters, on voit que l'aéroport international Atatürk se situe à l'ouest du centre-ville, sur la partie européenne d'Istanbul. (Mercredi 29 juin 2016). Le hashtag #prayforistanbul accompagné de cette image s'est répandue très rapidement sur les réseaux sociaux (Mercredi 29 juin 2016). Sur les réseaux sociaux, plusieurs créations visuelles rendent hommage aux victimes de l'attaque. (Mercredi 29 juin 2016). Des passages en état de choc après la tragédie, devant l'entrée de l'aéroport Atatürk. En milieu de nuit, le bilan a été relevé à 36 morts. (Mercredi 29 juin 2016). Des passagers attendent près de l'entrée principal de l'aéroport après les explosions. (Mercredi 29 juin 2016). Les autorités ont annoncé dans la nuit que l'attentat-suicide avait été mené par trois kamikazes. Une arme, sur le sol de l'aéroport Atatürk d'Istanbul. (Image fournie par 140journo/via Reuters) Les autorités ont revu le bilan à 28 morts, dans la soirée, tandis que l'agence turque Dogan évoquait 32 morts. L'attaque n'était toujours pas revendiquée, trois heures après le tripple-attentat suicide visant une nouvelle fois la Turquie. L'attentat-suicide est survenu dans un terminal de l'aéroport international d'Istanbul, le plus grand de Turquie. (Mardi 28 juin 2016) Plus d'une dizaine d'ambulances ont été dépêchées sirènes hurlantes vers le terminal des vols internationaux. (Mardi 28 juin 2016) Un grand mouvement de panique a secoué le terminal des vols étrangers lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont été entendues aux alentours de 22H00 locales (19H00 GMT). (Mardi 28 juin 2016) Un premier bilan a fait état d'une dizaine de morts et d'une vingtaine de blessés. (Mardi 28 juin 2016) Selon des témoignages, les forces de l'ordre ont essayé d'arrêter le terroriste avant qu'il ne se fasse exploser. (Mardi 28 juin 2016) De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. (Mardi 28 juin 2016) De nombreux policiers ont établi un périmètre de sécurité sur les lieux, selon les images. (Mardi 28 juin 2016) Les dégâts matériels sont importants à l'intérieur du terminal. (Mardi 28 juin 2016) Tous les vols ont été suspendus mardi soir a l'aéroport international Atatürk d'Istanbul après l'attentat suicide. (Mardi 28 juin 2016) L'attaque a été menée par trois terroristes, a annoncé Vasip Sahin, le gouverneur de la première mégapole turque.

Une faute?

La Turquie montrait du doigt le groupe Etat Islamique après le triple attentat-suicide dans l'aéroport international d'Istanbul qui ont fait 41 morts dont 13 étrangers, et 239 blessés.

Depuis les attentats de mardi soir, aucune information n'a été fournie sur les kamikazes, dont le gouverneur d'Istanbul avait indiqué dans la nuit qu'ils étaient trois.

Ces attaques coordonnées, capturées sur des vidéos saisissantes, sont les plus meurtrières dans la première métropole de Turquie, déjà visée trois fois cette année par des djihadistes ou des Kurdes, et surviennent avant une période de vacances.

Le gouvernorat a annoncé que 13 étrangers -- dont un père tunisien venu chercher son fils djihadiste, détenu en Turquie -- figuraient parmi les 41 morts et que 130 blessés restaient hospitalisés.

Attaques contre des intérêts américains

Le Premier ministre Binali Yildirim a estimé que «les indices point(ai)ent vers Daech», acronyme arabe de l'EI, face à laquelle la Turquie, initialement accusée de bienveillance, a dû changer de pied, adoptant une approche plus musclée.

Et pour le chef des services de renseignement américains (CIA), John Brennan, l'attentat «porte sans aucune doute la marque de la dépravation de l'EI». «Je suis très inquiet de voir que la machine terroriste générée par l'EI a beaucoup d'élan aujourd'hui encore», a-t-il ajouté. Le directeur de la CIA a également averti que l'EI était certainement en train de préparer des attaques contre des intérêts américains.

Le triple attentat-suicide n'a pas encore été revendiqué. L'EI n'a jusqu'ici jamais revendiqué les attaques qu'Ankara lui attribue sur le sol turc.

«Ces organisations brutales ont bien peu à proposer hormis tuer des innocents», a déclaré le président américain Barack Obama, ajoutant qu'elles «perdent continuellement du terrain, incapables de gouverner les zones dont ils ont pris le contrôle».

Trois assaillants

Mardi soir vers 22H00 (20H00 heure de Suisse), des explosions ont d'abord eu lieu à l'entrée du terminal des vols internationaux de l'aéroport Atatürk. Trois assaillants ont mitraillé des passagers ainsi que des policiers en faction puis les kamikazes se sont fait sauter.

Le mode opératoire rappelle les attentats djihadistes ayant ensanglanté Paris en novembre 2015 (130 morts) et Bruxelles (32 morts dans le métro et à l'aéroport) en mars 2016.

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a exhorté la communauté internationale à une «lutte commune» contre le terrorisme. «Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs», a dit le chef de l'Etat.

Barack Obama a proposé à Recep Tayyip Erdogan «toute aide dont les Turcs peuvent avoir besoin» pendant leur enquête, selon le porte-parole de la Maison Blanche.

L'Empire State Building éteint

Mercredi soir, en hommage aux victimes de l'attentat de l'aéroport d'Istanbul, l'Empire State Building de New York est demeuré éteint. Le plus célèbre immeuble de New York est plusieurs fois resté dans le noir ces derniers mois, à mesure que les attentats se multipliaient.

Des photos et vidéos choc diffusées sur les réseaux sociaux ont montré une énorme boule de feu à l'entrée du terminal des vols internationaux et des membres de la sécurité en train de faire évacuer des passagers hurlant dans des couloirs.

Sur l'une des vidéos choc, l'un des kamikazes apparaît au sol, blessé par un tir de policier, se tordant avant de déclencher sa ceinture d'explosifs.

Un grand mouvement de panique s'est emparé du terminal lorsque deux violentes explosions suivies de coups de feu ont d'abord été entendues.

Sécurité de l'aéroport pas en cause

Un photographe de l'AFP a vu des corps recouverts de draps à l'aéroport, jonché de bagages abandonnés.

Si le Premier ministre a affirmé que la sécurité à l'aéroport n'était pas en cause, un rescapé, Huseyn Kohmus, homme d'affaires iranien, a indiqué à l'AFP: «cela fait 15 ans que je viens à Istanbul, mais je pense que je ne reviendrai plus jamais».

Des scènes de détresse se sont déroulées devant l'hôpital de Bakirkoy près de l'aéroport, submergé par des proches cherchant à avoir des nouvelles. Des femmes étaient en pleurs devant une morgue.

Tous les vols ont été suspendus quelques heures au départ d'Atatürk, le plus grand aéroport de Turquie et le 11e dans le monde, avec ses 60 millions de passagers en 2015.

«Présence de personnel entraîné»

Puis le trafic aérien a pu reprendre et une partie des dégâts ont été réparés rapidement. Mercredi, l'enregistrement des passagers n'était quasiment pas perturbé, a constaté l'AFP. Le Premier ministre a précisé en fin de journée que la «présence de personnel entraîné» serait «accrue» dans les aéroports du pays.

Istanbul et Ankara ont été secouées depuis l'an dernier par une série d'attentats qui ont fait quelque 200 morts et créé un climat de forte insécurité.

Istanbul avait déjà été visée en janvier (12 touristes allemands tués, attaque imputée à l'EI), en mars (4 touristes tués -- trois Israéliens et un Iranien -- attribuée aussi à l'EI) et début juin (11 morts dont six policiers, attentat revendiqué par les combattants kurdes).

Les attentats en Turquie ont visé les forces de sécurité turques ou des lieux touristiques emblématiques, provoquant une chute brutale du tourisme.

Ils ont été attribués soit à l'EI ou aux rebelles kurdes, notamment aux TAK, une émanation du Parti des Travailleurs du Kurdistan (PKK).

(nxp/afp)