Cyclone en Australie

06 février 2011 15:57; Act: 06.02.2011 17:03 Print

La barrière de corail a subi de gros dégâts

La Grande barrière de corail d'Australie pourrait mettre des années à se remettre des dégâts causés par les gigantesques inondations du mois dernier et le cyclone Yasi de jeudi.

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Yasi, un cyclone d'intensité maximale (5), a frappé une portion de la côte nord-est dans la nuit de mercredi à jeudi, au sud de Cairns. La ville sert de porte d'entrée à de nombreux vacanciers vers la Grande barrière de corail.

Bien qu'il soit encore trop tôt pour tirer un bilan définitif des dégâts causés, les experts estiment que les coraux ont été forcément endommagés par les vents atteignant une vitesse de 290 km à l'heure.

«Les cyclones endommagent les récifs», a déclaré Nick Graham, chercheur à l'université James Cook. «Ils sont particulièrement préjudiciables en eau peu profonde: ils brisent les coraux et peuvent tuer des récifs entiers de coraux vivants, ce qui réduit la surface totale» occupée par ces organismes.

La Barrière de corail australienne, qui s'étend sur 354'000 km carrés, est déjà affectée par les gigantesques inondations qui ont recouvert une partie de l'Etat du Queensland (nord-est) fin décembre et début janvier. Des débris, des sédiments, des pesticides et autres saletés ont été rejetés à la mer, au large de la côte nord- est, notent les experts.

Réduits en miette

Des fragments de coraux réduits en miettes par le cyclone ont déjà été récupérés sur les plages du nord-est, selon les autorités du parc marin de la Grande barrière de corail. Elles estiment que la Barrière pourrait mettre dix ans à se remettre de ces deux catastrophes naturelles.

«Les cyclones sont des événements climatiques réguliers, qui affectent de manière très forte l'écosystème des récifs coraliens», souligne le président de ces autorités, Russel Reichelt. «Mais chaque cyclone affecte un endroit spécifique, alors que le changement climatique par exemple provoque un blanchiment des coraux sur une très grande échelle», ajoute-t-il.

Les cyclones font partie de la vie normale de la Grande barrière: elle en a connu 55 entre 1969 et 1997, selon une étude récente. Mais le réchauffement et l'acidification des eaux de l'Océan ont accru la fréquence des passages de cyclone et rendu les coraux bien plus vulnérables qu'avant.

La croissance des coraux sur la Grande barrière a nettement ralenti depuis 1990 et une partie d'entre eux souffrent de blanchiment, réduits à l'état de squelettes d'un blanc immaculé.

(ats)