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28 juillet 2018 04:30; Act: 28.07.2018 04:30 Print

La canicule, un «signe» du réchauffement

La canicule qui frappe l'Europe ces derniers jours est un «signe sans ambiguïté» du changement climatique, selon une étude.

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Plus de 1150 pompiers sont mobilisés pour lutter contre un incendie qui s'est déclaré vendredi dans la région de l'Algarve, dans le sud du Portugal. (Lundi 6 août 2018) Le gouvernement grec a remplacé les chefs de la police et des pompiers après l'incendie meurtrier qui a fait 90 morts à Mati et ses environs. (Dimanche 5 août 2018) Le ministre-adjoint chargé notamment de l'Ordre public et de la Protection des citoyens, Nikos Toskas, a été limogé vendredi après l'incendie qui a fait 88 morts à l'est d'Athènes le 23 juillet. (3 août 2018) Les avions des sapeurs pompiers français venus au secours de la Suède peuvent rentrer chez eux. Les incendies ont diminué en intensité. (31 juillet 2018) Alexis Tsipras s'est rendu lundi matin sur les lieux de la tragédie qui ont fait au moins 91 morts. (30 juillet 2018) Les petites filles ont été retrouvées enlacées avec leurs deux grands parents sur un terrain où 26 corps calcinés avaient été découverts mardi matin. L'identification du corps des enfants a été annoncé dans la nuit de vendredi à samedi. (28 juillet 2018) La canicule qui frappe l'Europe et qui provoque de nombreux incendies est un «signe sans ambiguïté» du changement climatique, selon une étude. A Nea Makri, de nombreux bénévoless trient des vêtements pou aider triés par des dizaines de volontaires et distribuent des vivres. (Jeudi 26 juillet 2018) Dès les premières heures qui ont suivi la nuit tragique de lundi, , un vaste élan de solidarité a gagné tout le pays.(Jeudi 26 juillet 2018) Les légistes tentaient de mettre un nom ce vendredi sur des dizaines de corps retrouvés dans les zones ravagées par l'incendie à Mati. (26 juillet 2018) De nombreuses familles sont toujours à la recherche de proches disparus à Mati. le dernier bilan fait état de 82 victimes. (Jeudi 26 juillet 2018) Ce qui reste d'une forêt à Rafina, à une quarantaine de km d'Athènes. Le bilan provisoire des incendies est monté à 80 morts. (Mercredi 25 juillet 2018) Dans une rue de la station balnéaire de Mati, des voitures calcinées. La population sous le choc constate les dégâts. (Mardi 24 juillet 2018) Après les feux de forets, ce qui reste d'un quartier de la station balnéaire de Mat. (Mardi 24 juillet 2018) Effondré, un homme depuis le balcon de sa maison à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Un cimetière de voitures calcinées à Neo Voutza. (Mardi 24 juillet 2018) Le métal fondu des voitures carbonisées par les incendies à Argyra Akti, dans l'Attique. (Mardi 24 juillet 2018) Neo Voutza, nord-est d'Attica. (Mardi 24 juillet 2018) A Mati, des pompiers transportent le corps d'une victime des incendies. (Mardi 24 juillet 2018) C'est dans la station balnéaire de Mati, à une quarantaine de km à l'est d'Athènes, que 26 personnes carbonisées ont été retrouvées enlacées par groupes, «dans une dernière tentative pour se protéger», a raconté un sauveteur. (Mardi 24 juillet 2018) «Mati n'existe plus», a lancé le maire du port proche de Rafina, Evangélos Bournous. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu s'est calmé dans la région. (Mardi 24 juillet 2018) Une vue aérienne de Mati. Le village est ravagé. (Mardi 24 juillet 2018) Des touristes quittent le village de Mati, totalement détruit. (Mardi 24 juillet 2018) 26 personnes ont été retrouvées mortes dans la cour d'une villa à Mati. Cette localité balnéaire se trouve à une quarantaine de km à l'est d'Athènes. Les maisons y souvent entourées de hauts pins. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse toujours à Kineta. (Mardi 24 juillet 2018) Des voitures calcinées à Rafina. Dans cette ville de 20'000 habitants, proche de Mati, les résidents et les touristes ayant fui les flammes sur les plages et en mer. (Mardi 24 juillet 2018) A Kineta, un hélicoptere balance une colonne d'eau. (Mardi 24 juillet 2018) Le feu progresse au nord d'Athènes. (Lundi 23 juillet 2018) Les pompiers tentent d'éteindre les flammes à Kineta. (Lundi 23 juillet 2018) Aux alentours de Kineta, à une cinquantaine de kilomètres d'Athènes, les habitants tentent de se préserver. Dans cette région passe l'une des deux autoroutes menant vers le Péloponnèse. (Lundi 23 juillet 2018) Les autorités ont poussé des milliers d'habitants de la région côtière à abandonner leurs maisons pour échapper à un gigantesque brasier.(Lundi 23 juillet 2018) «Personne ne peut résister à autant de fumée pendant tant d'heures. C'est une situation extrême» , a affirmé un responsable des pompiers qui a appelé les habitants de cette région . (Lundi 23 juillet 2018) À Kineta près d'Athènes, les feux ont été particulièrement violents. (Lundi 23 juillet 2018) Le village de Mati près d'Athènes a dû être évacué. (Lundi 23 juillet 2018) Les habitants de Rafina, près d'Athènes, ne peuvent que constater les ravages des flammes. (Lundi 23 juillet 2018) A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. A l'ouest d'Athènes, 23 juillet 2018. Une hélicoptère lâche de l'eau près du village de Grotingen dans le centre de la Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Une forêt complètement brûlée vers Angra en Suède. (Dimanche 22 juillet 2018) Sveg, dans le centre de la Suède, 21 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Ljusdal, Suède, 18 juillet 2018. Trangslet, Dalarna, Suède, 18 juillet 2018.

Une faute?

La vague de chaleur que subit l'Europe est un «signe sans ambiguïté» du changement climatique qui l'a rendue «plus probable», selon une étude préliminaire. La recherche ne va toutefois pas jusqu'à attribuer la canicule à la seule responsabilité du réchauffement.

Depuis le début de cette vague de chaleur qui touche tout l'hémisphère nord depuis quelques semaines, les scientifiques soulignent qu'elle est compatible avec les tendances annoncées par les modèles climatiques. Mais de manière générale, ils sont réticents à attribuer au seul dérèglement climatique la survenue d'un événement météorologique extrême quel qu'il soit.

Toutefois, de plus en plus de recherches sont conduites pour déterminer a posteriori si un événement aurait pu ne pas se produire sans le changement climatique causé par les activités humaines. Les chercheurs du réseau World Weather Attribution (WWA) ont décidé d'aller plus vite et de ne pas attendre la fin de cette canicule pour lancer leurs calculs.

Ils ont comparé les trois jours consécutifs les plus chauds de la canicule actuelle mesurés dans sept stations météorologiques dans six pays, soit en Finlande, au Danemark, en Irlande, aux Pays-Bas, en Norvège et en Suède, aux trois jours consécutifs les plus chauds enregistrés chaque année par ces mêmes stations dont les données remontent au début du XXe siècle.

Régions différemment impactées

Utilisant également des modèles climatiques, ils concluent que la vague de chaleur actuelle était «plus probable» en raison du réchauffement. «Le signe du changement climatique est sans ambiguïté», insiste le communiqué du WWA. «Ce qui était vu comme une météorologie exceptionnellement chaude va devenir banal. Dans certains cas, c'est déjà le cas», a souligné Friederike Otto, chercheuse au Environmental Change Institude d'Oxford.

Mais les chercheurs du WWA font une différence entre les diverses régions. Pour les Pays-Bas, le Danemark et l'Irlande, ils estiment que le changement climatique a «multiplié par plus de deux la probabilité de la vague de chaleur actuelle», souligne Geert Jan van Oldenborgh, chercheur à l'institut météorologique néerlandais KNMI.

En revanche, pour les quatre stations plus au nord, les données leur permettent uniquement de conclure que le changement climatique a augmenté les probabilités de la chaleur actuelle, sans quantifier cette probabilité. Le réseau WWA avait déjà évalué la canicule de l'été 2017, estimant à la fin septembre qu'elle portait bien la trace du changement climatique.

(nxp/ats)