Législatives en Lettonie

05 octobre 2014 16:58; Act: 05.10.2014 16:58 Print

La coalition de centre droit conserve le pouvoir

Le parti pro-Poutine des russophones lettons a remporté les législatives de samedi, malgré le climat politique antirusse dû à la crise ukrainienne. Toutefois, le pouvoir reste aux mains de la coalition de centre droit.

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Selon les résultats officiels complets, Harmonie (gauche), allié au parti au pouvoir en Russie, s'adjuge 23,13% des voix, soit 24 des 100 sièges du Parlement. Cela représente un recul de sept sièges par rapport aux législatives de 2011.

La principale force de la coalition au pouvoir, le parti Unité, obtient 21,76%, soit 23 sièges. Ses partenaires -Verts et Paysans ainsi que l'Alliance nationale- sont crédités de 21 et 17 sièges respectivement. Ce qui donne à la coalition 61 sièges au total.

Le scrutin s'est déroulé à l'ombre de la politique agressive de la Russie en Ukraine. Apparemment cet élément n'a pas découragé les partisans du parti des russophones. L'échiquier politique letton ne devrait donc pas subir de changements importants.

«Ce n'est pas une surprise, tout est clair à mon avis. Je ne pense pas que l'Unité ait perdu», a déclaré dimanche le président Andris Berzins.

Nouvel exécutif

Un des leaders du parti Harmonie, Janis Urbanovics, a appelé le président à confier à son parti la mission de former un nouvel exécutif, tâche pourtant vouée à l'échec vue son incapacité à former une coalition viable.

«Nous sommes les vainqueurs des élections (...) et dans un pays démocratique on peut attendre que le plus grand parti soit sollicité pour former un gouvernement», a déclaré M. Urbanovics à la télévision. La Constitution lettone laisse le président totalement libre de choisir son Premier ministre.

Qui sera Premier ministre?

Si Unité et le centre droit doivent continuer à gouverner, on ignore encore si le président Berzins va demander à la Première ministre sortante, Laimdota Straujuma, de former le nouveau gouvernement.

Plusieurs analystes estiment qu'il pourrait lui préférer l'ex-commissaire européen au développement Andris Piebalgs, alors que la Lettonie prendra en janvier pour six mois la présidence tournante de l'Union européenne.

L'annexion de la Crimée par la Russie et l'intervention de ce pays dans l'Est de l'Ukraine ont fortement marqué le climat électoral en Lettonie. Ce petit pays balte de deux millions d'habitants est membre de l'OTAN et de l'UE.

(ats)