Séisme au Japon

15 mars 2011 06:37; Act: 15.03.2011 10:14 Print

La crise nucléaire s'aggrave

Le danger dû à la radioactivité s'est accru mardi au Japon, après une nouvelle explosion et un incendie à Fukushima, après le séisme qui a secoué le pays, vendredi.

Voir le diaporama en grand »
Le tsunami qui a ravagé le Japon le 11 mars 2011 a créé des icebergs géants en Antarctique. Le 19 juillet 2011, le typhon Ma-On approchait de la centrale nucléaire de Fukushima. Le 21 mai, une barge a été amenée près de la centrale nucléaire de Fukushima pour le stockage d'eaux radioactives. Le 11 avril, un mois après le séisme, une minute de silence a été consacrée aux victimes. Le président de Tepco, exploitant de la centrale nucléaire de Fukushima, a aussi fait une minute de silence. Une jeune femme proteste contre le nucléaire. Les travaux de déblaiement continuent. 07.04 Un séisme de magnitude 7,4 a eu lieu à une quarantaine de km des côtes nord-est du Japon, provoquant des coupures de courant. Un mois après le tsunami, le littoral japonais offre toujours le même paysage de désolation. Il faudra des années pour déblayer le gigantesque amas de détritus. Le 22 mars, le personnel a regagné Fukushima, dont les six réacteurs ont été connectés au système électrique. Les employés de la centrale avaient dû quitter les lieux après des fumées, lundi. L'intérieur de la centrale avant le drame. Certains légumes verts sont interdits à la consommation, en raison de la radioactivité qu'ils contiennent. Les enfants rescapés pourraient être les premières victimes de traumatismes psychologiques. La force de la vague. Le Japon enterre ses morts. 18.03 Youtube a proposé son aide pour rechercher les disparus au japon. Le village de Rikuzentakata avant et après le tsunami. Les dégâts faits à la centrale de Fukushima sont importants. Des hélicoptères de l'armée japonaise ont déversé une grande quantité d'eau sur deux réacteurs de la centrale de Fukushima, jeudi 17 mars au matin. Les opérations de secours dans le nord-est du Japon dévastées par le tsunami étaient perturbées mercredi 16 mars ... ... par le froid et des chutes de neige, ont constaté des journalistes de l'AFP. Les températures ont chuté jusqu'à zéro degré dans les départements d'Iwate, Miyagi et Fukushima, les plus touchés par le tsunami provoqué par le séisme de magnitude 9 survenu vendredi. L'empereur du Japon Akihito s'est adressé mercredi 16 mars à la nation... ... et a déclaré qu'il priait «pour la sécurité du plus grand nombre de gens», dans une allocution télévisée. Le porte-parole du président français Sarkozy est très alarmiste quant à la gravité de l'incident nucléaire dont est victime l'archipel. Contrairement à l'Italie, qui interdit l'importation des produits alimentaires du Japon, la Suisse ne prend pas de mesures pour l'instant. L'Office fédéral de la santé publique (OFSP) surveille toutefois la situation et reste en contact les autorités internationales. Une colonne de fumée s'échappait mercredi 16 mars de la centrale de Fukushima. Les dégâts provoqués aux réacteurs trois et quatre de la centrale de Fukushima. Vue aérienne de la centrale de Fukushima. L'aéroport de Sendai au moment où le tsunami touche le site. Natori sous l'eau. La violence du tsunami à son arrivée à Natori. Mardi 15 mars, une nouvelle explosion est survenue dans la centrale nucléaire de Fukushima, au Japon. Le nuage radioactif a pris la direction de la mer, mardi 15 mars. Les restes d'un immeuble dans un quartier dévasté de Minamisanrikucho lundi. Deux explosions se sont produites lundi 14 mars en fin de matinée au niveau du réacteur 3 de la centrale nucléaire de Fukushima 1, accidenté à la suite du séisme. Le réacteur a résisté, a assuré peu après l'opérateur, Tokyo Electric Power (Tepco). La possibilité de fuites radioactives est «faible», a ajouté le gouvernement. Le réacteur 1 de Fukushima a souffert après une explosion samedi 12 mars 2011. Dimanche, l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN) français a reconnu qu'une forte radioactivité avait été mesurée après l'explosion. Le séisme n'en finit pas de faire des sinistrés. Les autorités japonaises prennent au sérieux la menace d'un accident nucléaire dans la région de Fukushima. Une explosion a en effet secoué la centrale nucléaire de Fukushima, samedi 12 mars 2011, soit un jour après le séisme qui a ravagé le Japon. Les dégâts sont considérables dans le nord-est du pays. Les secours commencent leur travail. La force des flots a déplacé des bateaux sur des distances importantes. Les voitures ont été balayées comme des fétus de paille. Le nord-est du Japon, touché par le séisme. La zone de Sendai, avant et après le tsunami destructeur. Des personnes ont trouvé refuge à l'Aoyama Gakuin University, à Tokyo. La région de Fukushima a également été durement touchée par le séisme. Des bâtiments ont pris feu... ...et un barrage a cédé. Ce raz-de-marée dévastateur a suivi le séisme le plus violent enregistré au Japon, d'une magnitude de 8,9. Une alerte au tsunami a été émise vendredi. Une usine produisant de la bière a été dévastée par le séisme. Les images TV du séisme de magnitude 8,8, qui s'est produit vendredi 11 mars au large du Japon, sont impressionnantes. Un vaste incendie s'est produit vendredi dans une raffinerie de la ville d'Iichihara, dans la région de Tokyo, après le puissant séisme qui a frappé le nord-est du Japon. Une alerte au tsunami a été lancée en Indonésie. C'est le cinquième pays, après le Japon, la Russie, les îles Mariannes et les Philippines concerné par cette alerte. les dégâts sont très important. Des vagues de 10 mètres ont déferlé sur les côtes nord-est du pays. Le séisme de magnitude 8,8 s'est produit au large des côtes nord-est du Japon. Les dégâts sont très importants, comme ici dans une librairie de Sendai. Les rues de Miyagi sont inondées. Des employés de bureau évacuent leurs locaux. Le gouvernement japonais s'est fait surprendre par le tremblement de terre en pleine séance. Des journaliste de l'AFP, à Tokyo, se protègent sous leur bureau.

Sur ce sujet
Une faute?

La crise nucléaire s'est aggravée mardi au Japon après une nouvelle explosion et un incendie à la centrale de Fukushima 1, où les accidents se succèdent depuis le violent séisme de vendredi qui a probablement fait plus de 10'000 morts.

«Le niveau de radioactivité a considérablement augmenté» sur le site de la centrale, a déclaré le Premier ministre japonais, Naoto Kan, à la télévision, avant que son porte-parole annonce quelques heures plus tard que le niveau avait commencé à baisser.

M. Kan a appelé les personnes habitant dans un rayon de 30 kilomètres à rester calfeutrées «à la maison ou au bureau». Cette mesure s'ajoute à l'évacuation, ordonnée samedi, des plus de 200'000 personnes résidant à proximité de cette centrale située dans le nord-est, sur la côte de l'océan Pacifique.

Le taux de radioactivité redescend à Tokyo

Le taux de radioactivité à Tokyo a légèrement dépassé la normale à la mi-journée, avant de redescendre dans l'après-midi. Les autorités de la plus grande mégapole du monde, située à environ 250 km au sud, n'ont jusqu'à présent pas appelé les 35 millions d'habitants à prendre des mesures de précaution particulières.

Ces rejets radioactifs sont consécutifs à l'explosion d'hydrogène qui s'est produite à l'aube dans le bâtiment qui abrite le réacteur 2. Une autre explosion a ensuite déclenché un incendie dans le réacteur 4, qui était à l'arrêt pour maintenance lorsque le séisme s'est produit. Une hausse de la température a été relevée dans les deux autres réacteurs, 5 et 6, mardi après-midi.

Contrairement aux précédentes explosions sur les réacteurs 1 et 3, celle du réacteur 2 n'a pas été visible de l'extérieur et n'a pas endommagé le bâtiment externe. Ces explosions sont la conséquence des opérations d'urgence lancées après la panne des systèmes de refroidissement des réacteurs provoquée par le tsunami ayant suivi le séisme de magnitude 9, le plus fort jamais enregistré au Japon.

Depuis, la centrale, construite dans les années 1970, a été totalement mise à l'arrêt et Tepco injecte de l'eau de mer pour refroidir les réacteurs, un processus qui conduit à des rejets radioactifs.

Des niveaux entre 30 et 400 millisieverts ont été relevés autour des réacteurs, a indiqué le porte-parole du gouvernement, Yukio Edano. A partir d'une dose de 100 millisieverts reçue par le corps humain, les observations médicales font état d'une augmentation du nombre des cancers.

Dans un centre d'accueil, une jeune mère évacuée ne cachait pas son inquiétude: «Je ne veux pas que mon bébé soit exposé à des radiations. Je veux l'éviter par n'importe quel moyen».

Lundi, le gouvernement a affirmé exclure «la possibilité d'un Tchernobyl», en référence à l'accident, le pire de l'histoire du nucléaire civil, survenu en 1986 dans la centrale ukrainienne.

Le Japon demande de l'aide aux Etats-Unis

Le directeur général de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA), Yukiya Amano, avait également jugé très improbable que la situation dégénère en un nouveau Tchernobyl. Le Japon a cependant demandé l'aide des Etats-Unis et de l'AIEA, qui pourrait convoquer une réunion extraordinaire la semaine prochaine à la demande de la Commission européenne.

«La situation est extrêmement grave (...) Le risque est extrêmement élevé», a déclaré le chef de la diplomatie française, Alain Juppé, après une discussion avec son homologue nippon au sein du G8 à Paris.

Par précaution, de nombreux pays étrangers ont déconseillé les voyages au Japon et conseillé à leurs ressortissants expatriés à Tokyo de partir vers le sud de l'archipel ou à l'étranger.

Outre le nucléaire, l'autre priorité des autorités japonaises est de porter secours aux plus de 500.000 sinistrés accueillis dans des écoles ou des salles municipales.

Les 100.000 soldats mobilisés et les secouristes étrangers tentaient de répondre aux énormes besoins en eau potable et en vivres et à remettre en route les infrastructures (routes, téléphone...).

Aucun trouble à l'ordre public n'a été signalé dans la zone dévastée, où les sinistrés font preuve de stoïcisme et de solidarité. «Dans les films catastrophes, on voit toujours des gens hystériques courir partout. Mais ici, c'est vraiment très calme», a témoigné une étudiante canadienne, Jouvon Evans, qui était en vacances lorsque la catastrophe s'est produite.

2414 morts

Les sauveteurs continuaient aussi, sans grand espoir, à rechercher d'éventuels survivants alors que 2414 décès avaient été confirmés lundi par la police, un bilan appelé à s'alourdir au fur et à mesure de la découverte de nouveaux corps.

Témoignant de l'inquiétude des investisseurs, l'indice Nikkei de la Bourse de Tokyo s'est effondrée de 10,55% après avoir perdu 6,18% la veille.

L'activité économique reste fortement perturbée avec la suspension partielle de la production de grands groupes comme Toyota, tandis que des coupures d'électricité perturbent plusieurs régions en raison de l'arrêt de onze réacteurs nucléaires.

La situation au Japon a redonné de la voix aux antinucléaires, notamment en Allemagne où plus de 100'000 personnes ont pris part lundi à des manifestations dans 450 villes.

Explosion à Fukushima:

(ats)