Cuba

30 juillet 2018 09:18; Act: 30.07.2018 21:44 Print

La dynastie Castro garde la main à Cuba

Président depuis 100 jours, Miguel Diaz-Canel multiplie les apparitions. Mais la famille Castro influence toujours la majorité des décisions politiques.

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Le nouveau président Miguel Diaz-Canel aux côtés de son prédécesseur Raúl Castro. (Photo: AFP)

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Depuis l'arrivée au pouvoir de Miguel Diaz-Canel, le 19 avril dernier, certains habitants espéraient un souffle nouveau à l'occasion d'une transition historique depuis la révolution de 1959. Problème: le président actuel ne dispose que d'une marge de manoeuvre très limitée, expliquent les analystes.

Miguel Diaz-Canel apparaît tous les jours à la télévision publique, aussi bien pendant des réunions que lors de matchs de basket-ball. Mais son intronisation ne serait qu'une transition graduelle orchestrée par son prédécesseur Raúl Castro et les autres vétérans de la révolution.

Pas programme politique propre

Son approche extravertie contraste fortement avec celle de son prédécesseur, Raúl Castro, 87 ans. Mais ce dernier demeure à la tête du parti communiste (PCC) et reste impliqué dans toutes les décisions importantes. Il dirige également la commission chargée de rédiger la nouvelle constitution du pays. Le président actuel a conservé deux tiers des ministres de l'ancien gouvernement.

Pourtant, de nombreux Cubains comparent le style de Miguel Diaz-Cane, 58 ans, à celui de Fidel Castro, père de la révolution cubaine, toutefois sans que celui-ci n'atteigne la même liberté de ton. «Il se rapproche chaque jour un peu plus du peuple, prend directement connaissance des problèmes», témoigne Lazaro Linares, 45 ans, employé d'un jardin de La Havane.

En matière de décisions, le président Diaz-Canel s'en tient à la promesse de lutte contre la corruption faite lors de son discours d'investiture. Toutefois,«il est difficile pour le moment d'identifier un programme politique qui lui est propre», estime Michael Bustamante, professeur adjoint d'histoire latino-américaine à l'université internationale de Floride.

«Plus captif de capitaine»

Dès 2021, Miguel Diaz-Canel devrait disposer d'une véritable marge de manoeuvre pour mettre en place ses politiques lorsqu'il succédera à Raúl Castro à la tête du PCC lors du prochain congrès.

(nxp/ats)