Séisme en Italie

22 mai 2012 08:29; Act: 22.05.2012 08:42 Print

La façade s'effondre devant les caméras

La façade de l'hôtel de ville de Sant'Agostino n'a pas résisté à une réplique du tremblement de terre qui a secoué le nord de l'Italie, dimanche. Elle s'est effondrée en plein direct d'un journaliste.

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Des dizaines de nouvelles secousses, d'une magnitude atteignant jusqu'à 4,1, ont frappé lundi la région de Ferrare, dans le nord-est de l'Italie, accentuant l'angoisse des 5000 personnes déplacées après le violent séisme de dimanche.

La plupart des répliques se sont produites dans les zones de Mirandola, San Felice et Finale Emilia, les plus touchées par le tremblement de terre de 04H04 locales dimanche, qui a fait six morts et une cinquantaine de blessés, mais aussi causé d'importants dégâts au riche patrimoine de cette région. L'une d'elle dans la localité de Sant'Agostino a entrainé l'effondrement de la façade de la Mairie, en plein direct d'une journaliste TV italien.

Le chef du gouvernement Mario Monti est attendu dans la soirée dans la région où il rendra visite mardi matin aux localités les plus touchées. Au total, 5000 personnes, entre Modène et Ferrare, ont été installées dans diverses structures, a déclaré le préfet de Ferrare, Luigi Mauriello.

Nombreux sont ceux qui ont passé la nuit dans leurs voitures, garées sur des parkings de supermarchés ou des places publiques, le plus loin possible de tout immeuble, de crainte que des murs ne s'écroulent. D'autres ont été hébergés dans des centres d'accueil improvisés. Plus d'une centaine de personnes ont ainsi passé la nuit dans le gymnase de Sant'Agostino, près de Ferrare, où la protection civile avait mis dans la soirée à leur disposition lits, chaises et tables ainsi qu'un groupe électrogène.

Lundi en fin d'après-midi, deux autres secousses, dont l'une de magnitude 4,1, ont également été ressenties. Après de fortes rafales de vent et des averses dans la nuit, puis une brève accalmie, des trombes d'eau s'abattaient lundi sur la zone, mettant à rude épreuve les bâtiments dont les toits ont été endommagés par le séisme, notamment les églises, particulièrement touchées.

La photo de la tour de l'horloge de Finale Emilia, brisée en deux sur toute la longueur, barrait la une de tous les quotidiens italiens lundi sous les titres «Peur et douleur» ou «Nuit de cauchemar». Fortement endommagée, la tour s'est complètement effondrée après une nouvelle secousse dimanche après-midi: «Mille ans d'histoire qui disparaissent», s'est désespéré le maire de la ville, Fernando Ferioli. Lundi, les écoles de la zone touchée sont restées fermées pour permettre des contrôles techniques sur la sécurité des bâtiments.

(cga/afp)