France

13 novembre 2019 09:19; Act: 13.11.2019 12:17 Print

La justice refuse la mise en liberté de Balkany

La justice a rejeté mercredi la deuxième demande de mise en liberté de Patrick Balkany, condamné récemment à cinq ans de prison.

L'heure de vérité a sonné pour les Balkany.
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Le maire de Levallois-Perret Patrick Balkany va déposer une nouvelle demande de mise en liberté, après la décision de la justice mercredi de le maintenir en détention après sa condamnation pour blanchiment, a indiqué son avocat à l'AFP.

«Nous ne comprenons pas cette décision de maintien en détention. Nous allons immédiatement déposer une deuxième demande de mise en liberté pour Patrick Balkany», a déclaré à l'AFP Eric Dupond-Moretti.

Le maintien en détention de l'élu des Hauts-de-Seine, 71 ans, est décidé «pour éviter la concertation avec des complices, dont notamment son fils, qui va le voir au parloir de la prison», a indiqué l'avocat, faisant part de sa «totale incompréhension».

Fils condamné

Dans le volet blanchiment du procès, le fils du couple Balkany, Alexandre, a été condamné à six mois de prison avec sursis. D'autres proches de Patrick Balkany, son ancien bras droit à la mairie Jean-Pierre Aubry et l'avocat Arnaud Claude, ont été condamnés à trois ans de prison avec sursis et des amendes pour blanchiment de fraude fiscale.

Tous les prévenus avaient comparu libres.

Deux condamnations

A l'audience, dans la matinée, le président n'a pas expliqué les motivations de la cour, se bornant à citer l'article 144 du code de procédure pénale, qui indique notamment la possibilité de maintien en détention pour «empêcher une concertation frauduleuse entre la personne mise en examen et ses coauteurs ou complices» ou pour «garantir le maintien de la personne mise en examen à la disposition de la justice».

Patrick Balkany a été condamné deux fois: à quatre ans de prison pour fraude fiscale avec incarcération immédiate le 13 septembre, puis à cinq ans de prison pour blanchiment aggravé avec un nouveau mandat de dépôt le 18 octobre.

«Rester au trou»

La cour d'appel avait fait droit à sa première demande de mise en liberté, dans le volet fraude, plaçant l'élu sous un contrôle judiciaire sévère à la condition du paiement préalable d'une caution de 500'000 euros (quelque 545'000 francs).

A l'audience concernant sa deuxième demande de mise en liberté (dans le volet blanchiment), Patrick Balkany avait expliqué qu'il craignait d'être «obligé de rester au trou» jusqu'à son premier procès en appel (fixé au 11 décembre), ne parvenant pas à réunir la caution de 500.000 euros exigée. Mais même si l'édile était parvenu à rassembler cette somme, il ne serait pas sorti de sa cellule de la Santé, du fait du rejet de sa deuxième demande.

(nxp/ats)