Jubilé royal

18 mai 2012 10:54; Act: 18.05.2012 11:36 Print

La liste d'invités fait des vagues à Londres

L'invitation des rois de Bahreïn et du Swaziland, au déjeuner du jubilé d'Elisabeth II, a particulièrement ulcéré les défenseurs des droits de l'homme.

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Certaines invitations de la reine ulcèrent les défenseurs des droits de l'homme. (Photo: AFP)

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Une quarantaine de têtes couronnées sont invitées à déjeuner par la reine Elisabeth II à l'occasion de son jubilé. Mais la liste des invités fait polémique, qu'il s'agisse des présents, comme le roi de Bahreïn, ou des absents, tels les souverains d'Espagne.

L'invitation des rois de Bahreïn et du Swaziland a particulièrement ulcéré les défenseurs des droits de l'homme.

Hamad Ben Issa Al-Khalifa est critiqué pour sa répression des manifestations antigouvernementales à Bahreïn, tandis que Mswati III choque par son train de vie tapageur, alors que son pays figure parmi les plus pauvres de la planète.

Mercredi, une trentaine de personnes ont manifesté devant un grand hôtel londonien où le roi du Swaziland, classé par le magazine américain «Forbes» au 15e rang des plus grandes fortunes royales du monde, est censé résider avec sa suite.

Au Swaziland même, les groupes militant pour la démocratie ont critiqué une légitimation malvenue de son «règne despotique», selon le Pudemo - principal mouvement d'opposition (interdit).

Les souverains d'Arabie saoudite et du Koweït ne sont pas épargnés: Amnesty International a récemment dénoncé la répression de manifestations en Arabie saoudite, tandis que Human Rights Watch a attiré l'attention sur la suspension d'un quotidien.

Brouille à Gibraltar

L'absence de la reine Sofia d'Espagne fait également grand bruit: elle s'est officiellement décommandée 48 heures avant le déjeuner, en raison d'une brouille anglo-espagnole à Gibraltar.

Le plus jeune fils de la reine, le prince Edward, et son épouse, Sophie Rhys-Jones, doivent se rendre en visite officielle à Gibraltar, au grand dam de Madrid, qui revendique la souveraineté du rocher.

Quant au roi Juan Carlos, il ne peut se rendre à Windsor après une fracture de la hanche lors d'une chasse à l'éléphant au Botswana qui a fait scandale dans son pays.

Buckingham s'est refusé au moindre commentaire, se bornant à divulguer la liste des participants au déjeuner organisé pour les soixante ans de règne de la reine.

Outre le roi et la reine de Belgique, les souverains danois, suédois et des Pays-Bas, le prince et la princesse de Monaco, les souverains déposés de Grèce (le duc d'Edimbourg était prince de Grèce), de Thaïlande, l'émir du Qatar, le roi et la reine de Jordanie, le prince saoudien seront de la partie, sans oublier le petit royaume des Tonga, dans le Pacifique.

Loin des polémiques, la presse publiait vendredi l'image très zen de l'empereur et de l'impératrice du Japon visitant jeudi le jardin de Kyoto dans Holland Park, au coeur de Londres.

(ats)