Inde

28 décembre 2011 13:04; Act: 28.12.2011 14:45 Print

La loi anti-corruption approuvée

La chambre basse du Parlement indien a approuvé un projet de loi controversé visant à lutter contre la corruption.

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Le fléau de la corruption gangrène toute la société indienne et avait poussé des centaines de milliers de personnes à descendre dans les rues l'été dernier.

La loi, votée tard mardi soir, prévoit notamment la création du poste de médiateur, qui aura le pouvoir d'enquêter sur les hauts responsables politiques et fonctionnaires soupçonnés de corruption.

Cette loi domine le débat politique depuis des mois. Le gouvernement du Premier ministre, Manmohan Singh, s'est trouvé à plusieurs reprises impliqué dans des scandales de corruption.

Le gouvernement a dû récrire son projet de loi après de vives critiques et la grève de la faim du militant charismatique et populiste Anna Hazare en août.


Mesure lancée par Hazare


Pendant l'été, Anna Hazare, 74 ans, avait cessé de s'alimenter pendant 12 jours pour protester contre la corruption, une action qui a provoqué une immense ferveur populaire dans le pays, et pris de court le gouvernement.

Mardi, il a entamé une nouvelle grève à Bombay. Mercredi, il a annoncé son intention d'y mettre fin tout en menaçant d'appeler à une campagne de désobéissance civile.

«Je vais arrêter aujourd'hui le jeûne,» a déclaré Anna Hazare. «Nous allons discuter d'une future stratégie de lancement d'une campagne contre la corruption», a-t-il ajouté. Les médecins l'ont pressé de mettre un terme à sa grève de la faim, faisant état d'une déshydratation et d'une pression artérielle basse.


Vote attendu


La nouvelle version de la loi reste très critiquée car jugée trop faible et peu efficace pour lutter contre la corruption.

Elle doit à présent passer devant la chambre haute, où la coalition de Manmohan Singh n'a pas la majorité.

Le gouvernement devrait toutefois bénéficier du succès du Premier ministre à faire approuver sa loi par la chambre basse. Son gouvernement est accusé depuis plusieurs mois d'être incapable de prendre une décision et de renâcler à agir pour assurer la croissance de la troisième puissance économique asiatique.

(ats)